Le Miroir de Drusilla de Jacques Sadoul

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Drusilla set une élue. Depuis maintenant près de 2 millénaires, elle est sur Terre. Né dans la Rome Antique, elle est la soeur du fameux Caius César alias Caligula, et entretenait avec ce dernier une relation incestueuse.

A notre époque, elle cherche à rester isolée, à ne pas se mêler des histoires des hommes mais pourtant, elle tombera sous le charme d’une jeune fille qu’elle voudra sauver et acceptera pour cela de devenir une mère de remplacement, troquant sa liberté contre la sécurité de l’enfant. Mais tout ne va pas être si simple puisque Drusilla, comme tout élu, ne se reflète pas dans les miroirs, doit boire du sang et ne supporte pas le soleil… Ces “particularités” entraînent souvent qu’elle et les siens soient confondus avec des vampires, et les morts des deux côtés qui ont lieu risquent de rendre l’existence des immortels beaucoup moins discrètes.

Le roman revisite le mythe des vampires, bien que les élus ne soient finalement pas des vampires, au travers de la vie de Drusilla, l’une d’entre eux. Bien que faisant partie d’une minorité, la jeune-vieille femme fait le choix de rester éloigné des siens et de ce qu’ils représentent et ne veut pas prendre partie dans la lutte qui est sur le point de se déclencher. Pourtant, son amour pour une adolescente risque de la faire changer d’avis et va lui faire voir la vie sous un nouveau jour.

Axant énormément son récit sur l’aspect “solitaire” de Drusilla, Jacques Sadoul réussit à nous donner un roman fantastique intelligent et sensible. Si le personnage du Drusilla est marqué par la solitude, l’adolescente qu’elle prend sous son aile a ses propres démons et son propre système de pensée.

On comprendra très vite que l’opposition entre les “Elus” et les “Hommes” ne seront dus une nouvelle fois qu’à la bétise, partagée d’ailleurs par les deux camps.

Pourquoi avoir fait le choix de l’action aux Etats-Unis ? C’est une des questions que je me pose, comme si le fait de déporter l’action permettrait de lui donner plus de saveur, ou alors c’est parce que les français ne connaissent pas suffisamment leurs services secrets pour pouvoir comprendre les méandres des intervenants ? (En effet, il semble que nous soyons plus à l’aise dans l’organisation américaine avec la NSA, le FBI et la CIA qu’avec notre DGSE et …).

J’ai globalement bien aimé le roman même si certains passages sont un peu longuet mais par contre, les flash backs progressifs sur la première vie de la jeune fille sont une excellente idée qui permet de ne pas dévoiler trop vite la raison de son état actuel

Trois événements marquèrent cette soirée de janvier 2011 à Los Angeles, tous trois survinrent peu après le coucher du soleil. Une jeune femme alla boire un verre, mais était-elle vraiment une femme ? Un avocat d’assises acheta un miroir chez un antiquaire de Melrose Place, mais n’était-ce qu’un miroir ? Un homme fut abattu par des agents du gouvernement, mais était-il réellement humain ?

Black Coat Press (Janvier 2011) – Rivière Blanche – 314 pages – 20,00€ – 9781935558842

Couverture : Nathalie Lial

Premier Chapitre : Rivière Blanche

Achat : Rivière Blanche

À Los Angeles, Drusilla mène une vie difficile, car elle n’est plus tout à fait humaine, avec une gamine qu’elle a adoptée et un vieil avocat qui possède un miroir dans lequel elle peut se contempler, telle qu’elle était il y a 2000 ans, quand elle était la sœur, amante et conseillère de l’empereur Caligula… Mais peut-on traverser des miroirs trempés par des siècles de solitude et de peur?

Mini Bio (Quatrième de couverture) : Jacques Sadoul est cofondateur du Club du Livre d’anticipation, écrivain, directeur de collection et anthologiste spécialisé, auteur d’une histoire de la science-fiction et de nombreux ouvrages sur l’alchimie et le fantastique. Il a aussi remporté le Grand Prix de littérature policière et est connu pour son cycle fantastique du Domaine de R. (La Passion Selon Satan, Le Jardin de la Licorne, Les Hautes Terres du Rêve).

Le Miroir de Drusilla de Jacques Sadoul, 7.0 out of 10 based on 1 rating

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