La M

“vous étiez là quand mon vaisseau se vidait de sa substance dans les champs dyne, vous l’avez vu se dissiper comme un présage de ce qui nous attend. Je pense que l’Oeillet Vert était proche du but pour lequel il a été conçu. c’est notre héritage. Prenez le. Nous n’avons pas notre place dans l’opacité qui alimente la Terre. Prenez-le et, le moment venu, rappelez vous que vous avez vu l’Espace”

John Truck n’est à première vue qu’un paumé, un ex-dealer devenu propriétaire d’un cargo interstellaire d’occasion. Mais il est aussi, par sa mère, le dernier des Centauriens – cette race extraterrestre humanoïde jadis exterminée par les Terriens. Et, à ce titre, l’homme le plus recherché de l’univers. Car la découverte d’un artefact centaurien menace de déséquilibrer le conflit larvé opposant, à l’échelle de la Galaxie, le Gouvernement Mondial Israélien et l’Union des Républiques Socialistes Arabes. Or, de par sa naissance, Truck semble le seul être capable de percer les mystères de la Machine centaurienne. De la Terre à Centauri VII s’engage une terrible coursepoursuite. Traqué de toute part, humilié, tombant successivement entre les mains de chaque faction en présence, John Truck devra, seul, trouver la voie qui mène à l’ultime délivrance. Puisant aux sources du sense of wonder, La mécanique du Centaure évoque, par l’ironie respectueuse qu’il témoigne à l’égard du space opera, les meilleures pages d’un Iain M. Banks.

L’extrait se trouve à la page 144 sur les 302 que compte ce livre. C’est à peu près là que j’ai décidé de lacher l’affaire. Pour paraphraser l’extrait, je n’ai pas ma place dans l’opacité de ce bouquin. Je ne connais pas Iain M. Banks mais si c’est sensé rappeler ses meilleures pages, ça donne pas envie.

L’histoire n’est pas particulièrement complexe : on a trouvé une arme ultime qui ne peut être activée que par un paumé, dernier décendant d’une race, les centaures. bien sûr, toutes les forces en présence courent après le paumé (surtout les juifs et les arabes… je ne déconne pas, c’est vraiment dans l’histoire !). bon, ça aurait pu m’amener tranquillement à une fin que je suppose grandiose pour l’avenir de l’homme et pleine de morale mais franchement, j’ai eu du mal à tenir les phrases destructurées à loisir et les paragraphes qu’on croirait écrit sous psychotropes tellement ils semblent incompréhensibles au lecteur moyen que je suis.

Bref, à moins d’être un fan inconditionnel du space-opera et de la quête du “sense of wonder”, un livre à éviter qui ne méritait pas le poids de papier. Jolie couverture pourtant, pas du tout inspirée de l’Etoile Noire (Manchu).

Gallimard Folio SF (2003)302 pages 7.20 € ISBN : 9782070426225 Titre Original : The Centauri Device (1975)

Couverture : Manchu

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