Le roi Pirate de R.A. Salvatore

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Séquence :Transitions n°2
Drizzt est de retour à Luskan, et les Royaumes ne seront plus jamais les mêmes !

La cité de Luskan est aux mains de la Confrérie F des Arcanes et est devenue le repaire des pirates les plus dangereux de la côte des Epées. Le capitaine Deudermont décide de se dresser face à autant de corruption. Sauver Luskan n’est sans doute pas aussi aisé que le pense Deudermont… mais Drizzt ne parvient pas à l’en dissuader, et se sent donc obligé de lui venir en aide.

Une toute nouvelle aventure de l’elfe noir qui tiendra en haleine les fans par son suspense et ses rebondissements. Même les lecteurs occasionnels des Royaumes Oubliés ne peuvent se permettre de la rater !
Après avoir traité d’un bouleversement important de l’histoire de Castelmithral dans “Le Roi Orque“, R.A. Salvatore s’attaque à un autre lieu important du Nord de Féérune qui va connaître à son tour un sérieux bouleversement : Luskan, la Cite des Navigateurs.
Bien qu’inscrite parmi les aventures de Drizzt Do’Urden, l’intrigue principale de cette aventure met plutôt en scène le Capitaine Deudermont, fidèle ami de Drizzt, et l’elfe noir y est bien plus en retrait. Découpé en quatre partie, le roman est assez inégal. Après une première partie faisait plus office de long prologue, la seconde démarre directement dans le feu de l’action, en pleine bataille. Une bataille qui durera toute cette seconde partie, et où on retrouvera tout le talent de l’auteur pour décrire ce genre de scène, mais qui m’a finalement un peu ennuyé par sa trop grande longueur. Suite à ça, on a le droit à une troisième partie en décallage total avec l’intrigue, l’auteur ayant semble-t-il voulu à tout prix nous dire ce qu’il était advenu de Wulfgar, alors que finalement elle n’apporte rien de plus, et que l’histoire de ce personnage se terminait très bien à la fin du “Roi Orque“. Enfin, la quatrième partie, qui revient pleinement sur l’intrigue principale du roman, est la meilleure du roman, et la plus intéressante à mon goût.
On retrouve ici le goût de R.A. Salvatore pour les intrigues tordues, à coups de trahisons et de plans compliqués comme il aime en mettre en place. Le fait que jusqu’au dernier chapitre, il semble vouloir garder secret l’identité de la personne qui dans l’ombre dirique tout ça fera un peu sourire les lecteurs ayant lu tous les romans de l’auteur, car ils comprendront dès le début de qui il s’agit. Ceux qui seront passé à côté d’une certaine trilogie se laisseront peut-être surprendre un moment, mais pas les autres.
On sent beaucoup plus ici encore, que dans le roman précédent, que cette trilogie est là pour mettre un point final aux aventures des Compagnons du Castel (nommés les Compagnons du Hall dans l’ancienne traduction de Fleuve Noir), et de tous les personnages qui auront gravité autour de Drizzt depuis son arrivée au Val Bise. Car tout au long de la lecture du roman, on sent qu’on arrive à la fin d’une époque, donnant tout son sens au nom de la trilogie. On est bien là dans une période de transition, et on en arrive à se demander ce qu’il adviendra de Drizzt une fois cette période passée.

Du côté de la traduction, les lecteurs anciens ayant lus les romans édités chez Fleuve Noir seront surpris de découvrir la nouvelle traduction de certains noms. Ainsi, le Farfadet des mers, célèbre navire de Deudermont, est devenu ici L’Esprit Follet de la Mer, et Morik le Rogue est devenu Morik l’Escroc, une traduction sans aucun doute meilleure cependant pour ce dernier (on peut en déduire que la trilogie nommée “des forbans” par Fleuve Noir serait nommée “des escrocs” chez Milady). On regrettera cependant que les Nazetripes soient devenus ici les “Exploseurs d’Entrailles“, non pas que la traduction soit mauvaise, mais leur nom avait été traduit différemment dans Le Roi Orque. Mais si ces changements de noms surprendront peut-être certains anciens lecteurs qui avaient leurs habitudes, ça ne retire pas la qualité de cette traduction, dans la lignée de toutes celles proposée par Milady jusque là.

En bref, si on retrouve ici le style de l’auteur, qui fonctionne toujours autant, et si les intrigues de ces Seigneurs Pirates de Luskan sont originales et intéressantes, les fans de Drizzt risquent cependant de le trouver trop en retrait dans cette aventure. Certaines parties du roman ne semblaient également pas nécessaires, comme celle concernant les frères Harpell ou celle tournant autour de Wulfgar, et la seconde m’a personnellement parue un peu trop longue et monotone.
Le roman est donc certe sympathique tout de même, mais n’est pas la meilleure aventure de Drizzt, ni le meilleur roman de R.A. Salvatore.

Quatrième : Drizzt est de retour à Luskan, et les Royaumes ne seront plus jamais les mêmes !

La cité de Luskan est aux mains de la Confrérie F des Arcanes et est devenue le repaire des pirates les plus dangereux de la côte des Epées. Le capitaine Deudermont décide de se dresser face à autant de corruption. Sauver Luskan n’est sans doute pas aussi aisé que le pense Deudermont… mais Drizzt ne parvient pas à l’en dissuader, et se sent donc obligé de lui venir en aide.

Une toute nouvelle aventure de l’elfe noir qui tiendra en haleine les fans par son suspense et ses rebondissements. Même les lecteurs occasionnels des Royaumes Oubliés ne peuvent se permettre de la rater !
Milady : 2009 – 480 pages – 21.00 € – ISBN : 9782811202132 –
Traduction :Maud Froidevaux
Couverture :Todd Lockwood

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