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“Si les Safunés m’avaient attrapé, ils m’auraient tué, découpé, cuit et mangé et ils auraient ensuite jeté mes os, répondit calmement le gnou. Je serais alors devenu termite… ou fourmi…ou sauterelle.c’est ainsi.”

Sur Novascholastica, les morts ne semblent en faire qu’à leur tête, refusant de passer dans l’au-delà et restant entre le monde des vivants et le monde des morts, dans un hôtel. C’est ici que Kematia va tenter de retrouver sa route.
Côté anglais, on décide d’envoyer un noir précepteur, Jab Renwick, fils d’un détenu et de sa cellule, accompagné du professeur mais néanmoins révérend Charles Dodgson, qui a pris l’habitude de prendre en photographie des fillettes (jeunes) dans des tenues qui ne conviennent pas à sa hiérarchie.
Le but étant bien sûr de mettre bon ordre à tout cela…

Ce roman de Jérôme Noirez est étrange, je crois que c’est un des mots qui le définit le mieux… On sent les références à Alice au pays des Merveilles – notamment du fait du nom de Charles Dodgson (véritable identité de Lewis Caroll) mais à la sauce “Noirez”.
Entendez par là que l’ensemble est délirant, je trouve, spécialement lors des rencontres de Kemania avec la faune post-mortem… Cela donne des discussions complètement décalées et au combien surprenantes.
Du côté des vivants, la situation n’est guère moins bizarre puisque nous sommes coincés entre le révérend incapable d’articuler une phrase si ce n’est lorsqu’il parle de sa passion plutôt étrange avec les petites filles qu’il préfère naturellement que très habillée et un Noir précepteur issue de parents pour le moins bizarre, ce qui lui donne quelques raisons d’aimer assouvir des attitudes pour le moins dérangeante (comme basculer un marin par-dessus bord pour le plaisir de le tuer)…
L’écrit de Jérôme est déconcertant à bien des moments et s’il est une chose qui est certaine, c’est qu’il est absolument nécessaire de bien suivre ce qui se passe si on ne veut pas se retrouver perdu sur Novascholastica (d’où qui sort ce nom ?).
Il est certain que ce roman est totalement atypique, et j’espère avoir réussi à vous donner le goût de le lire mais je le conseillerais quand même plutôt à un public habitué à lire des écrits “décalés”.

Sur Novascholastica, les morts ne semblent en faire qu’à leur tête, refusant de passer dans l’au-delà et restant entre le monde des vivants et le monde des morts, dans un hôtel. C’est ici que Kematia va tenter de retrouver sa route.
Côté anglais, on décide d’envoyer un noir précepteur, Jab Renwick, fils d’un détenu et de sa cellule, accompagné du professeur mais néanmoins révérend Charles Dodgson, qui a pris l’habitude de prendre en photographie des fillettes (jeunes) dans des tenues qui ne conviennent pas à sa hiérarchie.
Le but étant bien sûr de mettre bon ordre à tout cela…

Charles Lutwidge Dodgson, révérend, photographe amateur et professeur de mathématiques à l’université d’Oxford, n’a jamais songé à prendre pour pseudonyme Lewis Carroll. D’ailleurs, il n’a jamais songé à écrire des contes pour enfants. Mais il a rêvé d’Alice, trop sans doute, plus que la société n’est prête à tolérer: Le voilà contraint de s’embarquer pour Novascholastica, une colonie anglaise entre Afrique et Océanie, avec, pour seul compagnon d’infortune, un ” noir précepteur “, mage d’état chargé d’une besogne indicible… A Novascholastica, colons, indigènes, bêtes et entités fraternisent par-delà la mort ; une situation contre nature à laquelle il serait bon de mettre un terme. Ce qui n’est pas vraiment le problème de Charles qui a ses propres chimères photographiques à poursuivre…
Denoël Lunes d’Encre (Septembre 2007)335 pages 20.00 € ISBN : 9782207259733

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