Lyonesse de Jack Vance

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Le beau pays de Lyonesse ne suffit pas au roi Casmir : il veut régner sur toutes les Isles Anciennes. ce qui l’oblige à vaincre son rival Audry, roi de Dahaut.
L’ambition le tenaille, comme elle ronge le sorcier Tamurello avide de supplanter le maître magicien Murgen, comme elle fouaille Carfilhiot qui brûle de posséder des instruments magiques, comme elle incite un prince troice à précipiter son cousin Aillas dans les eaux du Lir, dont la houle vient battre la grève où rêve Suldrun, la fille de Casmir…
Ainsi commence, dans un tournoiement d’agressions et de vengeances, l’histoire prodigieuse du Lyonesse, en des temps légendaires.

Vance dans les années 80 cherche à exploiter la popularité de la Fantasy et quoi de mieux que de reprendre le vieux mythe arthurien en l’accommodant à sa propre écriture .
Une trame semblable avec de nouveaux personnages tout en y ajoutant la joyeuse excentricité narrative de Vance.
Le résultat est un chef d’oeuvre.
La trilogie de Lyonesse a donc un roi Arthur en la personne du roi Aillas, le sorcier Murgen incarne sûrement Merlin, d’autres personnages ont aussi leur correspondant arthurien. Il y a des quêtes chevaleresques, le Graal y est mentionné. Les dieux anciens n’ont pas été évincés par le christianisme (bien que des missionnaires soient venus, et maintiennent une présence modeste dans le roman). Les druides célèbrent leurs rituels et les fées, les trolls ,les elfes rappellent les légendes nordiques.
Vance connaît bien les légendes celtiques mais il les transforme à son profit et je dois dire que tout cela fonctionne parfaitement bien .
Sur le thème éculé du cycle du roi Arthur, Vance bâtît une nouvelle légende merveilleuse dans un pays aujourd’hui disparu : les Isles Anciennes, déjà citées par les grecs et les romains, ou les magiciens lancent des sorts surnaturels, les intrigues courtoises du roman de chevalerie se mêlent au burlesque, les paladins errants combattent des créatures infernales et ou l’ambition des hommes améne splendeurs et désastres .
Le cycle de la Table Ronde est une histoire d’unification basée sur l’idéal de la chevalerie avec une aspiration universelle vers la paix, la justice et une conduite vertueuse mais la faiblesse des humains met tragiquement fin à cette épopée. Vance, lui écarte ce coté obscur. Son roi Aillas unit les royaumes avec perspicacité et non pas par idéalisme, son triomphe ne doit rien à Excalibur. Murgen, contrairement à Merlin, n’abandonne pas sa tâche .
Ce sont les ressources humaines, le courage et la rationalité qui comptent dans les Isles Anciennes comme nous le montre Vance avec pragmatisme.
Tout ceci est raconté en 1200 pages dans la prose caractéristique de Vance ici peut-être volontairement plus maniérée et érudite que d’habitude mais toujours avec cette pointe ironique parfois sarcastique, dans des description baroques et des dialogues souvent poétiques, teintés d’humour pour contrebalancer la noirceur de certaines actions et une profusion de personnages qui font que l’on pourra lire et relire ces trois romans sans se lasser et y découvrir toujours quelque chose de nouveau.

Le beau pays de Lyonesse ne suffit pas au roi Casmir : il veut régner sur toutes les Isles Anciennes. ce qui l’oblige à vaincre son rival Audry, roi de Dahaut.
L’ambition le tenaille, comme elle ronge le sorcier Tamurello avide de supplanter le maître magicien Murgen, comme elle fouaille Carfilhiot qui brûle de posséder des instruments magiques, comme elle incite un prince troice à précipiter son cousin Aillas dans les eaux du Lir, dont la houle vient battre la grève où rêve Suldrun, la fille de Casmir…
Ainsi commence, dans un tournoiement d’agressions et de vengeances, l’histoire prodigieuse du Lyonesse, en des temps légendaires.

Folio (Juin – Septembre 2003) pages
Traduction : Arlette Rosenblum
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Couverture : Philippe Gady
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