Lamentations de Ken Scholes

Les Psaumes d’Isaak 1

Windsir vient d’être anéanti par Sethberg, qui voyait un danger pour le reste des contrées dans les recherches menés par les religieux responsables de cette immense bibliothèque.
Premier arrivé sur les lieux, Rudolfo, le roi des Tsiganes, trouvera au milieu des décombres un étrange robot qui se rend responsable de la catastrophe. Dans le même temps, Jin Li Tam voit avec consternation et effroi la disparition de la Grande Bibliothèque, provoqué par son concubin.
Neb, fils d’un des frères de l’Ordre, voit son père mourir dans l’évènement, et Petronus, un pêcheur, va venir voir les conséquences…


la lecture de Lamentations est un pur vrai régal. Nous alternons l’histoire suivant les points de vue de nombreux personnages tous impliqués ou victimes de la terrible décision de Sethbert de détruire Windsir.
L’alternance de ces points de vue donne un très bon rythme à ce premier volume et nous entraîne de plus en plus profondément dans les intrigues de ce monde aux multiples peuples.
Persuadés dans un premier temps d’avoir à faire à une intrigue simple, Ken Scholes réussit à étendre l’intrigue, à la complexifier au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer et c’est donc une histoire à d’innombrables facettes que nous voyons se dérouler page après page.
Tout a été savamment dosé, politique, religion et amour. Les retournements de situation sont constants, nous sommes trimballés par l’histoire. Nous sommes confrontés à des certitudes (notamment du fait de l’anéantissement par Sethberg) qui volent en éclat, nous rappelant qu’en matière politique, la situation n’est souvent pas aussi simple qu’elle pourrait paraître de prime abord.
De la même façon, le savoir et la façon de le distribuer, la capacité à apprendre du passé sont au cŒur même de l’intrigue puisque la destruction de la bibliothèque n’est qu’une «redite » d’un évènement passé.
Rythme et Intrigue ne seraient rien si les personnages ne tenaient pas la route et sur plan là aussi l’auteur a réussi à les rendre attachants, énervants, intéressants, en bref toute la palette pour que nous ne nous ennuyons pas.

J’avais du mal à comprendre comment Ken Scholes pourrait tenir un cycle en partant d’un si grand chamboulement… Je crois que je commence à comprendre.
Nous reste plus qu’à attendre la suite !

La cité de Windwir vient d’être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L’onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable. Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s’accuse d’être à l’origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ? Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l’horreur, commence à faire des rêves prophétiques…
Bragelonne (Mai 2010)473 pages 9.99 € ISBN : 9782352943907 Couverture : Marc Simonneti

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