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Demon War 1

Surgi du passé, le mal s’étend de nouveau sur les terres de Corona. Un démon s’est éveillé et répand déjà le malheur et la mort. Ses armées de gobelins et d’effroyables géants ravagent les hameaux des frontières, tel le petit village de Dundalis, où elles laisses deux orphelins brisés, Elbryan, une jeune garçon, et Pony, son amie de toujours. Adopté par les elfes, Elbryan va recevoir l’entraînement qui fera de lui un rôdeur, un héros intrépide épris de justice et de paix.
Loin de là, une pluie de gemmes s’apprête à tomber sur les rivages d’une île au sable noir. Elles portent en elles un incroyable pouvoir : celles sont la clé de tout ce qu’il y a de bon, comme de mauvais, au monde…
Priez pour qu’elles ne tombent pas entre de mauvaises… griffes.

On connaissait Robert Salvatore, auteur des aventures de Drizzt et de celles de Cadderly dans l’univers des Royaumes Oubliés, mais jusqu’alors, on pouvait s’interroger sur sa capacité à créer un univers totalement original, de sa création. Demon Wars est là pour prouver qu’il en est bien capable. Car s’il faut avouer une chose, après la lecture de ce premier tome de Demon Wars, c’est que l’univers mis en place est original, et bien construit. Si on retrouve ici elfes, gobelins etc… ils n’ont pourtant rien à voir avec les créatures portant ce nom qu’on trouve habituellement dans les univers de Fantasy.
Dans L’éveil du démon, Salvatore prend son temps pour bien mettre en place son univers et ses personnages. Trop peut-être même. Car si plus de la moitié du roman (qui compte quand même près de 600 pages) se déroule sur un grand nombre d’années, et décrit la “construction” des personnages, peut-être l’auteur aurait-il pu ne pas prendre autant son temps. Pour autant, cela lui permet de bien mettre en place tout son univers, mais il n’empêche que j’ai bien failli décrocher de la lecture du livre à cause de cette trop grande longueur durant la première partie. Pourtant, ce monde où la magie réside dans des pierres que seuls quelques moines savent utiliser, des moines appartenant à un ordre bien particulier, nous hape rapidement. On a envie de savoir ce qui va se passer, quelles difficultés vont rencontrer les héros.
Des héros qui, pour certains d’ailleurs, ne manqueront pas de rappeler d’autres personnages de l’auteur. Evidemment, en premier lieu, Elbryan le rôdeur ne peut que faire penser au célèbre Drizzt. Sa formation auprès des elfes nous ramène immédiatement à celle que le célèbre elfe noir suit auprès de Montolio dans Terre promise. Mais même s’il s’agit d’un rôdeur, et si du coup certains points le concernant nous ramène au personnage qui a rendu son auteur célèbre (on a même le droit à un monologue du héros en prologue de chaque partie du roman), Elbryan se détache ensuite de Drizzt pour le faire complètement oublier par la suite. Le personnage d’Avelyne, le moine, pourra également faire penser à Cadderly, mais cela s’arrête là. On retrouve donc malgré tout dans le roman des ingrédients que l’auteur semble apprécier particulièrement puisqu’il les réutilise ici, tout en sachant parfaitement le faire de manière bien différente pour ne pas donner l’impression de copier sur ce qu’il a déjà fait.
Si les premières parties du roman peuvent paraître longue cependant (les lecteurs qui espéreront lire de nombreux combats comme ceux qui ont rendu l’auteur célèbre risquent d’être déçus dans un premier temps), une fois la dernière partie bien lancée, c’est tout autre chose. Les évènements s’enchaînent autant que les combats, et l’intrigue prend un élan tel qu’à mesure qu’on voit la fin du livre approcher, on craint qu’il n’ait pas de réelle fin. Pourtant, ce roman pourrait presque être un roman unique, sans suite, vu la fin de celui-ci.
Je regrette malgré tout que l’auteur ait tant trainé au début du roman, car encore une fois, cela a failli me faire complètement décrocher du roman. Donc en sachant que le tome suivant compte autant de page environ que celui-ci, j’espère qu’on n’aura pas le droit encore à une longue première partie, car cela serait vraiment dommage à présent que l’intrigue est bien lancée.

Surgi du passé, le mal s’étend de nouveau sur les terres de Corona.
Un démon s’est éveillé et répand déjà le malheur et la mort. Ses armées de gobelins et d’effroyables géants ravagent les hameaux des frontières, telle petit village de Dundalis, où elles laissent deux orphelins brisés, Elbryan, un jeune garçon, et Pony, son amie de toujours. Adopté par les elfes, Elbryan va recevoir l’entraînement qui fera de lui un rôdeur, un héros intrépide épris de justice et de paix.
Loin de là, une pluie de gemmes s’apprête à tomber sur les rivages d’une île au sable noir. Elles portent en elles un incroyable pouvoir : elles sont la clé de tout ce qu’il y a de bon, comme de mauvais, au monde. Priez pour qu’elles ne tombent pas entre de mauvaises. griffes.

Milady (2008)580 pages 9.99 € ISBN : 9782811200220
Traduction : Sandra Kazourian
Titre Original : The Demon Wakens
Couverture : Stéphane Collignon

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