Le Dernier rayon du soleil de Guy Gavriel Kay

Pour avoir tué un homme dans une taverne, Thorkell Einarson dit “Le Rouge”, célèbre raider erling, est exilé de l’île de Rabady et ses biens sont confisqués. Son fils Bern Thorkellson devient serf du gouverneur de l’île, Halldr Maigre-Jarret. A la mort de son maître, il décide de s’enfuir et, ce faisant, vole Gyllir, le cheval qui devait être enterré avec le gouverneur.
Dai et Alun ab Owyn, les princes de Cadyr, ont profité de l’absence de leur père Owyn pour partir en raid dans le royaume d’Arbeth, un autre royaume cyngaël. . Alors qu’ils préparaient leur coup, ils sont surpris par un prêtre, Ceinion de Llywerth, qui n’est autre que le grand prêtre en personne de Jad, leur dieu. Il leur apprend que la ferme qu’ils veulent attaquer n’est autre que Brynnfell, la célèbre demeure du non moins célèbre Brynn, le guerrier qui a tué le raider Erling Sigur Volganson. Ils doivent admettre que sans le prêtre, ils auraient péri ce soir là avec leurs camarades, car Brynn est tout simplement le meilleur guerrier au monde. Ceinion leur propose alors de devenir son escorte, afin qu’ils puissent se rendre à Brynnfell en toute impunité, en oubliant au passage leurs velleités de raid.
Ce soir là, pendant la fête organisée en l’honneur du prêtre et des princes royaux, Alun, le cadet, prend la place du barde et chante pour les convives. Son chant séduit la fille de Brynn, la très belle et très convoitée Rhiannon. Dans la nuit, elle demande au prince de venir chanter pour elle dans sa chambre. Mais Dai était tombé amoureux de la jeune fille, et se montre jaloux de son frère. Après une violente dispute, il sort de Brynnfell, pour ne plus jamais y revenir. Car c’est à ce moment que des raiders erlings surviennent et attaquent la ferme, avec l’intention de tuer Brynn. Car les chefs de l’expédition ne sont autre que les descendants de Siggur Volganson, venus venger leur honner 25 ans après la mort de leur aïeul. Mais à la place, ils ne peuvent tuer que Dai. Desespéré, Alun décide de suivre Ceinion dans son voyage vers le sud, vers la cour Anglcyns.
Cependant, Dai n’est pas vraiment mort. Car tombé au combat lors d’une nuit sans lune, son âme a pu être recueillie par une fée, qui l’offre en cadeau à sa reine. Et par hasard, Alun, qui poursuivait les survivants erlings, découvre la procession des fées dans un étang et acquiert le pouvoir de les voir.


Première remarque, non la moindre, le rapport avec le titre, et aussi le quatrième de couverture, est loin d’être évident. Le dernier rayon de soleil ne symbolise pas la fin du monde, la venue d’un monstre puissant ou un truc bien manichéen à base de super puissance avec des combats gigantesques. Non, on a des invasions, des fermiers et des gardes qui se regroupent pour les combattre, ça nous fait du quelques dizaines de raiders contre un peu plus de défenseurs. Pas de quoi époustoufler un lecteur tolkieniste de base, où le larron armé et retranché derrière un bouclier se fait trancher comme un salami par un monstre horrible et bavant, rien de tout ça ici, c’est quand même plus petit, plus subtil, plus humain.
Ce que j’ai bien aimé, c’est l’aspect profondément humain de l’histoire. Quand on rencontre un personnage, il n’est jamais oublié, on a toujours droit à un bref résumé de sa vie future ( et passée) qui nous montre qu’il n’est pas là pour faire joli. Oui il a rendu service ou retardé les héros, les méchants, mais il a existé avant, et il existera après, s’il n’est pas mort bien entendu. Une pratique plutôt sympathique qui, en même temps, rend les héros plus proches de nous, puisque eux aussi ne sont que des personnages secondaires, dont on a moins résumé l’existence en fait.
Je vous livre quand même la clé, le côté dernier rayon du soleil est une référence à la position géographique, car ça se passe en quelque sorte au bout du monde, au pays du soleil couchant. Rien de bien catastrophique n’est ce pas ? Ce n’est qu’une tranche de vie, pas de quête épique, pas de monde à sauver même les méchants ne sont au final pas si mauvais que ça. ce n’est que le choix de la narration qui change quelque chose, et d’ailleurs, on a aussi un héros raider, un de ces vilains pas beaux qu’on pourrait diaboliser à loisir, alors qu’en fait, ils essayent de survivre.

