Le Long des Sentiers Obscurs de Alexis Lorens

Vers la fin de l’après midi, le vent redoubla de violence. De lourds embruns enveloppèrent le Marian, de la proue à la poupe. La tempête grossissait à chaque instant. Philip se demandait s’il avait déjà vu pareille furie. Même les tempêtes de la Mer du Nord, pourtant réputées féroces, n’offraient pas un tel visage de démon.
Après chaque vague, le navire semblait tomber indéfiniment avant de s’écraser sur les murs d’eau qui venaient à la rencontre de sa coque. Partout, ce n’étaient que grincements et craquements sinistres. Les bruits effrayants ne faisaient qu’ajouter à la peur des hommes, face aux éléments déchaînés contre lesquels ils luttaient.
Le capitaine Pétrus Whermans se tenait debout, immobile, près de l’homme de barre. Il était silencieux, comme à l’accoutumée. Un éclair déchira le ciel ténébreux de la nuit tombante, révélant les silhouettes des hommes d’équipage s’activant sur le pont, s’évertuant à amener les voiles, s’accrochant à tout ce qui leur tombait sous la main lorsque les paquets de mer balayaient le pont du navire.
Dans l’entrepont, transformé en prison obscure et puante, les passagers priaient pour leur salut. L’écoutille et les sabords avaient été fermé hermétiquement afin d’éviter que l’eau ne puisse s’engouffrer. Tous étaient allongés, serrés les uns contre les autres, tant le navire était agité.

XIIIè. Alors que le temps se durcit, malmenant l’équipage, un bateau surgit et le spectacle est effrayant : des hommes crucifiés sont suspendus à tous les mats.
Notre époque. Un technicien irlandais se retrouve pris dans une caverne où il découvrira un journal. Ce journal lui révèlera un certain nombre de secret, qu’il s’efforcera de continuer à percer en compagnie d’un ami et de la soeur de son ami.

Quand on lit Le Long des Sentiers Obscurs, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec un autre best-seller : Le Da-Vinci Code… Pourtant, ce rapprochement n’est qu’une résonnance et rien d’autres.
Bien que nous ayons a priori quelques difficultés dans les premiers temps à assimiler le côté fantastique – au point qu’on se demandera jusqu’au bout si l’auteur assumera le côté surnaturel -.
Il le fait ; il le fait merveilleusement bien.
Il ne ménage ni le lecteur, ni ses personnages.
Alexis nous entraine dans un roman, plus thriller que fantastique tout de même, à 100 à l’heure, nous laissant peu de repit.

XIIIè. Alors que le temps se durcit, malmenant l’équipage, un bateau surgit et le spectacle est effrayant : des hommes crucifiés sont suspendus à tous les mats.
Notre époque. Un technicien irlandais se retrouve pris dans une caverne où il découvrira un journal. Ce journal lui révèlera un certain nombre de secret, qu’il s’efforcera de continuer à percer en compagnie d’un ami et de la soeur de son ami.

Au XVIII siècle, dans l’Océan Indien, des marins hollandais croisent sur leur route un vaisseau fantôme, dont l’équipage a été crucifié sur des haubans. De nos jours, alors qu’il inspecte des installations pétrolières dans le désert du Néguev, Brian, un technicien irlandais, est victime d’une explosion. Il se réveille dans les profondeurs d’une grotte où, malgré ses blessures, il déniche, entre deux squelettes, le journal que tenait le médecin du navire batave…

A sa sortie de l’hôpital, il rencontre Leah, la soeur de son ami David : elle vient de traduire le manuscrit et lui en révèle toute l’importance. Dès lors, les trois jeunes gens partent dans un long périple qui les mènera à Amsterdam puis en Egypte, sur les traces d’une secte disparue, afin de retrouver de mystérieux médaillons censés ouvrir une porte sacrée. Celle-ci mène-t-elle à l’Enfer ou au Paradis ?
Nuit d’Avril (Avril 2006)256 pages 16.90 € ISBN : 2-35072-023-3 Couverture : Michelle Blessemaille
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