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Les Annales du Disque-Monde 20

Le Père Noël n’est pas là. Et c’est La Mort qui le remplace au pied levé. Un volume où La Mort et sa famille sont en vedette, mais où l’on retrouve avec délice tous les mages et leur archi mage de l’Université. Où la Mort continue à apprendre sans comprendre tout à fait ce qu’est l’humain. La Mort, terrible révélateur entre les mains de Terry Pratchett, de tous ces défauts qui font notre société. La Mort, utilisée comme candide qui met à plat tous les faux-fuyants, les faux semblants.

Cette fois, c’est Noël qui est mis au pilori de l’humour mordant de l’auteur, avec tout ce qui l’entoure, la charité, le mérite, avec le contraste riche / pauvre, son commerce.
Et pendant ce temps, Suzanne, la petit fille de la Mort essaie de croire en une normalité, ou plutôt d’être normale, de ne pas pouvoir passer au travers des murs, de ne pas voir dans le temps. Mais pas facile, lorsqu’il lui faut chasser à coup de tisonnier monstres et croque-mitaine qui tournent autour des enfants dont elle est la gouvernante.
Et pendant ce temps, les mages se retrouve envahis par des dieux domestiques qui commencent vraiment à fatiguer Ridculle.
Et pendant temps, trois êtres, dans une pensée unifiée, sinon, il y a risque de «ho merde » suivi d’un «plop » intriguent contre la vie. Ce qui énerve la Mort.
Et enfin, en personnage à découvrir, Monsieur Leurduthé (prononcer Le-re-dou-té), un assassin qui vaut un coup d’Œil, sans regarder le sien, surtout.

Un volume plus sérieux. Personnellement, il me semble que Terry Pratchett laisse de plus en plus transparaître son malaise de la société. Que tout ce qui passait en jeux de mot, en deuxième niveau, est de plus en plus visible. La finesse de ses démonstrations politiques, sociales et économiques, appliquée sur le disque-monde, fait des annales une photographie où l’humour de l’auteur n’arrive pas toujours à faire passer la pilule. Pour moi, toutes les annales sont un sublime pamphlet à toute notre société, et pas uniquement occidentale, mais mondiale. Un pamphlet qui peut faire mal, même si l’humour, noir, le rire, jaune, fait que l’on continue à se délecter de ses écrits. Encore et toujours merci Monsieur Terry Pratchett… sans oublier son traducteur, Patrick Couton.

L’Atalante La Dentelle du cygne (2002)397 pages 9.99 € ISBN : 2-841-72223-6
Traduction : Patrick Couton
Couverture : de Josh Kirby

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