Libration de Becky Chambers

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Après avoir lu L’Espace d’un an de Becky Chambers, j’étais impatient de me lancer dans la suite Libration. J’espérai bien sûr retrouver cette ambiance et cet optimiste qui ont été pour moi un vrai bol d’air frais.

Si vous n’avez pas lu L’Espace d’un an, ne lisez pas plus loin car je vais vous dévoiler sinon une partie de la fin…

Nous avions découvert à la fin du premier volume que la réintégration de Lovelace (l’I.A. de bord du vaisseau) n’avait pas eu l’effet escompté puisque sa mémoire ne revenait pas. De façon à ne pas rendre triste XX, Poivre, en accord avec la “nouvelle” I.A., transférera Lovelace dans un corps artificiel.

Libration reprend à ce moment là, ce moment où Poivre et Lovelace quitte le navire pour rejoindre une planète où elles pourront rester cachées à l’U.G.

Mais Sidra – nom choisi par Lovelace pour son personnage – va avoir bien du mal à s’habituer à sa nouvelle vie et notamment au fait qu’elle perd une grande partie du contrôle et son omniprésence dans le vaisseau auquel elle appartenait…

Sidra resta dans on coin longtemps après le départ de Poivre. Elle se débattait contre le noeud d’émotions qui entravait ses processus. Elle en voulait à Poivre de ne pas comprendre. Elle était reconnaissante à Poivre de vouloir l’aider. Elle en voulait à Poivre de ne pas être d’accord avec elle sur l’accès aux Liens. Elle avait honte de son attitude. Son attitude était parfaitement normale. Non. Si.

En parallèle de cela, nous suivons l’histoire de Jane 23, 23 car elles sont des centaines à travailler ensemble à trier, réparer des pièces électroniques dans une usine. Mais Jane 23 se pose des questions avec son amie (elle aussi une Jane) et suite à une explosion dans l’usine où elle travaille, Jane 23 va découvrir un monde qu’elle ne connaissait pas au-delà des murs habituels.

Avec toujours autant de talent, Becky Chambers nous fait découvrir des personnages qui vont nous faire réfléchir sur l’humanité, les parcours de Sidra et Poivre pouvant être mis en miroir l’un de l’autre. Et ce qui fait toujours plaisir, c’est le côté positif qui ressort de Libration, et que nous avions déjà souligné pour l’Espace d’un an.

Le récit de Becky peut prêter à d’autres histoires dans le même univers (nous ne parlerons pas de suite puisque les deux histoires peuvent se lire indépendamment) et il est donc probable que nous retrouvions des personnages de ces titres à l’avenir.

Il est néanmoins dommage d’avoir dévoilé dans le quatrième une partie de l’histoire car, de mon côté, je n’ai lu que tardivement le quatrième et je n’avais pas du tout fait le rapprochement entre les deux personnages…

L’Atalante (Juin 2017) – 378 pages – 21,00€ – 9782841728114
Traduction
: Marie Surgers (Etats-Unis)
Titre Original : A closed and common orbit (2016)
Couverture : Clémence Haller

Lovelace, intelligence artificielle née à bord du Voyageur à la fin de L’Espace d’un an, accepte de se transférer à bord d’un corps synthétique. Devenir humaine, une chance ? Pas pour elle : les limitations de la chair l’étouffent. Champ de vision ridiculement restreint, pas d’accès au réseau, réactions physiologiques incontrôlables… 
À ses côtés, Poivre, mécano, l’aide de son mieux. Ancienne enfant esclave libérée par miracle, grandie seule sur une planète ravagée, elle aussi a dû lutter pour accéder pleinement à l’humanité et se construire une vie, sinon ordinaire, du moins normale. 

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