les saints de l

Des tyrans et des rois 3

Renato Biagio a accompli son grand dessein : il est devenu l’empereur de Nar. De plus, il a vaincu ses 2 plus mortels ennemis : l’archevêque Herrith et Richius Vantran, épargnant seulement le second.
Cependant, sa victoire a eu des conséquences inattendues dont celui d’avoir affaibli considérablement l’empire. Il doit non seulement faire face à la défection de ses légions mais à la convoitise de Tassis Gayle, roi du Talistan, ce dernier ayant juré sa perte.
Maître des machinations huilées, Biagio sait qu’il pourrait se faire battre à son propre jeu et que son seul salut consiste à contracter les alliances les plus inattendues.

Voici le troisième volet de la première trilogie de l’écrivain américain John Marco, qui est pour le moins étonnant. En effet, «le grand dessein » se terminait par le retour définitif de Vantran à Falindar et par le couronnement de Biagio, et on imaginait donc mal comment il pourrait y avoir une suite. Seulement, il est connu que les américains adorent les trilogies et comme les meilleurs trilogies sont en trois épisodes, «les saints de l’épée » s’avérait évidemment indispensable .
Ce livre reprend les recettes qui ont fait le succès de ces précédants, à quelques exceptions près, tout d’abord, il est plus politique : là les alliances se font et se défont, les anciens amis deviennent des adversaires à abattre, et au contraire, les ennemis d’hier deviennent les alliés d’aujourd’hui. Bref, John Marco reprend à merveille le vieil adage qui dit qu’en politique, il n’y a pas d’amis mais seulement des intérêts communs. 2 regrets seulement : tout d’abord alors que la machination de Biagio était très bien construite dans «le grand dessein », elle est dans «les saints de l’épée » trop souvent soumise au hasard frisant même parfois l’incohérence, ensuite un monde un peu plus manichéen. Il est beaucoup plus facile de prendre partie et on voit presque apparaître de «bons sentiments ».
En conclusion, ce livre est un livre de fin de cycle, donc si vous avez adoré les 2 premiers, vous lirez celui là avec beaucoup de plaisir. Par contre, je conseille pour ceux qui ne connaissent pas John Marco de commencer par les 2 précédants : «le chacal de Nar » et «le grand dessein ».

Biagio a atteint son idéal suprême : il est l’empereur de Nar. L’exercice du pouvoir semble l’user : il découvre le poids et la responsabilité que la puissance lui confère. Il cherche d’autres solutions, d’autres voies, d’autres chemins. Biagio devra lutter encore une fois, non plus pour lui mais pour préserver la paix dans son empire.
Autour de lui, se pressent les courtisans obséquieux, se dévoilent les conspirations et rien ne semble pouvoir étancher la soif de pouvoir des principales familles nobles. Surtout celle de Tassis Gayle, roi du Talistan, qui voit dans les ruines de Nar, qui se remet à peine d’une épouvantable guerre civile, une proie à sa portée.
L’empereur Biagio devra demander l’aide des personnes les plus inattendues, comme ses anciens ennemis, car il est des causes qui dépassent les haines…

Bragelonne (Mars 2004)394 pages 9.99 € ISBN : 2-914-37077-6
Traduction : Michèle Zachayus
Titre Original : The Saints of the Sword (2004)

Couverture : de Stéphane Collignon

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