L’épine dorsale du monde de R.A Salvatore

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La légende de Drizzt n°12
L’épine dorsale du monde

A Luskan, Wulfgar s’est lié d’amitié avec Morik le Rogue, un voleur local. Désormais, videur au Coutelas, le barbare autrefois si fier a sombré dans le désespoir et se réfugie dans la boisson. Sa déchéance est telle qu’un vulgaire bandit parvient à lui dérober Crocs de l’égide pour le vendre à un pirate.
Accompagné de Morik, Wulfgar voyage dans le Nord à la recherche de son précieux marteau de guerre. Mais peu à peu, au cours de cette quête semée d’embuches, Wulfgar semble retrouver la voie de la raison… Trouvera-t-il enfin la paix ?

Milady (Novembre 2010) – 19.50€ – 9782811204365

Auteur : R.A. Salvatore
Illustrateur : Todd Lockwood
Traduction : Eric Betsch

Pour la première fois de la séquence, R.A. Salvatore abandonne quelques temps Drizzt Do’Urden pour consacrer un roman à son ami de toujours, Wulfgar. L’occasion pour l’auteur de proposer un roman très différent des précédents de la séquence, une différence qui n’aura pas plu à tout le monde, bien qu’elle ait le mérite d’apporter un peu de changement.
Pendant les deux tiers du roman, on suit deux histoires en parallèle, qui ne se croiseront que très tardivement. La première d’entre elles est donc l’histoire de Wulfgar qui, après avoir quitté ses amis les Compagnons du Hall, tente de se retrouver lui-même. Toujours hanté par Errtu, le démon des abysses qui l’a torturé pendant des années pour se venger de Drizzt, le barbare a élu domicile à Luskan, la cité des pirates, et travaille comme videur au Coutelas. L’alcool lui permettant de se débarrasser des démons qui le hantent, il ne cesse de boire en compagnie de son nouvel ami Morik le Rogue. Mais très rapidement, tout cela va le mettre dans une bien fâcheuse situation. Salvatore développe avec cette histoire tout un univers autour de cette taverne que l’on avait déjà aperçue lors de précédents romans, mais qui ici est véritablement le décors central de la première partie de l’intrigue. On découvre plus en détail la ville de Luskan et sa population, ainsi que le terrible Carnaval du prisonnier. La descente aux enfers de Wulfgar est plutôt bien présentée, et on suit son cheminement avec beaucoup d’intérêt.       En parallèle, on découvre un petit village situé au sud de l’Epine Dorsale du Monde, et l’histoire d’une jeune fille amoureuse d’un fermier comme elle, mais dont le Seigneur du village s’éprend. R.A. Salvatore propose là une histoire très différente de ce à quoi il nous avait habitué, avec des personnages simples mais attachants, et l’intrigue est très bien amenée. Le fait cependant que le lien entre ces deux histoires n’arrive que tardivement dans le roman risquera peut-être de lasser certains lecteurs. Pourtant cette histoire est plutôt sympathique, et le devient d’avantage encore lorsque ces personnages croisent le chemin de Wulfgar et Morik.
Si la chaîne de montagne du Nord de Faérune donne son titre à ce roman, celui-ci est également symbolique puisque Wulfgar voit dans cet élément géographique un symbole aussi concernant l’homme qu’il était par le passé, lorsqu’il se trouvait aux côtés de Drizzt, Bruenor et les autres, et celui qu’il est devenu. Si certains lecteurs pourront moins apprécier ce tome de la séquence, Salvatore proposant ici une aventure très différente du reste, à mes yeux il s’agit d’un très bon tome de la Légende de Drizzt justement à cause de cette originalité qu’il lui apporte, une originalité que l’auteur aurait pu utiliser pour aller plus loin encore dans l’idée, en poursuivant l’histoire de Wulfgar sans ses anciens amis, mais qui malheureusement ne donnera rien de plus puisqu’on sait que dès le tome suivant le barbare retrouvera Drizzt et les autres.       Dommage, car au même titre que Jarlaxle et Artémis ont eut le droit à leur trilogie avec Mercenaires, j’aurais aimé découvrir Wulfgar dans une aventure à lui, le personnage me semblant beaucoup plus intéressant ici que lorsqu’il est aux côtés de l’elfe noir.
Quatrième : Pour se retrouver lui-même et vaincre ses démons, un homme a-t-il besoin de solitude ? Doit-il vraiment tourner le dos à ses compagnons et chercher dans un miroir le reflet de sa déchéance ? A cette quesion, combien d’entre nous répondraient par la négative, condamnant ainsi un être cher à croupir dans la prison de son âme ?
Alors bonne route, ami Wulfgar ! Et puisses-tu trouver au sommet des monts battus des vents de l’Epine Dorsale du Monde la force d’oublier les Abysses et d’aimer de nouveau la vie. Ceux qui, de loin, assistent à ton combat attendent de t’ouvrir les bras

Fleuve Noir : 2027 – 299 pages – ISBN : 2-265-07573-6 –
Traduction :Michèle Zacchayus
Couverture :Todd Lockwood

Tourmenté par les démons qui l’habitent depuis son retour à la vie, Wulfgar, le barbare ami de Drizzt Do’Urden quitte le groupe pour vivre seul quelques temps dans la ville de Luskan. Mais rapidement, ses déboires dûs à l’alcool le contraignent à quitter la ville, accompagne d’un nouvel ami avec qui il va errer dans la campagne quelques temps jusqu’à découvrir un petit village dans lequel se passent d’étranges choses : un seigneur tente de convaincre une jeune paysanne, dont le coeur est déja pris, de devenir son épouse. L’arrivée du barbare va secouer un peu le petit village.
Pour la première fois dans la séquence, R.A. Salvatore laisse de côté l’elfe ,noir qui l’a rendu célèbre pour se pencher seulement sur Wulfgar le barbare. L’idée est franchement originale, très différente des autres romans de la séquence, et vraiment prenante.
La façon d’écrire de l’auteur nous tient en haleine, une fois de plus, du début du roman jusqu’à la dernière page.
Vous l’avez donc compris, ce roman est à lire absolument dans la continuité des aventures de Drizzt Do’Urden, car il est vraiment original.

A noter que le roman était déja paru en Grand Format il y a plus d’un an, et sort à présent au format poche. Je ne saurais que vous le conseiller en format poche car il est le même (même couverture , même texte sans coupures, même nombre de pages car police d’écriture plus petite) et est trois fois moins cher quand même. En plus, personnellement, je préfère avoir toute la collection au même format que d’avoir un roman en grand format au milieu des Poche.

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