L’automate de Nuremberg de Thomas Day

effectivement, comme le dit la quatrième de couverture, j’avais envie de découvrir Thomas Day et je n’ai pas été déçu par l’histoire de cet automate qui cherche à retrouver son créateur.
L’histoire a beau être condensée en une centaine de pages, elle est construite comme un véritable roman, avec plusieurs étapes narratives dans le cheminement de l’automate.

On y croit presque à cet automate tellement il nous explique bien ses propres limites et ses espoirs. On croit déjà moins à ses frères mais ils apparaissent peu.

Le livre donne l’impression de s’appuyer sur une documentation étayée, même si cette impression n’est pas forcément justifiée. La période choisie, au coeur des guerres napoléonniennes, donne un environnement surprenant, étonnemment riche, presque un luxe puisqu’il n’apporte pas d’élément déterminant à l’intrigue.

Du luxe donc, une trop belle histoire pour une novella. en fait c’est quelque chose comme ça que j’aurais aimé lire en ouvrant la Vénus anatomique de Mauméjean.

Avant même de le finir, j’avais acheté la voie du sabre.

« Ai-je une âme, Père ? » Telle est la question que Melchior Hauser, le célèbre automate joueur d’échecs, veut poser à son créateur, Viktor Hauser. De la cour de Russie au quartier juif de Nuremberg, des brumes londoniennes aux chaleurs de l’Afrique, il part à la recherche de ses origines, mais sa quête pourrait bien lui réserver des surprises… Sur fond de campagnes napoléoniennes, un voyage initiatique à la croisée des genres pour entrer dans l’univers de Thomas Day.
Folio folio 2€ (décembre 2007)121 pages 2.00 € ISBN : 9782070348909 Titre Original : Le der voyage de l’automate joueur d’échec (2006)

Bifrost n°42 2006

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