Le bal des Schizos de Philip K. Dick

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Louis Rosen et Maury Rock ont monté une petite affaire de ventes de pianos et d’orgue électronique qui a un peu de mal à se développer malgré la bonne qualité de leur travail. Alors, Maury Rock trouve que le succès qu’il a eu, avec sa fille Pris (qui sort tout juste d’un centre de réhabilitation psychologique), à savoir la création d’un automate plus vrai que nature capable de discuter comme tout humain va leur permettre de développer un nouveau commerce. Et après avoir fait comme premier simulacre Edwin Stanton (héros américain de la guerre de secession), il décide de s’attaquer à Abraham Lincoln lui-même.

“Tu vas voir comme il  l’air vrai, ce simulacre, quand il commande sa pizza !” dit Maruy en tripotant les interrupteurs situés dans le dos du machin dont le visage tout à coup se renfrogna et qui poussa un grognement sourd : “Mon ami, sans vous commander, bas les pattes”.

Ce roman n’est pas des plus faciles à lire. Partant sur un a-priori de SF, à savoir la création depuis le néant d’un robot (appelé ici simulacre) capable de se comporter comme tout à chacun, nous comprenons rapidement que le sujet du livre n’est pas là. Ok, les simulacres sont en tout point semblable à nous et, s’il ne fait nul doute que Lincoln ou encore Stanton sont des simulacres, n’y-a-t-il pas d’autres personnes qui le sont ? D’ailleurs, Louis Rosen en vient à s’imaginer être lui-même une machine ramenée à la vie, aucun élément ne lui permettant de nier qu’il est une machine ou de prouver qu’il est humain. Tout s’enchaîne pour notre personnage qui s’attache de plus en plus, comme pour complexifier encore sa situation, à la fille de son associé, la jeune Pris, psychotique. Elle va le trimballer elle aussi et l’homme va être totalement perdu, subissant les évènements.

Alors on essaie de le suivre, dans une Amérique qui fait passer des tests psychologiques à tout les habitants régulièrement pour s’assurer de la bonne santé mentale des concitoyens. Un moyen de garder le contrôle là aussi ?

Bref, un roman complexe, avec des discussions étranges et souvent surréalistes, décalées comme c’est souvent le cas avec cet auteur de génie. Cette réédition fait partie de la grande vague de réédition des oeuvres de Philip K. Dick par J’ai Lu ces derniers temps (citons dans les dernières rééditions : Blade Runner, Docteur Futur, Les Marteaux de Vulcain ou encore L’Oeil dans le ciel)

J’ai Lu (Juillet 2014) – Science-Fiction – 283 pages – 6.00€ – 9782290033593
Traduction :  
Anne et Georges Dutter
Titre Original : We can build you (1972)
Couverture : Flamidon

Sans autre ambition que celle de vendre les orgues électroniques qu’il bricole dans son magasin, Louis Rosen voit son monde changer le jour où son associé et la fille de ce dernier, Pris, schizophrène tout juste rendue à la vie civile par le Bureau Fédéral de Santé Mentale après une longue thérapie, mettent au point un automate plus vrai que nature. Prenant pour modèle des grandes figures de l’histoire américaine, leur premier simulacre imite à s’y méprendre Edwin Stanton, héros de la guerre de Sécession. 
Enhardis par leur succès, ils s’attaquent ensuite à Abraham Lincoln lui-même…

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