Les Centaures d’André Lichtenberger

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Le bandeau qui entoure ce titre des éditions Callidor indique “Premier livre de fantasy française”, ce qui n’a pas manqué de m’interpeller.

La construction m’a surpris pour commencer car il s’agit bien d’une tragédie, autant dans l’histoire que dans la construction avec les cinq “actes” avec au coeur un mode de vie mis à mal par les Hommes.

Klévorak, chef des Centaures a réussi à instaurer une paix entre tous les animaux, protégeant les plus faibles tout en permettant aux carnivores d’assouvir eux aussi leurs préférences alimentaires. Dans ce monde de paix, trois populations d’animaux nobles co-existent : les Centaures, puissants, qui sont devenus les leaders de ce monde ; les Faunes dont l’occupation principale est la fête ; et enfin les Tritons qui occupent les fleuves.

Mais cet équilibre est précaire : les animaux nobles ont déjà du fuir l’hiver provoqué par une race qui semble se multiplier et a fait plier la nature sous le nombre : les Hommes.

Nous rentrons donc dans un monde où tout se passe pour le mieux, même si Klevoriak se doit de temps et temps de rappeler à l’ordre certains animaux enclins à enfreindre la règle. Pourtant, l’attitude de Kadilda, fille du chef, se refusant à ses prétendants et son besoin de solitude sont un premier coup d’épée dans la belle unité : la jeune centauresse montre par là une sensibilité et un intérêt au monde bien différent de ce qu’il est. D’autant plus qu’elle croisera la route d’un homme, Naram, qui la troublera plus que de raison et la poussera à ne pas prévenir ses semblables de l’arrivée de l’homme.

…c’est ainsi que parmi les bêtes, celles du moins dont les nouveau-nés se nourrissent aux mamelles de leurs mères, la fraternité est rtablie : elles ne forment plus qu’une seule famille dont les chefs sont les Centaures, fils du Soleil, Unis aux Faunes, fils de la Terre, et aux Tritons, fils de l’Océan, ils forment la triple race des animaux nobles, les Trois-Tribus soeurs et souveraines.

Le drame sera largement déclenché par l’accident provoqué par Pirip, roi des faunes et les siens : la mort d’un petit d’homme entraînera la colère de ces derniers et les poussera à affronter les animaux nobles.

Appuyés par les faunes et par les tritons et son chef Gurgundo, les Centaures vont tout faire pour échapper à un destin funeste.

J’ai été réellement soufflé par ce très bon roman qui n’a rien à envier aux livres de fantasy qui lui ont succédé. J’ai tremblé du début à la fin pour les trois races, tout en sachant pertinemment quelle fin attendait les protagonistes… Par contre, à aucun moment je n’imaginais que cette fin se passerait ainsi.

Les éditions Callidor ont d’ailleurs fait le choix d’illustrer le roman avec les illustrations de Victor Prouvé qui ont été faites spécialement pour ce livre ce qui rend tout simplement somptueux.

A l’approche des fêtes, un livre à offrir qui saura ravir les amateurs du genre.

Editions Callidor (Novembre 2017) – 285 pages – 20,00€ – 9782953944761

Illustrations : Victor Prouvé

Aux centaures la plaine luxuriante, aux faunes la forêt centenaire et aux tritons l’océan infini. Protecteur des Trois Tribus et gardien des animaux, Klévorak, le roi du peuple aux six membres, maintient la paix entre tous, imposant sa loi. Mais celle-ci vient d’être violée, et voilà que les eaux se déversent du ciel crevé et que la race impie des hommes, frères du froid et de la mort, menace l’équilibre de la nature… Pris entre la mer salée, immense et terrible, et les glaives de bronze des Écorchés, les centaures et leurs frères vont devoir faire un choix.

Les Centaures d'André Lichtenberger, 10.0 out of 10 based on 1 rating

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