la foire des t

Jim et Will sont les meilleurs amis du monde, voisins, camarades de jeu, et nés à 2mn d’intervalle l’un de l’autre, presque des jumeaux en quelque sorte. Rien ne peut les séparer, chacun ressent la même chose que l’autre, ils partagent joies et peines. Un après midi, alors qu’ils jouaient devant chez eux, un mysterieux vendeur de paratonerre arrive devant chez eux et leur offre un paratonerre, pressentant l’arrivée imminente d’un orage sur la maison de Jim.

Puis, les deux enfants vont à la bibliotheque chercher des livres, et aller voir el père de Jim qui y est gardien. En revenant, ils trouvent une affiche annonçant l’arrivée d’une fête foraine. Le père de Jim , surprend simplement un des forains en train de coller les affiches.

Cette nuit là, Jim et Will guettent l’orage qui doit frapper la maison de Jim. Mais rien ne vient. pourtant à 3h résonne un étrange son, le sifflet d’un train. Les deux amis sortent en douce de chez eux et se dirigent vers la souce du bruit, et découvrent un train fantôme amenant la fête foraine. Celle ci s’installe sur une prairie et se déballe, en pleine nuit, quasiment toute seule. Emerveillé par ce spectacle, les enfants rentrent chez eux, tandis que le père de jim pressent des évènements graves.


Franchement surprenant, ce livre si peu connu du merveilleux auteur des “Chroniques martiennes” ou de “Fahrenheit 451”, sans être lui aussi un chef d’oeuvre, a reussi à surprendre le lecteur blasé qui sommeille en moi. Delaissant la science-fiction qu’il cherit tant, il s’aventure sur les domaines du fantastique à la limite quand même du thriller d’horreur façon Stephen King. Sans pour autant procurer quelques frissons, le suspense est bien tenu et l’histoire devient vite intéressante.

D’abord, on croit retrouver un héros d’un de ses plus célèbres recueils : l’homme illustré. On est vite déçu, puisque les deux forains n’ont aucun rapport entre eux. Même si les deux sont tous animés par un sentiment violent et destructeur, mais je n’en dis pas plus.

En plus, on retrouve une des vieilles marottes de Bradbury, les dinosaures. Que ce soit au début dans la bibliothèque, ou à la fin lors de la destruction de la fête foraine, il ne peut s’empêcher de revenir à ces dinosaures qui ont tant marqué son enfance. (cf. biographie). Alors intrusion de la SF, lubie impossible à reprimer ou juste procédé stylistique, chacun sa reponse.

Un fait surpenant est la narration de ce texte. Un narrateur extérieur omniscient, somme toute assez classique. Mais il a une façon de retranscrire les faits qui lui donne une certaine consistance. En lisant les quelques 250 pages, j’ai eu l’impression de lire un gros pavé, un livre fourmillant de détails avec une action intense. J’ai été pris dans le livre, aspiré même. Finalement, ce livre est un plaisir, une action riche, un suspense hâletant, des rebondissements à gogo, une quête picaresque rondement menée, et un manichéisme religieux pas si désagreable que ça.

En plus, l’auteur se permet une certaine intrusion dans la philosophie, avec quelques sujets qui, sans être développés outre-mesure, sont assez bien étayés pour donner une profondeur psychologique au héros et nous donne l’occasion de souffler au milieu de toutes ces péripéties

Comme beaucoup de garçons de leur âge, Jim et Will aiment les histoires de sorciers, les monstres préhistoriques et les sortilèges de l’Egypte antique, et leurs rêves sont nourris par les livres du vieux bibliothecaire Charles Halloway, le père de Will.
Et voici qu’un jour d’octobre et d’orage, un marchand de paratonnerres leur fiat un étrange cadeau. Le même soir, inattendue dans la petite ville si tranquille, s’installe une fête foraine qui ne ressemble à aucune autre. Et le cauchemar commence. Un climat fascinant de brillances et d emirages, dont Jack Clayton, en tout point fidèle à la sensibilité subtile de Ray Bradbury, a tiré un film haletant.

Denoël présence du futur 270 pages ISBN : 2-207-30071-4
Traduction : Richard Walters
Titre Original : Something wicked this way comes (1962)

Couverture : Walt disney productions
1962

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