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Bartimeus 2

Londres, XXI siècle.
Nathaniel, alias John Mandrake a grandi. Il est entré dans sa quatorzième année. Ayant gagné dans son aventure précédente un important prestige, ceci lui a ouvert les portes du Bureau des Affaires Internes. Il y a grimpé les échelons avec célérité, se retrouvant maintenant à une place que lui jalouse de plus anciens employés. Pour l’instant, sa mission est de débarrasser Londres d’une faction terroriste, avec laquelle il a déjà eu à faire dans l’affaire de L’Amulette de Samarcande. Un souvenir peu reluisant d’ailleurs.
L’affaire se compliquant très rapidement, avec l’arrivée d’une créature inconnue qui détruit avec la même facilité mur de pierre et Djinn, Nathaniel perd peu à peu grâce aux yeux de ses protecteurs. Il ne lui reste plus qu’une option. Invoqué un démon le plus puissant qu’il connaisse pour l’aider. Et c’est Bartiméus qui va écoper de l’affaire.

Toujours aussi imbu de sa personne (c’est un démon), on retrouve avec plaisir le Djinn Bartimeus a avec ses vantardises, sa couardise et sa recherche incessante de contourner les ordres. C’est aussi le retour de Nathaniel. Encore plus imbu de sa personne que Bartiméus, mais c’est le lot des magiciens, il est bien entré dans sa fonction d’être supérieur et tout puissant. Heureusement, il est aussi très intelligent, mais n’a toujours aucune connaissance de l’âme humaine, sauf pour ce qui est d’arrivée à ses fins. Et non, ce n’est pas encore dans ce volume que l’on verra naître une idylle quelconque entre le vilain magicien boutonneux une personne du beau sexe, même s’il réagit à leurs appâts. Pour l’instant, le parcours initiatique du jeune garçon se fait uniquement sur la route du pouvoir. Et Barthismes, son précepteur ironique, son mentor dérangeant du moment finit par paraître beaucoup plus humain de son maître.

La lecture m’a parue lente, mais c’est le style de l’auteur. Le long de courts chapitres, le texte laisse le temps de s’imprégner du récit, en tirant toujours vers l’avant. Difficile de s’arrêter.
Avec cent pages de plus que le premier volume, il y a quand même un risque de démoraliser des lecteurs impressionnables. Alors n’ayez pas peur. Comme pour le premier volume, c’est écrit gros, et les marges sont larges. Et surtout, comme vient de me dire un emprunteur, ce n’est pas la taille qui importe. Si le livre est passionnant, le nombre de pages importe peu.

En prime, la couverture, en relief, est vraiment sympa, comme pour le premier. Des objets à conserver, et à faire lire autour de soi.

Albin Michel Wizz (2004)664 pages 9.99 € ISBN : 2-226-15298-9
Traduction : Hélène Collon
Titre Original : The Golem’s eye, the Bartimaeus trilogy (2004)

Couverture : de Melvyn Grant

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