L’Homme Feu de Joe Hill

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L’épidémie qui frappe le monde rend la vie impossible : à tout moment, une personne infectée peut craquer et s’enflammer, entraînant de nombreuses morts. Des mesures de précaution sont prises pour éviter la contagion mais sans connaissance de la méthode de propagation, les tensions s’exacerbent.

Dans ce monde en passe de disparaître, Harper, infirmière à l’hôpital, fait preuve d’une humanité qui frise aux yeux de certains l’inconscience. Alors, lorsqu’elle se retrouve elle-même contaminée, elle ne va avoir d’autre choix elle aussi que de se cacher… et en premier lieu de son mari.

Un jour, elle ôta sa chemise pour se contempler dans le miroir accroché à l’armoire. Une ceinture comparable à un tatouage noir et jaune se dessinait au-dessus de ses hanches. Une fois qu’elle eut maîtrisé la nausée et récupéré son souffle, elle fut bien obligée d’admettre les qualités esthétiques du motif.

Au fur et à mesure de ses publications, Joe Hill montre que son talent n’était pas passager. Une nouvelle fois avec L’Homme-Feu, il nous propose un livre plein de suspens et de réflexion sur l’homme et sa réaction face à la différence.

Si nous posons le décor, un virus a fait son apparition et se répand de façon exponentielle dans le monde. Les premiers symptômes sont des marques, faisant penser à des tatouages, sur le corps des infectés, qui vont se répandre jusqu’à ce qu’un point de non retour apparaisse et que “l’infecté(e)” ne s’enflamme. Autant dire que les combustions “spontanées” ont déclenché de grandes catastrophes et que des sécurités sont mises pour séparer les personnes saines des personnes infectées.

Alors, ce que nous allons voir essentiellement dans ce roman se réfère à la bêtise humaine dans toute sa splendeur. Si la séparation entre les personnes saines et infectées semblent logique, la façon de traiter les infectés (appelés les bec-bunsen) montrent une nouvelle fois la capacité de l’homme à exclure et à diviser.

Des groupes de chasseurs traquent et tuent les malades, plus par plaisir que par nécessité. Pourtant, les malades arrivent à se réunir pour tenter de vivre autrement, et c’est une de ces communautés que Harper pourra rejoindre. Cette communauté a tout pour permettre de vivre avec son infection, d’autant que l’ “Homme-Feu” arrive à contrôler totalement le feu qui bout en lui.

Mais, même avec des bonnes intentions, la situation basculera à nouveau par l’inconscience de certaines personnes.

Harper est un personnage emblématique, optimiste dans l’avenir (n’est elle pas infectée et enceinte ?), et avec un vrai désir de construire des relations solides et fiables. Elle sera le fil rouge d’un roman où la bêtise humaine, très renforcé par les aspects religieux vont rendre les rebondissements nombreux…

Un vrai coup de cœur !

JC Lattès (Juin 2017) – 700 pages – 23,00€ – 9782709656849
Traduction
: Antoine Chainas
Titre Original : The Fireman (2016)
Couverture : Silas Manhood

Personne ne sait exactement quand et où cela a commencé.
Sur le corps des hommes et des femmes de magnifiques tatouages apparaissent et brûlent plus ou moins violemment les individus qui les portent… Boston, Détroit, Seattle… sont frappés. Il n’existe pas d’antidote.
Harper est une infirmière merveilleusement bienveillante. Le même jour, elle découvre qu’elle est enceinte et qu’elle est touchée par le virus. Paniqué son mari fuit.
Et dans ce monde en ruines où des micros sociétés se créent et des milices d’exterminations traquent les malades, Harper va rencontrer l’Homme-feu capable de contrôler le feu intérieur qui consume les humains. Ensemble, ils vont tenter de sauver une société terrorisée où chacun est prêt au pire pour tenter de survivre.
Une fresque aussi profonde que fascinante sur l’homme face à ses peurs vertigineuses et à sa puissance de vie.

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