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Séquence :La légende de Drizzt n°4
Drizzt Do’Urden, l’elfe noir, a trouvé sa terre promise : le Val Bise. Cependant, il n’est pas encore accepté par tous. Mais
dernièrement,les barabres de la région ont prévu d’attaquer Dix-Cités. Difficile
d’allier les représentants de ces villes en conflit incessant, mais grâce au rubis de Régis, le petit homme, qui possède des pouvoirs de persuasion, peut-être arriveront-ils à vaincre leurs ennemis. Durant la bataille, Bruenor le nain va capturer un jeune barbare nommé Wulfgar et le contraindre à cinq années d’esclavage puis d’entrainement auprès de Drizzt.
Mais pendant ce temps, Akar Kessel, un apprenti sorcier, prend possession d’un étrange éclat de cristal qui lui donne d’énormes pouvoirs. Une nouvelle menace avance vers le Val Bise. Wulfgar et Drizzt seront peut-être les seuls à pouvoir sauver Dix-Cités…
Milady : Si la première trilogie des aventures de Drizzt Do’Urden a tiré profit de sa réédition en traduction intégrale, ce nouveau tome de la Légende de Drizzt tire ici profit non seulement de cette traduction complète, mais également d’ajouts apparemment apportés par l’auteur à l’occasion de la réédition de ses romans dans la saga “La Légende de Drizzt”. En effet, la trilogie du Val Bise étant la première écrite par R.A. Salvatore, qui a ensuite écrit la trilogie “préquelle” de l’elfe noir, l’auteur n’avait à l’époque pas inséré dans son roman ces monologues de Drizzt, qui aujourd’hui sont une marque de fabrique de la séquence. Il a donc visiblement profité de l’occasion pour ajouter à son roman des monologues de son héros, ce qui donne une plus grande “cohérence” à sa séquence. L’auteur a semble-t-il profité également de l’occasion pour ajouter quelques détails à son texte ramenant au passé de Drizzt, qu’il n’avait pas encore écrit à l’époque de la première édition de L’éclat de cristal. A moins qu’il s’agissait de coupes de Fleuve Noir dans la première édition française, ce dont je doute dans le cas présent, on retrouve donc quelques phrases ici et là ramenant à l’aventure de Drizzt dans la trilogie de l’elfe noir. Des détails peu importants peut-être, mais qui une fois encore renforcent la cohérence de la séquence.
En dehors de ça, le roman propose donc ici l’aventure, que beaucoup de lecteurs connaissent déjà, de la bataille du Val Bise contre les hordes de Akar Kessel, un sorcier ayant réuni une immense armée de goblinoïdes pour envahir la région. Le groupe des compagnons du Hall se crée donc ici, à travers cette première aventure, qui sera suivi par de nombreuses autres, et on sent qu’il y a derrière ça sans doute des parties de jeux de rôle faites par l’auteur, sans pour autant qu’on n’ait à aucun moment l’impression de lire une partie de jeu de rôle (pas de constitution artificielle d’un groupe etc…). On ne peut toujours pas s’empêcher de trouver dans ce premier roman de l’auteur l’influence du “Seigneur des Anneaux”, dont il est fan. En effet, ce groupe de héros hétéroclyte, renvoie à la communauté de l’anneau, et le cristal aux pouvoirs immenses, qui permet à son détenteur de soumettre à son pouvoir la plupart des peuples renvoie à l’Anneau Unique. On retrouve même des termes comme “le porteur” pour désigner celui qui détient Crenshinibon, nous ramenant également à la célèbre trilogie de J.R.R. Tolkien.
Mais évidemment, ces références s’arrêtent là, et il ne s’agit ici aucunement d’un “plagiat” de l’oeuvre de Tolkien, mais bien d’une aventure originale, très originale, même. Le Val Bise, où se déroule l’aventure, est un lieu vraiment atypique des Royaumes Oubliés, et l’organisation des Dix-Cités également, ce qui permet à l’auteur de proposer une aventure vraiment originale. Si le personnage principal est déjà connu, ainsi que quelques autres apparus en fin de la première trilogie, de nouveaux personnages font ici leur entrée, et rejoigne le groupe grandissant autour de Drizzt. Des personnages attachants aux caractères uniques, qui promettent encore de nombreuses aventures.
Lorsqu’on a déjà lu les autres aventures qui suivent celles-ci, jusqu’aux dernières éditées jusqu’à présent, et qu’on relit ce roman, on remarque que l’auteur n’a pas ici eut le mauvais réflexe de trop faire trainer en longueur son aventure, comme il pourra l’avoir par la suite. En effet, après avoir lu les dernières trilogies des aventures de Drizzt, et notamment celle des Lames du Chasseur, on peut se dire que celle-ci aurait pu faire l’objet d’un seul roman tel que L’éclat de cristal” plutôt qu’une trilogie. On a donc ici une aventure vraiment complète, qui ne traine pas en longueur.

