L’Avènement du Roi, par R.A. Salvatore

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milady52

L’avènement du Roi

Et ce que j’avais craint avec le retour des Compagnons du Hall arriva… Après avoir tourné en rond quelques temps avec les dernières aventures des Compagnons de “La Mer des Epées” au “Roi Fantôme“, Salvatore avait enfin pu apporter un peu de fraîcheur aux aventures de Drizzt avec la séquence “Neverwinter“, qui ouvrait une nouvelle voie pour le personnage, accompagné de nouveaux compagnons très différents de son ancien groupe. Mais l’auteur n’aura pas pu tenir longtemps, et après avoir trouvé un moyen de faire revenir ses précédents Compagnons, voilà qu’on retombe définitivement dans la même rengaine que précédemment. Heureusement, désormais ses aventures mettent en scène de très nombreux autres héros que les Compagnons du Hall, grâce à qui on peut espérer d’avantage de nouveauté et d’originalité.

Pourtant avec les nouvelles histoires de ces héros découvertes dans “Les Compagnons“, on pouvait espérer que l’auteur ne répète pas à nouveau les mêmes aventures, mais déjà “La Nuit du Chasseur” nous ramenait sur un chemin qu’on connaissait déjà. Et ce nouveau tome de la séquence “Le Codex des Compagnons” amplifie encore cette impression, en nous proposant en quelque sorte une remake déguisé de la trilogie des Lames du Chasseur.
Malgré leurs “nouvelles identités”, les Compagnons du Hall paraissent être exactement les mêmes que ceux qu’on avait laissés à la fin du Roi Fantôme, à l’exception de Régis un poil différent et qui apporte de la nouveauté au groupes grâce à ses nouvelles capacités, notamment dans la deuxième moitié du roman. Mais malheureusement durant la première moitié, on a l’impression de revivre une aventure que les personnages ont déjà vécue, que leur destin se répète inlassablement, toujours dans les mêmes décors, et face aux mêmes ennemis. On croirait presque relire un livre qu’on a déjà lu. On ne peut pas dire que ce soit donc bien emballant, d’autant plus que l’auteur tire encore trop en longueur son intrigue, les pages s’enchainant sans que beaucoup de choses ne se passent vraiment. L’intrigue ne démarre d’ailleurs vraiment qu’après 150 ou 200 pages.
Et c’est alors enfin que les choses deviennent plus intéressantes. C’est bien simple la première moitié du roman m’a profondément ennuyé.

C’est seulement lorsque les héros arrivent à Nesmé que leur aventure prend un réel intérêt. Pourtant encore une fois, ce qui leur arrive répète des aventures déjà passées, mais il faut avouer que la bataille du siège de Nesmé est racontée de telle manière qu’on est pris par cet combat, beaucoup plus que par ceux interminables que les héros vivaient dans la première partie.
Et puis surtout, une autre aventure en parallèle de celles des Compagnons du Hall se met en place. Et c’est là que le roman propose quelque chose d’à la fois nouveau et intéressant. C’est grâce au duo formé par Ambregris et Afafrenfere que l’on va pouvoir espérer vivre de nouvelles choses. Car comme je le disais précédemment, désormais l’univers de Salvatore compte une multitude de personnages autour de Drizzt et ses compagnons, et parmi eux se trouvent ceux avec qui il a partagé la route au cours de la séquence “Neverwinter“. Si on avait pu regretter à la fin de la ladite séquence que l’elfe noir se sépare d’eux, en craignant au passage que Salvatore laisse un peu de côté ces personnages qui pourtant apportait un peu de fraîcheur à la séquence, en réalité l’auteur ne les a pas du tout laissé tombé.
Malheureusement ils restent encore trop en retrait, mais ce qu’ils vivent annoncent des choses intéressantes. Mieux encore, Salvatore arrive à ramener des personnages de la trilogie “Mercenaires“, et à les relier à cette aventure. Ainsi non seulement on retrouve le décors de cette trilogie qui changeait du Nord de Féérune, mais en plus tout cela donne d’avantage d’intérêt à ces aventures vécues à l’époque par Jarlaxle et Artémis, et qui semblaient malheureusement avoir été comme oubliées.
Salvatore prouve donc une fois de plus que rien de ce qu’il a mis en place dans ses précédents romans n’est réellement abandonné. Même un certain Ivan fait ici une réapparition surprise assez plaisante.

Si j’ai donc eut énormément de difficulté à lire la première moitié de ce roman, au point de l’avoir laissé un moment de côté, il faut avouer que malgré le fait que cette aventure rappelle énormément une déjà vécue par Drizzt et les siens, la seconde partie du roman lui donne d’avantage d’intérêt et peut laisser envisager une suite plus intéressante. Heureusement car sans ça, on aurait pu craindre que le prochain tome soit encore une répétition de déjà vu.
Je doute tout de même que le dernier tome soit follement original et surprenant, mais les quelques éléments mis en place autour de Jarlaxle, Ambregris et Afafrenfere peuvent laisser espérer tout de même une suite intéressante. Le tout serait que l’auteur leur donne d’avantage d’importance car tous les feux étant tournés vers les Compagnons du Hall, cela donne malgré tout trop l’impression de revivre du déjà vu.

Milady (Décembre 2015) – 432 pages – 21,90€ – 978-2811216092

Traducteur : Tristan Lathière Couverture : Tyler Jacobson

Après des décennies de calme, le Nord connait une nouvelle explosion de violence. L’acier nain retrouve ses ennemis de toujours, le premier sang est versé, les armes ne reviendront au fourreau qu’une fois toute l’Epine Dorsale du Monde rougie.
Au milieu de ce chaos, les Compagnons du Hall combattent. Amené à lutter pour sa survie, celle de ses amis fraîchement retrouvés et son foyer bien-aimé, Drizzt est victime des machinations ourdies par les disciples de la Reine Araignée. Dans un monde promis à la destruction, il devra une fois de plus dégainer ses cimeterres pour sauver sa vie, celle des siens… et préserver son âme.

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