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Les Prédateurs 1

Myriam et John Blaylock sont partis en chasse car ils sont obligés de se nourrir… De sang humain car notre couple est ce que l’on pourrait appeler des vampires… Chacun prend une cible dont la disparition ne surprendra pas trop mais voilà la faim de John, qui est un humain ayant goûté à l’immortalité offerte par sa femme, immortalité toute relative, est de plus en plus dur à satisfaire ; en plus, le Sommeil, qui doit faire suite à tout “repas” a du mal à venir.
Pour Myriam, le drame se reproduit, encore et toujours : le corps de John est en décomposition, sa fin est proche…
Heureusement, elle a prévu la chose et a déjà une remplaçante.
Néanmoins, lassé de perdre les êtres qu’elle aime (car elle les aime), elle envisage de contacter le Docteur Sarah Roberts, Gérontologue spécialiste dans les troubles du sommeil et qui est sur le point de réussir à reproduire in vivo le phénomène de transfert de l’immortalité.
Peut-être pourra-t-elle l’aider à garder ses amant(e)s ? En tout cas, elle fera tout pour essayer.

Comme je le disais sur la fiche globale, le vampire (la ?) de Whitley Strieber est bien plus humaine que ce qu’on a l’habitude de voir dans ce genre de littérature (avec une bonne exception pour Lestat d’Annie Rice)…
Le personnage deviendrait presque attachant si ce n’était un prédateur calculateur et froid.
Alors qu’on s’attend à trouver un être invincible et impitoyable, on se rend compte qu’elle est très affecté par les morts qui emaillent sa vie ; pire les terreurs nocturnes qu’elle racontera à Sarah seront plus vrais que nature (et vécu ??)
Bref, ce sera un duel acharné entre la “créature” et le médecin…
Un duel qui connaîtra à n’en pas douter une issue fatale, mais pour qui ?

L’éternelle jeunesse est une chose merveilleuse pour les rares personnes à en jouir, mais Miriam Blaylock voit plutôt cela comme une malédiction, une existence à jamais marquée par la mort et le chagrin. Même si elle peut accorder à ses amants [ceux dont elle ne boit pas le sang] une existence incomparablement plus longue, elle sait qu’en fin de compte tous ceux qu’elle aime finissent par dépérir et mourir. Maintenant elle est hantée par les signes de la disparition prochaine de son mari adoré, à peine âgé de quelques siècles.
Elle contacte le docteur Sarah Roberts, une spécialiste du vieillissement qui a peut-être trouvé dans le sang une substance qui serait la clef de l’immortalité. Mais celle-ci ne rique-t-elle pas de découvrir que Miriam est un vampire ?

Fleuve Noir Thriller Fantastique n°9304 (Novembre 2003)0 pages 6.50 € ISBN : 2-265-07711-9
Traduction : Michel Deutsch
Titre Original : The Hunger (1980)

Couverture : de Jean-Philippe Marie
Avis Ciné :
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Editions J’ai Lu 1983

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