La huiti

Les Annales du Disque Monde 1

Ca commence bien : la grande citée d’Ankh-Morpork est ravagée par les flammes avant d’être submergée par une inondation. A qui doit-on ce désastre ? A un sorcier raté, exclu de l’Université de l’Invisible pour avoir consulté un livre interdit : Rincevent. A un petit homme étrange, ses 4 yeux y étant pour beaucoup, débarqué dans le port le matin même, avec le désir de faire du tourisme : Deuxfleurs. A une espèce de coffre monté sur de multiples petits pieds véloces, aux instincts meurtriers développés et à une fidélité sans tache : le Bagage.

Ces trois là vont être entraînés dans une suite d’événements inattendus, où l’on croisera des voleurs, des trolls, de l’or, beaucoup d’or, des photos souvenirs et qui aboutira à l’incendie de la ville.

Mais ce n’est que le premier chapitre d’un livre qui en compte quatre et qui décrit le voyage mouvementé du premier, et dernier, touriste du Disque-monde, accompagné de son guide et de son bagage. Ce voyage les conduira à travers le Disque-monde jusqu’à son bord, voire par dessus.

GIL:
Voilà 20 ans que ce livre a été écrit et que vous passez à côté … courrez l’acheter pour découvrir les premières aventures de Rincevent et du bagage dans le monde déjanté du Disque. Une fois lu vous vous précipiterez sur les tomes suivants. Le trio «magique » Rincevent, Deuxfleurs et le bagage est délectable et nous permet de croiser d’autres figures classiques de l’héroic- fantasy sous des traits à peine dissimulés. Les fans reconnaîtront Leiber (Bravd et la Fouine), Moorcock (Bring, l’épée noire), Howard (Hrun le barbare) et tout particulièrement Mc Caffrey et son monde de Pern (tout le chapitre III).

ETIENNE:
Première rencontre avec le mythique et tant vanté disque monde. découverte de l’univers imaginé par pratchett pour lequel j’ai du mal à trouver les qualificatifs appropriés : baroque ? délirant ? au minimum inédit et complexe.
Je n’aime pas la fantasy, les trolls qui se battent avec les elfes alliés des orcs, ca me saoule un petit peu. Mais je dois avouer que l’univers délirant présenté ici m’a conquis : des héros très “humains” (entendez, avec beaucoup de défauts), un décor qui a du être créé parfois sous psychotropes (la magie est facile dans ce cas) et des rebondissements réguliers.
Je trouve parfois que la magie est le prétexte à écrire n’importe quoi mais une fois,qu’on s’y habitue, c’est un élément majeur du charme de ce livre.
Je vais vraisemblablement me laisser tenter par la suite mais surement chez un bouquiniste car les 7€ nécessaires pour acquérir ces 250 pages me paraissent excessifs.

Pocket n°5761 (Février 2001)279 pages 9.99 € ISBN : 2-841-72039-X
Traduction : Patrick Couton
Titre Original : The colour of magic (1983)

Couverture : de Josh Kirby
L’Atalante 1993

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