les racines du mal de Maurice G. Dantec

Andréas Schaltzmann s’est mis à tuer parce son estomac pourrissait. Le phénomène n’était pas isolé, tant s’en faut. Cela faisait longtemps que les ondes cosmiques émises par les Aliens faisaient changer ses organes de place, depuis que les nazis et les habitants de Vega s’étaient installés dans ses quartiers.” Andreas Schaltzmann est un tueur et il le sait, mais quand on cherche à lui coller sur le dos des crimes qu’il n’a pas commis, du fond de sa clinique, il hurle.

Au même moment, un scientifique français Darquandier, met au point la « neuro matrice », sorte d’intelligence artificielle surdéveloppée, construite pour résoudre des affaires policières insolubres. Quand l’administration française lui met des batons dans les roues, il n’hésite pas à s’exiler aux Etats Unis. Un élément le remet sur l’affaire. Cette fois ci, il n’a pas l’intention d’abandonner et décide d’agir en solo et lorsqu’il affronte des tueurs en série également au top de la technologie, c’est une cyber traque qui commence.

Vous l’aurez compris, ce livre est tout sauf classique. Maurice G Dantec se définit comme un écrivain paranoïaque et son livre le montre bien. Il s’agit ni plus ni moins qu ‘une plongée hallucinée dans les méandres de l’esprit humain: le récit commence par raconter les délires paranoïques d’un sérial killer. L’être en question étant particulièrement dérangé, c’est parfois difficile à suivre. Il faut donc parfois s’accrocher pour suivre les 100 premières pages qui ressemblent assez à du Kafka. Puis l’histoire bascule sur le mode de la science fiction en mettant en scène une intelligence artificielle assez schizophrénique, un club privé de pervers assassins, et un petit génie de l’informatique. Le style se veut là plus direct surtout lors des scènes d’action. Le coté halluciné ne revient que lorsque la neuro matrice tente de sonder l’esprit de Schaltzmann. Dantec adapte donc son style au circonstances de son récit et cela est plus qu’appréciable. Ce roman est donc un roman total, alliant critiques de la lourdeur française et européenne, science fiction, thriller et histoire très noire.
Lire du Dantec ne laisse pas indifférent, on adore ou on déteste. En tout cas, le bonhomme nous a servi un extraterrestre de la littérature française et rien que pour cela je lui tire mon chapeau!

Andréas Schaltzmann s’est mis à tuer parce son estomac pourrissait. Le phénomène n’était pas isolé, tant s’en faut. Cela faisait longtemps que les ondes cosmiques émises par les Aliens faisaient changer ses organes de place, depuis que les nazis et les habitants de Vega s’étaient installés dans ses quartiers.” Andreas Schaltzmann est un tueur et il le sait, mais quand on cherche à lui coller sur le dos des crimes qu’il n’a pas commis, du fond de sa clinique, il hurle.

Au même moment, un scientifique français Darquandier, met au point la « neuro matrice », sorte d’intelligence artificielle surdéveloppée, construite pour résoudre des affaires policières insolubres. Quand l’administration française lui met des batons dans les roues, il n’hésite pas à s’exiler aux Etats Unis. Un élément le remet sur l’affaire. Cette fois ci, il n’a pas l’intention d’abandonner et décide d’agir en solo et lorsqu’il affronte des tueurs en série également au top de la technologie, c’est une cyber traque qui commence.

Gallimard 753 pages 7.13 € ISBN : 2 070 407 75 1996

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