Les sondeurs vivent en vain de Cordwainer Smith

Les Seigneurs de l’Instrumentalité 1

Non, Non, pas Rogov : Dans une URSS en pleine guerre froide, tous les moyens sont bons pour prendre l’avantage sur l’adversaire. Et les connaissances du couple Rogov – Cherpas, brillant chercheurs, risquent vraiment de donner l’avantage aux communistes : ils ont peut-être trouvé le moyen de lire les pensées à des distances étonnantes…

La guerre n°81-Q : La guerre est désormais un jeu régi par un code très stricte… Il n’est plus question de mort d’hommes mais uniquement d’adresse de capitaines… Dans le conflit qui oppose les Etats-Unis au Tibet, le terrain choisi est les îles Kerguelen…

Mark Elf : La fusée était programmé pour obéir aux codes allemands et s’y référer pour l’atterissage. Mais quand ce savant envoya sa première fille, il ne pouvait pas savoir que le IIIème Reich ne tiendrait pas mais ce n’est pas bien grave, sa fille n’est pas une couarde, elle arrivera à s’en sortir.

La reine de l’après-midi : Charles et Oga vont trouver la deuxième des filles Vom Acht, Juli et ils auront du mal à comprendre comment cette jeune fille peut hurler ses pensées ainsi et pourquoi elle les traite ainsi…

Les sondeurs vivent en vain : Martel est un sondeur, un des rares privilégiés à pouvoir aller dans la grande douleur de l’espace, ayant été modifié pour cela… Actuellement il est cranché (il est rendu dans un état proche de la vie) ce qui n’empêche pas Vom Acht d’exiger sa présence à la séance exceptionnelle qu’il donne… Un homme soutient avoir réussi à aller dans l’espace et à en être sorti vivant et conscient…

C’est vraiment étrange comme tous ces tableaux arrivent à constituer un ensemble…
On est entraîné dans cette avenir bizarre, étrange et incompréhensible…
Déjà, avoir choisi comme “héros” des premières nouvelles des fils de nazis peut paraître étrange mais quand en plus, les filles arrivent à faire quelque chose de positif !!!
On a du mal à décrocher, et on se ballade dans cette humanité changée et sans but, désoeuvrée et on espère que ce ne sera pas cela notre avenir… Entre animaux-hommes et hommes-machines, que reste-t-il des “hommes véritables” ?
Vraiment une oeuvre à part dans la SF…

“… Et quand les premiesr hommes à aller dans le Grand Extérieur arrivèrent sur la Lune, que trouvèrent-ils ?
– Rien ! répondit le choeur silencieux des lèvres.
– Aussi allèrent-ils plus loin, jusqu’à Mars et Vénus. Si les vaisseaux partaient tous les ans, jamis, jusqu’à l’An Premier de l’Espace, ils ne revinrent. Alors, un vaisseau revint avec le Premier Effet. Sondeurs, je vous le demande, qu’est-ce que le Premier Effet ?
– Personne ne le sait. Personne ne le sait.
– Personne ne le saura jamais. Trop nombreuses sont les variables. Comment connaissons-nous le Premier Effet ?
– Par la Grande Douleur de l’Espace, dit le choeur.
– Et par quel autre signe ?
– Par la nostalgie, ô la nostalgie de la mort !”

Folio SF n°165 (Mars 2004)549 pages 6.00 € ISBN : 2-070-42715-3
Traduction : Michel Demuth, Alain Dorémieux, Denise Hersant, Yves Hersant et Simone Hilling.
Titre Original : The rediscovery of Man (1993)

Couverture : de Manchu
Réédition

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