Le Peuple Turquoise de Ange

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Ayesha 1

Arekh est rameur. Enfin, esclave sur une galère où il rame. Il y a des années, son avenir devait être tout autre, mais il s’est retrouvé sur les routes d’un monde où la guerre est l’occupation la plus prisée de ses gouvernants. La guerre et le commerce. Pour l’instant, la guerre et le commerce ne sont pas son problème majeur. La galère vient de se faire attaquer et elle coule. Avec lui, bien sûr. Alors lorsqu’une jeune femme vient le délivrer alors qu’il avait enfin accepté sa fin inéluctable, il remercie les Dieux.
Mais c’était avant de savoir le prix à payer pour ce sauvetage. Marikani n’est pas une simple jeune femme n’ayant pas froid aux yeux, mais aussi une reine, dernière descendante des Rois-Sorciers d’Arrethas. Pour Arekh, cela ne devrait pas poser de problème. Il s’est forgé une réputation de tueur, d’intriguant, d’homme égoïste, seul, et voulant le rester. Alors pourquoi se retrouve-t-il à risquer sa vie pour deux femmes et un adolescent, alors qu’il serait si facile de les abandonner, et de sauver sa peau ?

L’avis de Dilvich :
Voici une série qui commence bien. Surtout avec son héros masculin. Arekh, le type même de l’homme sans cŒur, le mercenaire de haut vol, qui se retrouve une humanité dont il pensait s’être débarrassée, ou que les Dieux lui avaient enlevée.
Du côté héroïne, on reste classique avec la jeune femme, reine, mais qui se bat pour la plus basse caste de son peuple, sur Arrethas, les esclaves, aussi appelés le Peuple Turquoise. Tout un peuple qui a été condamné par la vision d’un prêtre à l’esclavage à vie, par la parole des Dieux.
Pour ce qui est de l’histoire, mélange de politique, de batailles héroïques, belles d’ailleurs, avec comme fond, l’ambivalence de la pensée des deux héros. L’un croyant dur comme dur a la volonté, l’existence des dieux. L’autre soutenant la souveraineté de l’humain, ne tenant la magie et les dieux que pour des outils de pouvoirs inventés par les prêtres. On sent qu’en fait le sujet de cette trilogie pourrait bien n’être qu’une réponse à cette opposition.

Une bonne histoire, surtout soutenue par ses personnages principaux et secondaires.

L’avis de Morcar :
Mon dieu que la première moitié de ce livre est longue !! Durant toute la poursuite du groupe, l’histoire traine, tourne en rond, et même si petit à petit l’auteur nous peint l’univers original dans lequel va se dérouler sa trilogie, on s’ennuie.
Mais ça vaut le coup de s’accrocher, car la deuxième moitié du livre est d’un tout autre niveau. Les intrigues politiques et surtout la description encore de l’univers d’Harabec sont vraiment très accrocheurs.
Il faut avouer que l’auteur français a réussi à créer un univers fantasy original (par exemple le peuple d’ex-criminels vivant sur les fleuves), à la politique atypique, et aux coutumes hors du commun (rien que les soirées en l’honneur de Verella, déesse de l’amour, sont d’un genre qu’on utilise peu dans ce type de littérature…).

L’intrigue du roman ne commence donc réellement que dans la deuxième partie du livre, un peu à la manière du Seigneur des Anneaux, à partir du conseil d’Elrond. Jusqu’au bout, on se demande cependant pourquoi le peuple turquoise, peuple d’esclaves de ce monde fantasy, a donné son nom à ce premier roman, mais on comprend tout sur la fin, dans un excellent coup de théatre qui donne envie immédiatement de lire la suite, La flamme d’Harabec, en espérant que celle-ci sera intéressant dès le début, cette fois.

J’ai Lu n°7489 Fantasy (Janvier 2005)351 pages 6.80 € ISBN : 2-290-32333-3 Couverture : de Vincent Gaigneux

Quelque part en mer, dans un monde ravagé par les guerres et la peste depuis des millénaires… Arekh, un galérien au passé mystérieux et trouble, est arraché à une mort certaine par une belle inconnue qui se révèle n’être autre que Marikani Aya Arrethas, héritière de la lignée des rois-sorciers d’Harabec. Accompagnés d’une suivante et d’un autre esclave sauvé de la noyade, les rescapés vont tenter de rallier la cité natale de la souveraine. Mais pour cela, ils devront déjouer les nombreuses embuscades tendues par l’émir, l’irréductible ennemi de la jeune femme. Des pics aux mines souterraines, du palais d’été des rois d’Harabec à la Cité des Pleurs, c’est une course-poursuite aux mille périls qui va s’engager…
Editions Bragelonne 2001611 pages 22.00 € ISBN : 9782915549256
QuatrièmeDans les royaumes orientaux de Tanjor, le Peuple turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit une légende qui lui donnera un jour le courage, l’étincelle qui lui manquent pour se révolter : la légende d’Ayesha, la déesse qui commandera aux étoiles et rendra la liberté à ses enfants condamnés. Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l’incarnation d’Ayesha ? Est-elle celle qui doit allumer le feu de la révolte et devenir la guide de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, jetés sur les routes en quête d’un refuge, à travers le chaos et la guerre ? Ceci est l’histoire dune femme indomptable, de ceux qui l’ont aimée et de ceux qui l’ont trahie. C’est l’histoire d’une révolution. Dans les royaumes orientaux de Tanjor, le Peuple turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit une légende qui lui donnera un jour le courage, l’étincelle qui lui manquent pour se révolter : la légende d’Ayesha, la déesse qui commandera aux étoiles et rendra la liberté à ses enfants condamnés. Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l’incarnation d’Ayesha ? Est-elle celle qui doit allumer le feu de la révolte et devenir la guide de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, jetés sur les routes en quête d’un refuge, à travers le chaos et la guerre ? Ceci est l’histoire dune femme indomptable, de ceux qui l’ont aimée et de ceux qui l’ont trahie. C’est l’histoire d’une révolution.

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