Le tueur des rails de Sylvain Johnson

Thomas est un jeune homme qui a passé la majeure partie de sa vie maltraité par son père, qui l’accuse d’être responsable de la mort de son frère cadet puis en hôpital spécialisé et ses troubles vont le pousser à s’attaquer régulièrement à des jeunes femmes…

Et ce soir en particulier, il va se décider à suivre Lilly, une serveuse, pour assouvir des besoins qu’on pourrait qualifier de bestiaux. Mais la situation ne va pas tourner comme il le pensait.

Lilly, tout comme lui, a perdu un être cher : sa mère. Et ce n’est pas le tout, les deux ont été tué par le même homme : le Tueur des Rails…

Ce roman tient beaucoup plus du thriller que du fantastique et même si on pourrait même dire que la “maladie” de l’homme et l’explication qu’il en donne sont purement psychiatrique, pourtant, ce ne semble pas si évident que cela et peut-être…

Le roman pourrait se découper en deux parties : la première est la rencontre entre Thomas et Lilly et le partage de leurs vies et l’étrange concours de circonstances qui les a mis en contact. La seconde partie va s’axer sur le Tueur et sur sa vie.

Avec beaucoup de talent, Sylvain Johnson nous fait suivre les pensées tortueuses de chacun des protagonistes, essayant de nous semer sur des voies sans issues et souvent avec brio… et je ne parlerais même pas du final qui est somptueux.

Pop Fiction – Collection Balle d’Argent – 181 pages – 19.50€ – 9782923753140

L’histoire d’un improbable couple : un jeune homme ayant grandi dans la culpabilité de la disparition de son frère cadet et une jeune femme troublée par la mort de sa mère alors qu’elle n’était qu’une gamine. Ils seront réunis pour accomplir la même mission : la capture du Tueur du Rails, un psychopathe qui pourrait fort bien être la source de tous leurs maux.

Le Tueur des rails les obligera à unir leurs forces, parce qu’ils veulent savoir la vérité, parce qu’ils veulent la comprendre. Mais qu’y-a-t-il à comprendre dans les agissements d’un monstre ? Et tout bien considéré, est-il vraiment un monstre ? Ou est-il plutôt lui-même la victime d’un monde cruel ? Son histoire est liée à une maladie millénaire trouvant son origine dans l’Égypte des pharaons et refaisant surface pendant la Seconde Guerre mondiale par la faute de scientifiques du régime nazi.

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