Les Ventchanteuses de Megan Lindholm

Le Cycle de Ki et Vandien 2

Une vieille femme, Sloran, propose à Vandien un contrat de charretier. Un contrat paraissant très simple et payé une fortune, plus autre chose, ayant beaucoup plus d’importance pour lui. Mais il n’a pas d’attelage. Il se résoud à proposer de s’associer avec Ki, son amie, son associée, sa compagne de route. Seulement, il ne peut lui avouer pourquoi ce contrat lui tient tant à coeur. Ki ne pliera pas, surtout après avoir compris les vrais termes du contrat. Aller chercher un coffre extrêmement précieux des Ventchanteuses, dans un de leurs temples englouti sous la mer la plupart du temps. Peut-être que si Vandien avait osé parler… mais il se retrouve seul, à la recherche d’un attelage, en direction de son futur travail.

Pendant ce temps, Ki reprend la route, après lui avoir promis qu’elle serait là pour le voir effectuer ses recherches. Cependant, le contrat qu’elle accepte en attendant, va la mener sur une route des plus mystérieuses, devenant le jouet d’un magicien appelé Dresh, ennemi farouche des Ventchanteuses.

Maintenant que Megan Lindholm a tracé les contours de son monde dans Le Vol des Harpies, elle peut se laisser aller à en remplir les frontières. Nouvelles races, nouveaux personnages, rapports de force entre des entités plus très humaines comme les Ventchanteuses. La progression est au rythme de l’attelage de Ki, même lorsque la jeune femme prend, contre son gré, des chemins que ses chevaux et de sa roulotte ne peuvent suivre.

Les deux personnages principaux, bien qu’intimes, entretiennent une distance entre eux, symbole de liberté, d’indépendance. Cela semble fonctionner, pour l’instant.

La lecture est simple, fluide.
Dans les nouveaux personnages, un magicien, Dresh, aux chevilles enflées en dehors de toutes proportions, à l’esprit tortueux. Il avoue lui-même qu’une grande partie de son pouvoir ne tient qu’à sa connaissance des gens qui lui permet de faire faire ce qu’il veut à ses victimes.
Nous entrons aussi plus précisément dans le monde historique et politique des Ventchanteuses.
Les deux histoires relatées et menées en parallèle, sont reliées tout au long du récit par les sentiments des deux amants. Sentiments qui les aident réciproquement de temps en temps. Mais c’est surtout leur propre personnalité, leur ego qui les pousse en avant.

Non, je n’en veux pas à cette maison d’édition, dont j’achète allégrement les livres, mais dites, ho gens de Mnémos, une mention quelque part, sur la couverture, que ce tome est le deuxième d’un cycle, ne ferait pas de mal. Même problème pour La Porte du Limbreth le troisième tome, que j’ai acheté sans savoir qu’il faisait parti du cycle de Ki et Vandien. D’ailleurs, dans le bouquin, il n’est même pas dit quel est le premier volume. Enfin bon. Cela ne gâche rien à la lecture, surtout que cette fois, le pôvre personnage que je suis en orthôgraf n’a pas vu de coquilles 🙂 dans le texte.

Bon, je vais enfin pouvoir lire le troisième volume. Mais en fait, peut-être est-ce une manŒuvre commerciale pour faire acheter les tomes précédents 😉 . Bien joué. 🙂 .

Ventchanteuses… le seul nom de ces créatures mystérieuses, qui ont appris à commander au temps en échange de leur humanité, inspire crainte et superstition. Ki doit pourtant les affronter pour aider son ami Vandien le Balafré parti à la recherche du coffre des Ventchanteuses, ultime vestige de leur temple englouti, et objet de toutes les convoitises. Une dangereuse chasse au trésor… Car en portant secours à Vandien, Ki devient malgré elle l’instrument de Dresh, sorcier au charme ambigu, et pire ennemi des Ventchanteuses…
Mnémos Icares (2004)342 pages 9.99 € ISBN : 2-915-15925-4
Traduction : Guillaume Le Pennec
Titre Original : windsingers (1983)

Couverture : de Michel Welphy

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