La Rose Blanche de Glen Cook

La Compagnie Noire 3

Dix ans ont passé depuis que la Compagnie noire a quitté les rangs de La Dame. Une décennie pendant laquelle Chérie pour ses intimes, La Rose Blanche pour ceux qui croient en la rébellion a mis en place la résistance. Des années pendant lesquelles les ultimes représentants de la dernière compagnie franche de Kahtovar ont vieilli sous la menace de l’Empire. Un rapport de force qui ne vaut même plus le coût d’être calculé. Une résistance perdue d’avance. Mais la compagnie n’abandonne pas.
Enfoui dans ce qu’ils appellent le Terrier, des tunnels situés au milieu des Plaines de la Peur, ils attendent, se renseignent, coupés du monde, les seuls nouvelles qu’ils reçoivent étant glanées par ci par là par de rares espions et indic.
Les Plaines de la peur. Un lieu de chaos où les menhirs parlent, où s’aventurer sans en connaître les dangers est un suicide. Un lieu que ne pénètre pas encore les forces de l’Empire, mais pas seulement à cause de ces particularités. Chérie est là, Chérie et son pouvoir d’annuler la magie, pourvoir dont l’étendue a augmenté années après années. Chérie qui est devenu une jeune femme aussi retords que ses ennemis.

Mais il va être temps de passer à l’action, car les Asservie et leurs troupes se massent aux portes des plaines. Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive pas seule, il y a de nouveaux Asservis, et l’un deux, que le Toubib était persuadé avoir tué, est toujours là. Le Boiteux.

Dans un autre temps, un mage, Bomanz, est en train de finir la dernière main à ses préparatifs pour entrer en contact avec La Dame, enfermée par la première incarnation de la Rose Blanche, au fond d’un Tumulus avec son mari, le Dominateur. C’est cette histoire que va recevoir le Toubib, par lettres interposées, d’un expéditeur inconnu. Cette histoire, mise côte à côte avec les papiers volés à l’Asservie Murmure pourraient leur donner la victoire, ou en tout cas une chance.

Dans un autre temps, un ancien mercenaire, Choucas se lance sur le même chemin dangereux que Bomanz

Le toubib, guerrier et médecin fatigué, que le poids des ans écrase de plus en plus, comme tous les anciens membres de la Compagnie. Le toubib, qui continue à être une pierre angulaire de l’histoire, tout ça à cause de malheureux poèmes sentimentales sur la plus grande représentante de l’ennemi, le Dame.

L’avenir ? Des combats, la guerre, des coups tordus…et le réveil du Dominateur et fin de course, tout ça accompagné de ses amis sorciers et mercenaires, dans des conditions de plus en plus catastrophiques. Que va-t-il rester de la dernière compagnie franche de Khatovar ?

Dilvich :Toujours aussi prenant. Que dire de plus. Que malgré un changement de traducteur depuis le deuxième volume, Alain Robert prenant la place de Patrick Couton, j’ai dévoré ce livre à chaque moment de liberté, me régalant d’avance à l’idée de me précipiter dans une librairie pour acheter le suivant.

Pas de redite de volume en volume, simplement de petit rappel historique, toujours une diversité de personnages, avec en plus la venue de race nouvelles, donnant un aspect plus fantasy que dans les volumes précédant, un peu à la Jack Vance. Mais toujours pour le décor, sans écraser aucun personnages.

Un volume important, où de grand changement touchent personnellement la Compagnie Noire… le plus important non ? Il ne faut pas oublier que lorsque l’on fait parti de la Compagnie, ben, le monde, tout ça, ça passe après. Même avant l’amitié ou l’amour… normalement.

Bon, direction une librairie.

Gil :Est-ce du au changement de traducteur ou à une évolution du style de Cook, mais j’ai trouvé ce volume plus agréable à lire et en tout cas, l’histoire est beaucoup plus facile à suivre. On est beaucoup mois perdu dans les noms et les dialogues (à la base de la narration) sont plus aisés à comprendre.
Le fait que la Compagnie Noire ait perdu la presque totalité de ses membres n’y est pas étranger. L’histoire suit son cours et on découvre progressivement la personnalité de la Dame. Comme dans les 2 tomes précédents, pas de manichéisme primaire de la part de Glen Cook, aucun des opposants n’est plus à défendre que l’autre, c’est la guerre.
En plus de la magie, de nouveaux aspects «fantasy » apparaissent, comme l’a déjà dit Dilvich, ce qui change un peu l’atmosphère . On s’intéresse toujours plus aux personnages qu’à l’histoire, car tout va très vite une fois que l’action commence.
A lire.

L’atalante (1999)356 pages 9.99 € ISBN : 2-84172-119-1
Traduction : Alain Robert
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Couverture : de Didier Graffet
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