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Un personnage des plus étranges a récemment disparu d’un asile d’aliénés privé près de Providence, Rhode Island. Il s’appelait Charles Dexter Ward, et avait été interné fort à contrecoeur par un père accablé de chagrin qui avait vu son aberration passer de la simple excentricité à une noire folie alliant à la fois la possibilité de tendances meurtrières et une profonde et singulière modification du contenu apparent de son esprit.

Le jeune Charles Dexter Ward est passioné par l’histoire, l’archéologie et la généalogie. En fouillant dans des archives, il découvre l’existence de Joseph Curwen, un de ses ancêtres. Mais, mystérieusement, toute trace de sone xistence a été méticuleusement cachée. Il se lance alors à la découverte des secrets de cet ancêtre caché.

Mais, peu à peu. Il sombre dans la folie. Sa quête devient une obsession, il passe ses jours et ses nuits à sa recherche. Il déchiffre des vieux manuscrits, parfois codés. Il décide ensuite de partir en Europe, à la recherche de livres d’ésotérisme et d’alchimie.

Progressivement, sa physionomie se transforme, son langage et ses gestes acquièrent des tournures antiques. Et il ressemble de façon frappante à son ancêtre, dont il a retrouvé le portrait dans sa vieille maison, datant de 1761.

Un texte magistral de Lovecraft, son seul roman et incontestablement un des meilleurs du XXème siècle. Il inaugure là tous les thèmes qui feront de lui le plus grand auteur fantastique de notre siècle.

Certes, ni Dagon, ni Chtulhu ne sont encore là. Mais tout se prépare. Nous avons déjà le Necronomicon, la pierre de voute de toute son oeuvre, le livre maudit par excellence, accompagné d’ouvrages réels écrits par les plus grands alchimistes de l’histoire.(Borellus, Bacon, etc)

Le suspense n’est pas dans la fin du livre, qui est finalement assez évidente au fur et à mesure que l’histoire avance. Mais dans le style de l’auteur, un mélange de description, de révélations choc, d’action et de textes magiques. Les dialogues sont rares, mais toujours essentiels à la progression du texte.

L’histoire est mené sous la forme d’une enquête. Le docteur Willett, ami de la famille Ward, raconte ce qu’il a découvert. Le rythme est lent, mais justement, on a d’autant plus envie d’aller plus loin, de franchir les étapes. Etapes pas forcément franchies d’ailleurs, puisqu’il reste bien des énigmes non résolues à la dernière page.

En tout cas, on ne peut s’empêcher de frissonner. La peur n’est pas la finalité, mais plutôt le frisson. Tout est si cohérent et bien ordonné, qu’on ne peut manquer d’adhérer quelque peu au propos du texte. L’univers lovecraftien est si cohérent et documenté qu’il ne peut que faire croire à sa vérité.


Le jeune Charles Dexter Ward est passioné par l’histoire, l’archéologie et la généalogie. En fouillant dans des archives, il découvre l’existence de Joseph Curwen, un de ses ancêtres. Mais, mystérieusement, toute trace de sone xistence a été méticuleusement cachée. Il se lance alors à la découverte des secrets de cet ancêtre caché.

Mais, peu à peu. Il sombre dans la folie. Sa quête devient une obsession, il passe ses jours et ses nuits à sa recherche. Il déchiffre des vieux manuscrits, parfois codés. Il décide ensuite de partir en Europe, à la recherche de livres d’ésotérisme et d’alchimie.

Progressivement, sa physionomie se transforme, son langage et ses gestes acquièrent des tournures antiques. Et il ressemble de façon frappante à son ancêtre, dont il a retrouvé le portrait dans sa vieille maison, datant de 1761.

Echappé de Salem lors de la grande chasse aux sorciers du XVIIIe siècle, Joseph Curwen vint s’établir à Providence où il mourut en 1771.

La découverte de sa tombe par son descendant, Carles Dexter Ward, va être le début d’un drame au cours duquel le jeune homme perdra l’esprit.

Un vieil ami de sa famille, le Dr Willet, enquête sur cette affaire diabolique où chaque pas en avant dans la découverte de la vérité révèle des horreurs innommables.

Pourquoi, par exemple, l’écriture du jeun Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le sorcier
J’ai Lu (Edition Denoël)180 pages ISBN : 2-277-11410-3
Traduction : Jacques Papy
Titre Original : the Case of Charles Dexter Ward (1941)

Couverture : Alexis Oussenko
Weird Tales 1941

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