L’alchimie de la pierre d’Ekaterina Sedia

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Mattie est un automate qui a bénéficié d’une forme d’émancipation par son créateur mécanisien pour qu’elle puisse devenir Alchimiste. Dans cette ville, deux guildes se font face : les Mécaniciens et les Almichistes. L’équilibre entre les deux pendants se faisant grâce au Duc.

L’automate est chargée par les gargouilles, fondatrices de la ville, de comprendre pourquoi la pétrification les gagnent petit-à-petit, réduisant leur population de façon drastique… Et surtout comment les sauver ?

Nous veillons sur eux, comme nous veillons sur quiconque paraît destiné à finir broyé entre les meules du monde. Il n’y a rien que nous puissions faire, toutefois nous veillons sur eux.

Roman steampunk, L’Alchimie de la pierre nous mène dans une enquête dans une ville entre magie et technologie. Le rythme n’est pas très rapide et la mise en place de l’univers et de la ville peut pénaliser par moment l’intrigue ou tout au moins la ralentir. Le côté intéressant est le positionnement sur le terrain de la citoyenneté d’une certain façon : les automates sont omniprésents mais ne sont pas considérés comme des citoyens comme les autres. Leur position dans la société reste subalterne et ils sont la cible de nombreuses formes d’aggression.

D’ailleurs, Mattie, bien que dotée d’une conscience plus importante que ses consorts, est elle même victime d’une forme de soumission par Laharti, son créateur. Est-ce l’automate qui reste sous la coupe de son créateur ou la femme sous la coupe de l’homme ? Cette question restera prégnante tout au long du récit et laisse un sentiment ambigu au lecteur qui doit se faire son propre choix.

Il s’agit aussi d’une histoire de politique avec une lutte entre la Magie (Alchimie) et la Mécanique pour le pouvoir dans la ville… Les Gargouilles n’étant finalement que des arbitres de cette lutte. Nous voyons aussi la lutte du peuple – représenté par les mineurs ou encore les Araignées – et les élites que représentent Alchimistes et Mécaniciens.

Et que dire du “Fumeur d’âmes”, étrange personnage, condamné à aspirer les âmes jusqu’à sa mort, victime et bourreau à la fois, qui joue un rôle clé dans la recherche de la vérité menée par Mattie ?

Un roman court qui se révèle plus riche en message qu’il ne pourrait apparaître en premier lieu.

Vous pouvez trouver un Extrait sur le site des éditions du Bélial

Le Belial (16 Février 2017) – 272 pages – 9782843449130
Traduction : 
Pierre-Paul Durastanti
Titre Original : The Alchemy of Stone (2010)
Couverture : Nicolas Fructus

Soit une ville immense, sombre et secrète, fondée par un peuple minéral plus secret encore — les gargouilles. De mémoire d’homme, les guildes rivales des Alchimistes et des Mécaniciens s’y livrent une lutte d’influence acharnée. Or les Mécaniciens semblent enfin en passe de l’emporter, prêts à imposer sur la cité un ordre nouveau, brutal.
Automate douée de conscience, unique en son genre, Mattie est la création d’un Mécanicien ambigu. Bien qu’émancipée, elle peine à se libérer de l’emprise de son ancien maître, une ombre qui ne l’a pas empêchée, malgré tout, d’embrasser la carrière d’alchimiste. Les gargouilles l’ont chargée d’une mission cruciale : trouver un remède au mal qui les frappe, une inexorable pétrification. Mission que compliquent des événements tragiques : des attentats frappent la ville, tandis que dans ses entrailles couvent les ferments de la révolution…

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