      Bref, dans le cas présent, on a ici une aventure très originale et complète, avec des combats grandioses, comme l’auteur sait si bien en décrire. A ce propos, les combats sont ici bien mieux décrits dans leur traduction intégrale que dans la traduction de Fleuve Noir qui m’avait donné l’impression que l’auteur ne savait pas à quel détail s’attacher dans les descriptions de batailles. Ici, elles sont vraiment décrites de fort belles manières, plongeant le lecteur au coeur de celles-ci.
Après avoir été l’unique héros de la précédente trilogie, Drizzt reste par contre ici plus en retrait, laissant ses nouveaux compagnons prendre leur place dans l’aventure. Dans ce roman, R.A. Salvatore a mis en place les éléments qui formeront la base de toutes les aventures à venir de Drizzt Do’Urden, y compris ce célèbre personnage qui n’apparaît ici que dans l’épilogue, mais qui sera par la suite l’un des plus célèbres de la séquence, Artémis Entreri.
Les bases sont posées, et l’aventure de Drizzt va pouvoir continuer, pour pas mal d’années encore…

Fleuve Noir : Quel meilleur endroit pour décrire des guerres qu’un val bloqué par la neige et où se cotoient humains, nains, barbares et toutes les créatures malfaisantes des Royaumes ? R.A. Salvatore nous envoie donc dans le Val Bise, partie de Toril où il ne fait pas bon vivre, territoire où son héros, Drizzt l’elfe noir, a posé ses bagages à la fin de sa quête de la Terre
promise. On assiste ici à plusieurs combats : d’abord celui de Dix-Cités contre les divers ennemis qui tentent de les attaquer, mais aussi celui de Drizzt pour tenter de se faire accepter, et celui de Wulfgar qui essaye de changer les
siens. Cependant, Salvatore n’a pas la patte de Douglas Niles pour décrire les
grandes batailles mais est beaucoup plus à l’aise dans les attaques en petit nombre comme lorsque Drizzt s’en prend à un groupe de géants. Il décrit donc beaucoup mieux les attaques discrètes à coup de cimeterre que les grandes batailles dans lesquelles il semble ne pas savoir à quel détail s’attacher pour le décrire, décrivant plus généralement les faits.
On suit cette histoire très étendue sur le temps avec intérêt, mais pour l’instant, on a l’impression de lire surtout un prologue à une belle aventure. On se jette donc sur la suite avec impatience.
Je vous conseille tout de même ce roman qui n’est pas parmi les meilleurs
de la collection, mais s’en tire tout de même très bien.

Quatrième : Le Valbise tremble. Akar Kessel, un apprenti-sorcier, a maladroitement réveillé une relique pouvant balayer la région de la surface des Royaumes : l’éclat de cristal. Mais les Dix-Cités doivent faire face à un danger plus immédiat : les barbares. Après une première attaque manquée, ces derniers laissent pour mort un membre de leur tribu : le jeune Wulgar, bientôt recueilli par le nain Bruenor et son ami Drizzt Do’Urden, l’elfe noir. Condamné à cinq ans d’esclavage et… de proximité complice, le jeune homme s’aguerrit au contact de ses bienfaiteurs. Heureusement, car il pourrait bien être leur ultime rempart contre l’effarante puissance du cristal !
Milady : Février 2009 – 360 pages – ISBN : 9782811200862 –
Traduction :Fanélie Cointot
Couverture :Todd Lockwood

Quatrième : Le Valbise tremble. Akar Kessel, un apprenti-sorcier, a maladroitement réveillé une relique pouvant balayer la région de la surface des Royaumes : l’éclat de cristal. Mais les Dix-Cités doivent faire face à un danger plus immédiat : les barbares. Après une première attaque manquée, ces derniers laissent pour mort un membre de leur tribu : le jeune Wulgar, bientôt recueilli par le nain Bruenor et son ami Drizzt Do’Urden, l’elfe noir. Condamné à cinq ans d’esclavage et… de proximité complice, le jeune homme s’aguerrit au contact de ses bienfaiteurs. Heureusement, car il pourrait bien être leur ultime rempart contre l’effarante puissance du cristal !
Fleuve Noir : 2001 – 246 pages – ISBN : 2-265-07456-X –

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