La Flamme d

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Ayesha 2

Arekh a quitté Marikani en de très mauvais termes. Elle est pourtant devenue peu à peu quelqu’un de cher pour lui, même s’il ne veut l’accepter. Ce qu’elle lui a confié a trop détruit de beaucoup trop de certitude en lui.
C’est avec une jeune enfant, une esclave qu’il a sauvée d’une ville en flamme, une ville dont il se sauvait lui-même, qu’il repart sur les routes.
Il va finir par trouver un endroit, au milieu du désert, où sa réputation et son passé l’auront précédé, et qui pour une fois, ne le desserviront pas.
C’est au moment qu’il pensait pouvoir enfin se reposer, s’installer, que tout sera détruit par une nouvelle guerre, pire que toute celle qu’il a menée. Une guerre contre des créatures sans pitié, d’une puissance exceptionnelle. Une guerre telle, que tous les peuples vont devoir se regrouper pour faire face.
Simultanément, les esclaves, le Peuple Turquoise maudit par les dieux, vont se soulever. La Reine Marikani, dont beaucoup trouvent qu’elle est trop compatissante envers eux, va devoir prendre des décisions qui vont peut-être changer la face du monde.

Pas de perte de rythme dans le récit. Arekh toujours perturbé par des réflexions métaphysiques dont il se passerait bien, se plonge à fond dans sa nouvelle vie, mais le doute fait son chemin. Doutes sur les dieux, le Peuple Turquoise, sa vie, son monde.
Le personnage de Marikani, pourtant héroïne au même niveau qu’Arekh, symbole d’un plus grand secret dans le récit, n’arrive pas autant à m’intéresser. Même si les deux personnages expriment les mêmes idées, la fausseté de l’esclavage, de l’emprise de l’idée des dieux sur l’homme, chacun a leur manière, la réflexion me paraît un peu simple. En fait, la série s’adresse peut-être plus à un public jeune lecteur, débutant, qu’à un lectorat aguerri dans le style.
Pour autant, le récit reste intéressant durant la lecture, même s’il ne me laisse pas une grande impression après. À lire pour le plaisir de l’instant.

En recouvrant le trône d’Harabec dont elle est l’héritière, la princesse Marikani a aussi révélé au galérien Arekh une vérité qui remet en cause toute son existence : les dieux et croyances cimentant le monde de Tanjor n’existent pas. C’en est trop pour Arekh : en proie à de grands tourments, il quitte la cour de la souveraine. Recruté au cours de son exil pour défendre une riche cité marchande, il constate cependant avec douleur les exactions continuelles de l’Eglise. Pendant ce temps, à Harabec, on tente d’assassiner Marikani, qui oppose néanmoins sa clémence à la volonté de répression des autorités. Face à un pouvoir religieux figé dans de séculaires traditions, la révolte gronde et la tourmente va réunir à nouveau Arekh et Marikani..
J’ai Lu Fantasy (Septembre 2005)318 pages 7.30 € ISBN : 2-290-33052-3 Couverture : de Johan Camou
Bragelonne 2002304 pages 20.00 € ISBN : 978-2914370202
QuatrièmeQue faut-il pour nourrir une flamme ? Dans les Royaumes, l’esclavage est enraciné depuis toujours. Les dieux ont condamné le peuple turquoise, et celui-ci, génération après génération, a toujours servi ses maîtres. Ainsi l’ont voulu les dieux. Ainsi le veulent les hommes. Les hommes… Tous les hommes, ou presque. Car des rumeurs courent. On chuchote que la reine d’Harabec n’a pas le sang pur. On chuchote qu’elle s’intéresse aux esclaves, qu’elle veut les aider. Les rumeurs courent. La révolte gronde. Les dieux se réveillent. Déchiré entre deux morales, entre deux passés, entre deux loyautés, Arekh est un homme seul. Pourtant son choix peut déterminer le destin de beaucoup. Que faut-il pour nourrir une révolution ?

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