Magicienne de Didier Quesne

Sylve est une petite fille, née au mauvais moment dans un petit village perdu dans une forêt sombre. A cette époque, moyenâgeuse, les anciennes croyances sont effacées par les hommes de Dieu. Et la chasse aux sorcières bat son plein. Alors, avec sa tignasse rousse, marque certaine du Malin, le fait qu’elle ne parle avec personne, sauf sa mère, et peut être aux arbres et à la source proche, que dès qu’elle s’y essai et ceux de son village, son parlé, ses raisonnement sont beaucoup trop avancés pour son âge et sa condition, cela attire le malheur sur elle et les siens.
Ce sera le début d’une longue fuite qui lui ferra connaître tout ce qu’une « cul fendu » doit connaître sur les hommes, mais aussi découvrir ce pouvoir qui lui a fait tant de malheur. De la magie, des nobles pensées, des actes vils, des amitiés, la mort, la vie, l’amour, seront les bornes de ce voyage.

Dès le début, j’ai eu une mauvaise impression de « on prend la même chose et on recommence ». Je venais de lire « l’Etrangère » du même auteur. Une jeune fille sans connaissance, qui ne parle pas, et qui se découvre dépositaire de grande puissance. Avec une bonne dose de « pourquoi est-ce que les femmes doivent être inférieures aux hommes ? » Mais cette impression disparaît vite, englouti par le récit. L’histoire, contrairement à l’ « l’étrangère », se passe sur Terre, vers les débuts du moyen âge. Et le récit est très bien décrit, documenté, nous plongeant dans cette époque avec facilité. Mais le plus surprenant, est l’utilisation de la syntaxe, du vocabulaire qui y correspond. Un exemple ? « Garde-toi de certains guillaumes, la vieille. On envisage ta file avec gourmandise et on appète à lui pâtisser les tétins. Sa roussotte tignasse la signale comme un fanal par nuit sombre ». Cet exemple pour donner une idée de la difficulté de lecture, mais aussi, comme dans « l’étrangère », de la liberté de vocabulaire utilisée par l’auteur pour tout ce qui est sexuel. Mais l’avertissement que j’avais donné à ce sujet précédemment sera pas mal amplifié. Parents, craignez pour vos abatis, les questions vont pleuvoir, et les réponses ne vous seront pas toujours évidentes, à vous aussi.

Donc un très bon livre, mais d’une lecture assez difficile, demandant d’avoir déjà une habitude de texte moyenâgeux. Reste à savoir si l’auteur a fait de son cheval de bataille l’égalité de la femme, de ses livres un prétexte à démontrer cela.

A partir d’ados, bons lecteurs avertis…

Sylve est une petite fille, née au mauvais moment dans un petit village perdu dans une forêt sombre. A cette époque, moyenâgeuse, les anciennes croyances sont effacées par les hommes de Dieu. Et la chasse aux sorcières bat son plein. Alors, avec sa tignasse rousse, marque certaine du Malin, le fait qu’elle ne parle avec personne, sauf sa mère, et peut être aux arbres et à la source proche, que dès qu’elle s’y essai et ceux de son village, son parlé, ses raisonnement sont beaucoup trop avancés pour son âge et sa condition, cela attire le malheur sur elle et les siens.
Ce sera le début d’une longue fuite qui lui ferra connaître tout ce qu’une « cul fendu » doit connaître sur les hommes, mais aussi découvrir ce pouvoir qui lui a fait tant de malheur. De la magie, des nobles pensées, des actes vils, des amitiés, la mort, la vie, l’amour, seront les bornes de ce voyage.

Nestiveqnen 315 pages 17.70 € ISBN : 2-910-89972-1 ()
Couverture : Sandrine Gestin
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