La promesse du Roi Sorcier de R.A. Salvatore

VN:F [1.9.22_1171]
Moyenne : 0.0/10 (0 votes pris en compte)

Séquence :des Mercenaires n°2
Dans Serviteur du cristal, le drow Jarlaxle et l’assassin Artémis Entreri se réunissaient et, après s’être débarassés de leurs ennemis communs, entammaient une vie d’aventure en duo.
L’ASSASSIN : un tueur sans état d’âme, pour qui la vie de chaque créature a un prix : celui qu’il fixe.
LE MERCENAIRE : un elfe noir passé maître dans l’art de la duperie.

Artémis Entreri et Jarlaxle sont peut-être des étrangers, dans les montagnes impitoyables des Terres héliotropes, mais ce n’est pas la première fois qu’ils se retrouvent en terrain hostile. Pris entre le Roi-Sorcier – une liche d’une puissance indicible, que l’on croyait anéantie mais qui resurgit, ivre de pouvoir – et la fureur légitime d’un chevalier tenu par son honneur, ils savent que la partie ne sera pas facile.
Démarrant bien après Serviteur du cristal, cette nouvelle aventure de Jarlaxle et Artémis donne l’impression de débuter une nouvelle trilogie, et non d’en être le deuxième tome. On se demande donc pourquoi Salvatore et Wizards of the Coast ont décidé de rééditer le précédent volume, à l’origine une aventure de la séquence de Drizzt, comme étant un premier tome de la trilogie “Mercenaires”, car l’histoire du premier volume raconte bien la fin d’une autre séquence, tandis que ce second volume démarre une toute nouvelle aventure. Le choix peut paraître étrange donc car un lecteur qui découvre la trilogie sans connaître les aventures de Drizzt pourrait très bien débuter avec ce second tome de la trilogie Mercenaires tandis que le premier est moins abordable de cette manière. D’ailleurs, preuve de cette “cassure” entre ces deux aventures de Jarlaxle et Artémis, si dans Serviteur du cristal on avait encore le droit aux monologue de Drizzt en début de chaque partie du roman, ici, elles ont (logiquement) disparu du roman.

Bref, dès le prologue de cette nouvelle aventure, on sent que du temps s’est écoulé entre le premier et le second tome de la trilogie. D’ailleurs, les deux anti-héros sont bien loin de Portcalim. Les voilà en Vaasie, terre peuplée de créatures démoniaques, et en pleine reconstruction après une période très sombre de son histoire. Envoyées par deux soeurs dragonnes, les deux hommes vont se joindre à un groupe de héros partis pour une cité habitée par des demi-orc, pour combattre une puissance d’un ancien roi-liche qui a dominé durant un temps la Vaasie. Ce qui est très dommage dans ce roman, c’est la trop grande présence de combats. Certes l’auteur R.A. Salvatore est réputé pour ses descriptions de combats, mais ici, les deux premières parties du roman sont tellement occupées par ces batailles continuelles contre toutes sortes de créatures que l’aventure n’a pas le temps de s’étoffer vraiment, tout comme les personnages.
Pourtant, on ne manque pas de nouveaux personnages ici, et des personnages assez “sympatiques”, en harmonie avec le territoire sur lequel ils vivent. On a le droit à un sorcier au service d’une organisation d’assassins, une paladine en devenir, un nain qui ne parle qu’en rimes et un couple de demi-orques, sans compter une demie-elfes et d’autres personnages encore. Peut-être d’ailleurs sont-ils trop nombreux au début, ce qui ne leur laisse pas le temps d’être assez approfondis. D’autant plus que malgré tout, les héros de cette aventure restent Jarlaxle et Artémis, qui restent donc les principaux personnages de l’histoire.
Mais l’histoire traine bien trop au début. Les combats s’enchaînent au point qu’on a l’impression de suivre une partie de jeu de rôle où les personnages ne feraient qu’enchaîner les donjons pour taper tout ce qui bouge. A un tel point que j’ai bien failli décrocher du livre avant la fin. Mais heureusement, la troisième partie du roman redevient intéressante, à partir du moment où tous les personnages du groupe baissent leur masque, où chacun montre ouvertement ses objectifs et ses sentiments envers les autres membres du groupe.
Tout cela pour mener à une fin qui donne l’impression que cette aventure était plus une introduction aux aventures à venir des deux héros qu’autre chose, au point qu’on se dit qu’il ne suffira pas d’une trilogie (puisqu’il ne reste logiquement plus qu’un tome à la séquence des “Mercenaires”) pour mettre fin à cette histoire.

Du côté des deux personnages, Jarlaxle reste fidèle à lui-même intriguant et surprenant, et l’épilogue du roman pourra d’ailleurs surprendre certains lecteurs à son propos. Quand à Artémis, il se pose ici de très nombreuses questions sur lui-même, et change énormément par rapport au personnage qu’on a connu jusque là. Les fans des personnages s’y retrouveront sans doute, mais je ne suis pas certains que cette aventure assez “grosbillesque” plaise forcément aux lecteurs qui se seront laissés tenter par hasard par ce romans sans connaître toutes les aventures qui ont précédé les deux héros.
A cause des deux premiers tiers du roman, celui-ci est donc pour moi l’un des moins bons de l’auteur. C’est dommage, car le territoire où se déroule l’aventure, ainsi que son histoire, permettait beaucoup de choses. On est donc en droit d’espérer beaucoup de la prochaine aventure de Jarlaxle et Artémis, car à présent que les bases de cette histoire sont bien posées, l’auteur devrait pouvoir nous proposer quelque chose de fort intéressant, et de très différent de ce qu’il a fait jusqu’à présent.

Quatrième : L’ASSASSIN : un tueur sans état d’âme, pour qui la vie de chaque créature a un prix : celui qu’il fixe.
LE MERCENAIRE : un elfe noir passé maître dans l’art de la duperie.

Artémis Entreri et Jarlaxle sont peut-être des étrangers, dans les montagnes impitoyables des Terres héliotropes, mais ce n’est pas la première fois qu’ils se retrouvent en terrain hostile. Pris entre le Roi-Sorcier – une liche d’une puissance indicible, que l’on croyait anéantie mais qui resurgit, ivre de pouvoir – et la fureur légitime d’un chevalier tenu par son honneur, ils savent que la partie ne sera pas facile.
Milady : Juillet 2009 – 347 pages – 19.00 € – ISBN : 9782811201487 –
Traduction :Élisabeth Luc
Couverture :Todd Lockwood

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *