L’héritage de R.A Salvatore

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Séquence :La séquence d ‘Ombre-Terre et du Val Bise n°7
Drizzt se sent enfin chez lui à Castelmithral et tout le monde s’affaire pour préparer le mariage de Wulfgar et Catti-brie. Mais son bonheur est précaire. Des nains disparaissent, et Drizzt découvre bientôt qu’ils ont été massacrés par un drow ! Sa véritable famille se rappelle à lui de la pire des manières : sa soeur, son frère et le mercenaire Jarlaxle complotent dans l’ombre pour assurer sa chute et leur vengeance. Pendant que Drizzt mène son propre combat, Bruenor et les autres doivent faire face à une invasion de gobelins. L’héritage de l’elfe noir représente un bien lourd fardeau pour lui et ses proches !

Après une première trilogie consacrée à Drizzt et son combat pour échapper à son peuple, les drows, puis une seconde trilogie consacré aux compagnons du Castel, R.A. Salvatore réunit ici les deux intrigues dans un nouveau roman, le passé de Drizzt ressurgissant et impliquant cette fois ses compagnons qui ne l’accompagnaient pas à l’époque de son premier combat contre sa famille. Si l’idée était bonne et même plutôt alléchante, le résultat final est assez décevant, je dois dire. Car l’intrigue ici, que je découvrait pour la première fois n’ayant jamais lu l’édition de Fleuve Noir de cette troisième trilogie, se résume à une succession de combats dans l’Outreterre, bien loin des intrigues et complots habituels des drows.
Et si les deux intirgues des précédentes trilogies se rejoignent ici, les ennemis de ces deux-ci également. Pourtant, on ne comprends pas vraiment quel était l’intérêt pour chacun d’entre eux de s’allier avec l’autre. Du coup, le roman repose déjà au départ sur un élément à mon avis un peu bancale. Mais suite à ça, l’intrigue n’est franchement pas passionnante. On retrouve les personnages de Vierna et Dinin, soeur et frère de Drizzt, ainsi que le célèbre Jarlaxle, on retrouve le désormais éternel ennemi de Drizzt, mais si tout cela donne lieu à des combats une fois encore magnifiquement décrits, ce qu’il y a autour ne rime pas à grand chose. D’ailleurs, l’intrigue se déroule sur très peu de temps, et il s’y passe très peu de choses.
On a donc l’impression ici de lire une très grosse introduction à ce qui va suivre, impression renforcée par la lecture du dernier chapitre où l’auteur intègre de nouveaux éléments qui risquent d’être importants pour la suite. On sent donc que tout ça s’ouvre sur quelque chose qui peut être vraiment très bon. Mais fallait-il pour autant faire une si longue introduction à ça ?
Si j’ai été déçu par des raccourcis un peu faciles pris au début dans l’intrigue, un autre élément m’a également fait un peu grimacer. En relisant les premières aventures de Drizzt, je m’interrogeait sur la fameuse dague certie de joyaux, me demandant à quel moment elle allait acquérir ses pouvoirs vampiriques. Et puis en fait, on les découvre comme ça, comme par surprise, alors que l’auteur n’en avait jamais parlé auparavant et que tel qu’il en parlait, l’arme ne semblait pas avoir ce pouvoir. Ca m’a donc donné l’impression qu’il a “improvisé” ça en cours, ce qui m’a un peu déçu, je dois l’avouer.

Bref, bien que cette septième aventure de Drizzt Do’Urden bénéficie des mêmes qualités que les précédentes concernant la description des combats, l’intrigue ici est vraiment mince et sans grand intérêt pour le moment. Ca aurait pu faire la première partie d’un roman, puisque l’auteur découpe toujours ses livres en plusieurs parties, mais en aucun cas il n’y avait matière à en faire un roman complet, à mon avis.

Alors évidemment, si on a accroché aux personnages, on suivra cette nouvelle aventure jusqu’au bout malgré tout, d’autant plus qu’elle ouvre la voie à quelque chose qui promet d’être bien meilleur, mais c’est quand même décevant.

Quatrième : Drizzt se sent enfin chez lui à Castelmithral et tout le monde s’affaire pour préparer le mariage de Wulfgar et Catti-brie. Mais son bonheur est précaire. Des nains disparaissent, et Drizzt découvre bientôt qu’ils ont été massacrés par un drow ! Sa véritable famille se rappelle à lui de la pire des manières : sa soeur, son frère et le mercenaire Jarlaxle complotent dans l’ombre pour assurer sa chute et leur vengeance. Pendant que Drizzt mène son propre combat, Bruenor et les autres doivent faire face à une invasion de gobelins. L’héritage de l’elfe noir représente un bien lourd fardeau pour lui et ses proches !
Milady : 2010 – 360 pages – 19.00 € – ISBN : 9782811202750 –
Traduction :Éric Betsch
Couverture :Todd Lockwood

Quatrième : Un guerrier peut-il jamais lâcher son fardeau et savourer la douceur du repos ? Près de vous, Bruenor, Cattie-Brie, Wulfgar et Régis, mes chers amis, j’ai longtemps rêvé que ce serait possible. Moi le banni, celui dont nul ne voulait, j’ai connu ou cru connaître un monde de paix et d’harmonie. Hélas, de très anciens ennemis remâchaient leur venin, tapis dans les entrailles d’Ombre-Terre. Et voici qu’ils en sortent, et que revient, contre mon gré, la saison des combats. A moi, mes cimeterres ! À moi, l’ancestrale férocité de mon peuple ! La lutte est-elle donc l’humus de ma vie ? Drizzt Do’Urden elfe noir au cŒur vaillant.
Fleuve Noir : 2000 – 244 pages – ISBN : 2-265-07438-1 –

L’héritage de R.A Salvatore, 10.0 out of 10 based on 2 ratings

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