Donc, pas de bataille époustouflante, pas d’intrigues de palais, rien d’extraordinaire dans son grandiloquent. Juste une histoire un peu banale, orientée historique vu les moeurs et les noms des tribus. ( je vous laisse deviner qui est qui) Ce n’est pas exceptionnel, mais au moins, ça n’est pas non plus habituel et resucé. Ca change, et c’est déjà pas mal.

Pour avoir tué un homme dans une taverne, Thorkell Einarson dit “Le Rouge”, célèbre raider erling, est exilé de l’île de Rabady et ses biens sont confisqués. Son fils Bern Thorkellson devient serf du gouverneur de l’île, Halldr Maigre-Jarret. A la mort de son maître, il décide de s’enfuir et, ce faisant, vole Gyllir, le cheval qui devait être enterré avec le gouverneur.
Dai et Alun ab Owyn, les princes de Cadyr, ont profité de l’absence de leur père Owyn pour partir en raid dans le royaume d’Arbeth, un autre royaume cyngaël. . Alors qu’ils préparaient leur coup, ils sont surpris par un prêtre, Ceinion de Llywerth, qui n’est autre que le grand prêtre en personne de Jad, leur dieu. Il leur apprend que la ferme qu’ils veulent attaquer n’est autre que Brynnfell, la célèbre demeure du non moins célèbre Brynn, le guerrier qui a tué le raider Erling Sigur Volganson. Ils doivent admettre que sans le prêtre, ils auraient péri ce soir là avec leurs camarades, car Brynn est tout simplement le meilleur guerrier au monde. Ceinion leur propose alors de devenir son escorte, afin qu’ils puissent se rendre à Brynnfell en toute impunité, en oubliant au passage leurs velleités de raid.
Ce soir là, pendant la fête organisée en l’honneur du prêtre et des princes royaux, Alun, le cadet, prend la place du barde et chante pour les convives. Son chant séduit la fille de Brynn, la très belle et très convoitée Rhiannon. Dans la nuit, elle demande au prince de venir chanter pour elle dans sa chambre. Mais Dai était tombé amoureux de la jeune fille, et se montre jaloux de son frère. Après une violente dispute, il sort de Brynnfell, pour ne plus jamais y revenir. Car c’est à ce moment que des raiders erlings surviennent et attaquent la ferme, avec l’intention de tuer Brynn. Car les chefs de l’expédition ne sont autre que les descendants de Siggur Volganson, venus venger leur honner 25 ans après la mort de leur aïeul. Mais à la place, ils ne peuvent tuer que Dai. Desespéré, Alun décide de suivre Ceinion dans son voyage vers le sud, vers la cour Anglcyns.
Cependant, Dai n’est pas vraiment mort. Car tombé au combat lors d’une nuit sans lune, son âme a pu être recueillie par une fée, qui l’offre en cadeau à sa reine. Et par hasard, Alun, qui poursuivait les survivants erlings, découvre la procession des fées dans un étang et acquiert le pouvoir de les voir.


Quelque part au nord, dans des contrées sauvages au climat extrême, trois civilisations sont parvenues à un tournant de leur histoire. A bord de leurs vaisseaux-dragons, les Erlings mènent des raids sanguinaires contre les Anglcyns, contraints de s’allier avec leurs ennemis de toujours, les Cyngaëls, pour repousser les envahisseurs. Mais le vent du changement souffle sur ces terres hostiles où rien ne pousse. Thorkell le Rouge, Aëldred et Alun, les chefs de ces trois peuples que tout oppose, vont bientôt réaliser que leur survie dépend les uns des autres, tant leurs destins sont désormais étroitement liés. Malgré la présence bienveillante des fées de l’entremonde, est-on arrivé au dernier rayon du soleil ?

Le Pré aux clercs Fantasy (2006)483 pages 21.00 € ISBN : 2-84228-242-6
Traduction : Elisabeth Vonarburg
Titre Original : The Last light of the sun (2004)

Couverture : Larry Rostand

Laisser un commentaire