Le Dernier continent de Terry Pratchett

Les Annales du Disque-Monde 22

Rincevent est en plein désert. Pas une goutte de pluie, ici appelé la mouille, enfin quand elle existait, mais il ne le sait pas encore. Rincevent se trouve sur le dernier continent du Disque monde. Et Rincevent va devoir le sauver ce continent, comme d’hab’, quoi.
Pour l’instant, ce n’est pas son problème. Il lui faut de l’eau, et de quoi manger, parce que, autrement, il ne va rien sauver, alors il serait sympa que le monde lui donne un coup de main.

Du côté de l’Université de l’Invisible, rien ne va plus. Le bibliothécaire est malade, et lorsque l’on a passé sa vie dans une bibliothèque remplie de livre de magie, certains assez dangereux pour vous attaquer en essayant d’arracher ses chaînes, un malheureux rhume se transforme en catastrophe. Et comment la bibliothèque peut-elle continuer à fonctionner sans bibliothécaire ? Et comment l’Université de l’Invisible pourrait-elle continuer sans bibliothèque ? Et qui peu sauver le bibliothécaire… sinon Rincevent.

Mais où est-il, Rincevent. Sur un continent inconnu, certain disent-il. Mais où ?

DILVICH
Iksiksiksiks, autre nom d’une Australie improbable sur le Disque-monde, est le théâtre de cette dernière aventure de Rincevent, qui va aussi voir l’arrivée de l’Archichancelier et de quelques uns de ses plus grands mages. Un monde ou les politiques sont mis en prison dès le début de leur mandat, ou les kangourous parlent, où Mad Max se retrouve réincarné dans la peau d’un nain. Plus quelques clins d’Œil filmographique et musical. Un monde sec, où les régates se font en portant les bateaux. Mais surtout un monde où l’on a le plaisir de retrouver Rincevent, ce mage raté, maître de la fuite, expert du camouflage, et celui vers lequel se tourne tous les regards, même celui de la Mort, dès qu’il s’agit de sauver un monde.

Enfin, «Casse pas la tête », tout ça va se régler d’une façon ou d’une autre… ou encore une autre J

Moins politique que d’habitude (Je ne connais pas bien l’Australie, alors peut être que si), mais sans oublier quelques coup de griffes en parlant des aborigènes, ce volume reste un plaisir pour les zygomatiques, et qu’est-ce que ça fait du bien.

ETIENNE
Pas facile d’y entrer avec une culture française. Les expressions, sûrement australiennes, ressortent plus pour moi d’un folklore linguistique que j’associe au Québec, ce qui m’a fait un décalage permanent.
Ce titre est aussi un peu compliqué dans sa structure, avec des décalages temporels et spatiaux délicats à suivre. Même le côté “déités” est assez difficile à suivre, notamment avec un kangourou très présent tout au long de l’histoire et qui m’a laissé un peu seul sur la fin. Je pense que je n’ai pas tout compris. Mon manque de culture australienne n’a pas beaucoup aidé ma compréhension (qu’est ce que c’est que cette pâte noire ? et les particularités de leurs bières ? et rien que ce “casse pas la tête” ?…)

Bref, une légère déception sur l’histoire mais toujors la même satisfaction sur les délires permanents.
En écoutant “les 2 minutes du Peuple” de francois Pérusse, je ne pouvais m’empecher de faire le rapprochement.

l’Atalante 397 pages ISBN : 2-841-72250-3
Traduction : Patrick Couton
Titre Original : The last continent (0)

Couverture : de Josh Kirby
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