Le Guerrier des Altaii de Robert Jordan

Ce roman de Robert Jordan est sorti bien après sa mort et n’a rien à voir avec le cycle qui a rendu célèbre l’écrivain à savoir La Roue du Temps.

Nous suivons ici un chef barbare, plus précisement, un des chefs Altaiis puisque deux populations de barbares existent, les Morasas et les Altaiis. Alors qu’il s’approche de la ville de Lanta, où siège deux reines (jumelles) sur les Trônes Jumeaux, l’accueil qui est accordé à lui et ses hommes ne correspond absolument pas à celui qu’il devrait être.

Rapidement, Wulgar comprend que quelque chose de grave se trame : au-delà de la difficulté récurrente qu’ont les peuples barbares à trouver ce qui sera nécessaire à leur survie, des alliances étranges se nouent dont les Altaiis pourraient se révéler les victimes. Et les prophéties qui tournent ne semblent pas rassurer quand à un avenir radieux pour le peuple nomade !

Alors, au fur et à mesure, nous allons découvrir ce qui se cache derrière l’attitude des deux Reines, la volonté affichée de faire disparaître une bonne fois pour toute les barbares de la planète en s’appuyant sur l’ensemble des forces disponibles, les lantaniens, bien sûr, dévouée à leurs reines, mais aussi les Morassa qui espèrent ainsi se débarrasser d’ennemis historiques, les sœurs de la sagesse ou encore les Très-Hauts, d’étranges créatures qui semblent tirer les ficelles de toute cette aventure.

Je pensais profiter de ce récit pour découvrir Robert Jordan, n’ayant pas encore eu le temps de me lancer dans le cycle de La Roue du Temps et je ne suis pas sûr que la lecture en premier de Le Guerrier des Altaii soit de nature à mettre en avant la qualité de conteur de l’auteur. Bien sûr, le récit est rythmé, bourré d’adrénaline (et de testostérone) et représente un récit de Fantasy plus que sympathique… Mais il est difficile d’en tirer autre chose qu’un plaisir de lecture éphémère… L’attachement aux personnages est faible, ils sont relativement manicchéens et on perçoit rapidement le rôle des vagabond.e.s dans l’histoire…

Les scènes s’enchaînent, tout comme les combats, sans nous laisser le temps de comprendre vraiment d’où viennent les prophéties et pourquoi Wulgar en particulier et pas un autre. On aurait aussi aimé en apprendre un peu plus sur l’origine de ce monde et sur les conséquences de la fin sur le reste des mondes. Aussi comprendre ce que vont devenir les différents peuples…

Ce roman, en one-shot, se révèle finalement trop court pour en apprécier l’essence…

Bragelonne (Janvier 2020) – 380 pages – 20€ – 97891028106997
Traducteur : Jean-Claude Mallé (Etats-Unis)
Titre Original : Warrior of the Altaii (2019)
Couverture : Didier Graffet

Je me nomme Wulgar, guerrier des Altaii.
Approchez, et je vous parlerai de Lanta, la Cité aux douze portes de fer, Perle de la plaine qui jamais ne fut conquise.
Oui, je vous parlerai de Lanta et des reines qui occupaient ses Trônes Jumeaux. Je vous parlerai de Brecon et Ivo, les Morassa qui les poussèrent à la guerre. Je vous parlerai des Très Hauts et des pouvoirs qui déferlèrent sur la Plaine durant l’année du Lézard de la Pierre.
Oui, approchez et écoutez.

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