Les Vampires de Manhattan par Melissa de la Cruz

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  Les Vampires de Manhattan, 1

L’écriture de Melissa de la Cruz reste agréable même s’il y a eu des moments dans le roman où le déroulement des scènes ne me semblait pas très clair. En règle générale, elle prend le temps de présenter les personnages et les lieux ; les premiers chapitres s’intéressent à tour de rôle aux différents héros de cette série, on découvre leur personnalité, leurs relations les uns par rapport aux autres et quelques rares évènements de leur passé. En alternance, un très ancien journal intime, datant du XVIIème siècle est cité ; une femme s’y exprime à l’époque des colonies de Plymouth et son lien avec le présent récit est expliqué à la fin de ce premier tome.

Au début de ce tome, aucun personnage ne se démarque franchement des autres et cela m’a un peu dérangé. J’aime quand l’un des heros prend davantage de place et nous offre un repère pour suivre les évènements. Ici, cela n’est pas totalement présent, Theodora prend plus d’importance en fin de tome mais les autres restent des personnages très développés et sur le premier plan.

Theodora donc, est une jeune femme discrète, douce, nature et qui doute beaucoup d’elle même. Beaucoup lui reproche son look un peu particulier, qu’elle assume malgré tout. Il y a également Bliss et Mimi, deux jeunes femmes très superficielles, très fashion, un peu désagréables (surtout Mimi) mais qui semblent cacher de lourds secrets. Trois jeunes garçons ont beaucoup d’importance, et de secrets, également, il s’agit de Jack, le frère de Mimi, Dylan et Oliver, le meilleur ami de Theodora. Le point commun de tous ces jeunes gens est leur appartenance au lycée Duchesne… mais pas seulement…

L’histoire commence très lentement avec cette bande de jeunes somme toute bien normaux. Mais, petit à petit, à partir de la mort d’une de leur camarade, des points sombres apparaissent : Mimi qui évoque le Comité, Bliss qui y est cordialement invitée, Theodora dont les bras se couvrent d’arabesques bleutées… La révélation de leur différence arrive à la moitié du tome, elle est brutale pour eux comme pour nous. Il est bien question de vampires mais le mythe utilisé par Melissa de la Cruz ne tient qu’à elle et j’avais très envie d’en apprendre plus sur ces ‘Sangs Bleus’ comme ils sont appelés. Les origines et les dangers se dévoilent alors tandis que l’enquête sur le décès de leur camarade progresse. Pour finir, Theodora qui semblait insignifiante au début du tome se révèle être bien différente des autres ; un point qui devrait être développé dans les tomes suivants.

Pour conclure, ce premier tome des “Vampires de Manhattan“, malgré un début trop lent à mon goût s’est révélé très intrigant. J’ai aimé que Theodora prenne plus de place en fin de roman et surtout, qu’un mystère sur son passé et ses origines s’installe. Le mythe des vampires utilisé par Melissa de la Cruz est lui aussi très intéressant à découvrir. Un bon début de série, je suis très curieuse de découvrir la suite.

“Il n’y a pas plus glamour que Mimi et son frère Jack au lycée ultra chic Duchesne, à New York. Snobs et branchés, ils forment avec leurs amis un club très sélect. Theodora, qui est plus vintage que Prado, n’est pourtant pas insensible au charme du très sexy Jack. Pourquoi un garçon si populaire s’intéresse-t-il soudain à elle ? Quel rapport avec Aggie, une élève retrouvée morte, vidée de son sang ? Theodora est déterminée à le découvrir quand apparaît sur sa peau un entrelacs de veines bleutées qui lui glace le sang. Elle non plus n’est pas une fille tout à fait comme les autres…”

Le Livre de Poche (2011) – Jeunes adultes – 338 pages – 6€90 – ISBN : 9782013229562

Traduction : Valérie le Plouhinec

Couverture : Bruno Juminer & Rudy Sulgan

Titre VO : Blue Bloods (2006)

 

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