L

L’Assassin royal 1

Le royaume des Six-Duchés est gouverné par le roi Subtil, qui à trois Fils, Chevalerie, Vérité et Royal. Chevalerie, le fils aîné, héritier du royaume va apprendre qu’il a un fils illégitime lorsque celui-ci sera renvoyé par sa famille à l’âge de 6 ans pour que son père s’occupe de lui. Cette découverte lui fera renoncer au trône et aux affaires politiques.

L’enfant, qui n’a pas de nom et que tout le monde appellera Fitz (le bâtard), va être confié à Burrich, le maître des écuries qui aura la charge de s’en occuper. L’enfant va donc commencer sa vie, au château royal de Castelcerf, parmi les chevaux et les chiens, avec qui il est lié par une sorte de lien empathique : le Vif.

Un jour, le Roi décide de donner une éducation plus digne à Fitz, celle qui convient à tout jeune fils de la noblesse : maniement des armes, écriture, lecture … mais est également inscrit au programme un apprentissage secret, sous la houlette de Umbre, celui qui fera de Fitz l’assassin royal, totalement dévoué à son roi.

On se prend vite d’affection pour ce jeune Fitz, peu ménagé par ceux qui l’entourent et qui ne comprend pas toujours ce qui lui arrive. On sent que le gamin possède un fort potentiel pour l’art (la magie du coin) et qu’il est doué pour tous les apprentissages. On suit son histoire et son évolution avec beaucoup de plaisir.
La trame est composé d’un mélange de découvertes d’un jeune enfant qui ne connaît rien au monde (qui nous permet donc de le découvrir en même temps) et d’intrigues politiques concernant le royaume des Six-Duchés ou la famille royale (donc de Fitz).
On reconnait que l’histoire est écrite par une femme : on s’intéresse plus souvent aux émotions et aux réflexions du personnage central (la narration est à la première personne) qu’aux scènes d’actions et de bataille, un peu comme chez Anne Mc Caffrey.
Un très bon premier tome qui donne envie de se jeter sur les suivants.

Lorsque le jeune Fitz est conduit à la cour des Six-Duchés, il ne sait pas encore que sa vie – et celle du royaume tout entier – va s’en trouver bouleversée.
Le roi-servant Chevalerie, père de cet enfant illégitime, devra renoncer au trône pour ne pas entacher la réputation de la famille royale. Et nombreux sont les prétendants à la succession. Fitz se retrouve isolé au centre d’un univers qu’il ne connaît pas. En quoi le Vif, cette étrange magie qu’il découvre et qui lui permet de communiquer avec les animaux, est-elle si dangereuse ? Et pour quelle raison le roi Subtil fait-il appel à lui pour lui enseigner une forme étrange de diplomatie : l’art de tuer ? Poisons, magies et lames effilées vont bien vite devenir le quotidien du jeune bâtard princier.

J’ai lu n°5632 (Février 2001)509 pages 8.00 € ISBN : 2-290-30360-7
Traduction : Gérard Watelet
Titre Original : Assassin’s apprentice (0)

Couverture : de Sofiane Tilikete

Laisser un commentaire