Leslie de Anton Brama

Leslie s’ennuie dans sa petite vie bien réglée d’épouse bourgeoise. Elle a beaucoup, voire trop, d’argent, n’a jamais eu à travailler, a un mari aimant mais souvent absent à cause de ses importantes responsabilités. Et qui plus est, victime de dépression depuis son adolescence, elle prend des anxiolytiques et des somnifères. Alors, entre promenades oisives, balades dans les magasins, achats ostentatoires et discussions insipides avec des voisines trop semblables à elle, Leslie mène sa barque sans originalité.
Jusqu’au jour où, en vacances à Marrakech, elle rêve d’une rencontreavec un vieil homme qui, après avoir testé sa force morale, lui confie un bracelet. Ce bracelet, qu’elle trouve à son poignet en se réveillant, a l’étrange pouvoir de lui révéler le degré d’hostilité des individus. Un moyen extraordinaire de peser l’âme des gens et de savoir s’ils sont bien disposés envers elle. Etjustement, à ce moment là, elle commence à éprouver des doutes à propos de son mari Pierre, qui s’est rendu seul à une soirée qui a fini en partouze. Une partouze à laquelle il jure n’avoir pas participé, mais elle ne le croit pas. Depuis ce jour, elle commence à douter de tous. Jusqu’au jour où elle rencontre un tueur en série.

Soyons clair, Leslie n’est pas aussi mauvais que Le monde de Mekklouf, mais il n’est pas non plus excellent. Il a ses qualités, mais aussi pas mal de défauts. L’auteur change, et ça se voit tout de suite, de manière positive qui plus est. Meilleur style, histoire plus interessante, tout était meilleur, mais malheureusement pas assez.
Ici, on ne se fout pas du lecteur, on essaye pas d’envelopper le tout sous une pseudo-forme scientifique, on a juste un roman fantastique. Une femme qui se retrouve soudainement en possession du fabuleux pouvoir de jauger l’âme des gens et de savoir s’ils sont bons ou diaboliques. Unpouvoir qui va la transformer en juge, puis en bourreau, un peu à la manière d’un Judge Dredd. Sauf que ça dérape très vite, et que son pouvoir l’entraine dans une spirale infernale où elle jugera n’importe qui pour n’importe quoi, perdant le contrôle de son pouvoir.
Si au début, l’histoire reste plutôt bien ficelée et convaincante, ça dégénère très vite pour ne plus devenir qu’un imbroglio mêlant une Leslie folle à lier au milieu de dizaines de cadavres. Le texte perd toute cohérence, toute logique. Comme par exemple, quand elle réussit à placer trois cadavres dans autant de malles, alors que ce n’est qu’une femme décrite comme malingre…Enfin, une foule de petits détails qui montre que le scénario perd de sa force au fil des pages,et surtout qu’il manque de réalisme. Il y a une évidente lacune de relecture, qui se voit aussi dans les fautes d’orthographes, tout de même (heureusement) moins nombreuses que dans le monde de mekklouf.
En fait, un livre qui n’est pas totalement inintéressant. De bonnes idées, un texte qui commence bien, mais qui s’effondre trop rapidement. Ca ne manque pas de rythme, mais plutôt de travail. C’est dommage, car il n’aurait pas été si mal, s’il n’avait pas été publié en étant encore un brouillon.

Leslie s’ennuie dans sa petite vie bien réglée d’épouse bourgeoise. Elle a beaucoup, voire trop, d’argent, n’a jamais eu à travailler, a un mari aimant mais souvent absent à cause de ses importantes responsabilités. Et qui plus est, victime de dépression depuis son adolescence, elle prend des anxiolytiques et des somnifères. Alors, entre promenades oisives, balades dans les magasins, achats ostentatoires et discussions insipides avec des voisines trop semblables à elle, Leslie mène sa barque sans originalité.
Jusqu’au jour où, en vacances à Marrakech, elle rêve d’une rencontreavec un vieil homme qui, après avoir testé sa force morale, lui confie un bracelet. Ce bracelet, qu’elle trouve à son poignet en se réveillant, a l’étrange pouvoir de lui révéler le degré d’hostilité des individus. Un moyen extraordinaire de peser l’âme des gens et de savoir s’ils sont bien disposés envers elle. Etjustement, à ce moment là, elle commence à éprouver des doutes à propos de son mari Pierre, qui s’est rendu seul à une soirée qui a fini en partouze. Une partouze à laquelle il jure n’avoir pas participé, mais elle ne le croit pas. Depuis ce jour, elle commence à douter de tous. Jusqu’au jour où elle rencontre un tueur en série.

« … Leslie rappelle-toi, tu es une tueuse utile, tu es l’ennemi du diable, chacun de tes actes a allégé la surface terrestre de l’hostilité humaine, du mal… Va ouvrir… Va ouvrir…
Que risques-tu ? Rien… Tu ne risques rien… Car ton pouvoir est immense… Et puis qui sait, rien ne te dit que la personne derrière la porte soit exempte de tout reproche, peut-être faudra-t-il faire ton devoir ? Qui sait ? Allez… Vas-y ouvre… ouvre cette porte ! … »

Intense Fiction (2007)248 pages 19.60 € ISBN : 978-2-9529310-1-4 En savoir plus

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