L’Orphelin de Robert Buettner

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Les orphelins – Tome 1

La première observation émise lors de ma lecture de l’Orphelin est que l’histoire est d’une banalité consternante… Pour être honnête, Robert Buettner n’invente strictement rien. Il se contente simplement de créer un patchwork fait d’éléments de livres ou de films pour batir une intrigue que je pourrais qualifier d’imposture. En creusant le sujet, j’ai appris que la trame était calquée sur celle du film Starship Troopers et je trouve cela vLraiment dommage…

A ce manque d’originalité s’ajoute l’inévitable prévisibilité. En effet, je n’ai jamais été surpris, en aucune manière l’histoire n’a éveillé ma curiosité par ses rebondissement. J’ai ainsi décroché à de nombreuses reprises.
Les seuls détails que j’ai affectionné furent les quelques descriptions techniques et scientifiques disséminées dans le texte. L’Astronomie est un domaine que j’affectionne, aussi je fus ravi d’en apprendre plus pour ma propre culture. Malheureusement, ces passages étaient assez rares…
Une intrigue sans identité et sans vie qui comporte malgré tout un léger apport culturel.

L’auteur, dans ce roman, dresse un portrait de l’armée que je considère à la fois réaliste et stéréotypé. En effet, le côté réaliste se fait ressentir sur les passages sur l’organisation et la formation militaires. Je dois avouer que je suis loin d’être instruit sur le sujet mais je pense que c’est assez crédible. Cependant, l’accumulation de clichés particulièrement lors des interactions entre les personnages est navrante. J’ai trouvé cela vraiment réducteur et peu flatteur.
Il faut aussi ajouter que l’auteur essaie parfois de dissimuler ses opinions. Par exemple, sans en faire l’apologie totale, la guerre devient un élément quasi bénéfique pour l’Humanité, pour la technologie etc. Ce livre est paru en 2004 aux Etats-Unis, on pourrait parier sur l’influence de la guerre d’Irak…
Une description de l’armée caricaturale mais intéressante et des opinions propres à l’auteur transparentes ont participé à ce désagréable moment de lecture.

Les personnages de cette histoire ont un point commun : l’indifférence ressentie à leur encontre. En effet, ils ne sont que peu crédibles et leurs relations le sont encore moins.
Le héros, Jason est à la fois rendu courageux, vulgaire, dépressif et surdoué. On ressent la volonté de l’auteur d’en faire à la fois un “super-héros” et un écorché vif sur lequel il faille nous apitoyer… J’aurais pu me méfier du titre qui nous donne un avant-gout du côté larmoyant mais cela ne m’avait pas interpellé. Buettner tire sur cette corde à de nombreuses reprises et l’effet fut indiscutable sur moi : j’ai détesté le personnage principal.
D’ailleurs, une incohérence médicale m’est apparue le concernant. En effet,  Jason réussi un test qui lui permet de montrer qu’il est surdoué. Il faut savoir que ce test mélange adresse et rapidité. Cependant, sa condition de dépressif l’oblige à prendre du Prozac, médicament dont les effets sont de ralentir le cerveau et donc d’infléchir la rapidité des réflexes naturels. Aussi, à partir de ce passage, je l’ai trouvé totalement surréaliste. On nous rabâche plusieurs fois dans l’œuvre que Jason est dépressif comme s’il fallait prouver que l’on pouvait être militaire et sensible à la fois.
Les autres personnages m’ont rendus encore plus indifférent si bien que ma mémorisation de leurs prénoms était laborieuse…
Une absence d’émotion vis à vis des personnages peu crédibles à mon gout, un côté larmoyant irritant et une construction des relations entre eux maladroite ont saboté le peu d’intérêt que je portais à cette lecture.

Le style de l’auteur n’a pas contribué à une bonne entrée en matière. En effet, même en essayant de ne pas être présomptueux, l’écriture est peu travaillée. Au début, les dialogues insipides et vulgaires se succèdent, il y a peu de descriptions, des successions de phrases très courtes etc. Cela s’améliore, si l’on peut dire, dans la seconde moitié grâce à une utilisation plus habile des descriptions sur l’action et l’environnement. Néanmoins, les répétitions sont nombreuses et certains paragraphes sont pesants à souhait.
Un style peu habile composé de dialogues futiles ont achevé ma perception de ce roman.

Pour conclure,  je dirais que je n’ai pas réussi à ressortir des éléments qui tirent cette oeuvre vers le haut. Ce n’est pas faute d’avoir essayer mais au final, j’en suis ressorti très mécontent et bien évidemment, je ne lirai pas la suite.

Editions Eclipse (Novembre 2010) – 17€ – 336 pages – 9782362700088

Couverture : Calvin Chu

Le premier contact de l’humanité avec une force extraterrestre sème la désolation sur Terre: des projectiles venus de Ganymède, l’une des lunes de Jupiter, réduisent des villes entières à néant. Face à cet état de siège, le monde mise sur une contre-attaque désespérée. Dans un vaisseau spatial rafistolé et armé de reliques datant de la guerre du Vietnam, des fantassins semblables à Jason Wander, tout juste âgé de dix-huit ans, des orphelins qui ne manqueront à personne, doivent embarquer pour le premier voyage interplanétaire de l’histoire afin d’envahir Ganymède. Pour mener L’offensive, ils ne disposent que d’un seul vaisseau et d’une seule chance. S’ils échouent, nous disparaîtrons.

L'Orphelin de Robert Buettner, 8.0 out of 10 based on 1 rating

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