Maison (La) de Yves Grevet

Meto 1

Je me promène dans les rayonnages de la bibliothèque, je tombe là-dessus. PAF. ça pique les yeux. Déjà le nom de la série fait penser à un magasin de hard discount. Quant à la taille et la position du texte sur la couverture, de loin on jurerait qu’il y a marqué “en solde! pas cher!”
Et puis le dessin, bizarre du héros, avec un couvre chef pittoresque, bref, pas vraiment sexy.
Pas beau.
Moche, quoi.

J’ai fermé très fort les yeux et je me suis répété comme une formule magique “Denis a dit qu’il était très bien, Denis a dit qu’il était très bien…” Je l’ai emprunté et j’ai vite couru chez moi pour l’ouvrir afin de me faire une opinion du texte car il-ne-faut-pas-juger-un-livre-à-sa-couverture.

Ouf! Denis avait raison! Ce livre est super. Cela vous étonnera quand je vous aurai dit ça : pas de verdure, pas de petits oiseaux qui chantent. En gros, ne lisez pas ce livre pour vous évader dans un monde meilleur, car le monde de ce livre ne l’est pas. Pire que le nôtre, je ne sais pas, m’enfin c’est pas la joie.

Science fiction? Non. Fantastique? Mhhh, peut-être. Uchronie déguisée? Y’a de bonnes chances.

Ils sont 64 garçons à vivre dans une maison aux règles strictes. Personne ne sait ce qu’il y a dehors, et chacun d’entre eux devra partir au moment où il sera trop vieux. Un beau jour, ou plutôt une belle nuit, enfin même pas belle la nuit, un lit craque, et c’est le signal que l’enfant doit quitter la maison. Oh, ils ne sont pas vraiment brutalisés, il s’agit plutôt d’un système d’auto-surveillance associée à des châtiments collectifs ou individuels selon le cas.
Les enfants mangent, font la courses, jouent à l’inche (un sport que je vous laisse découvrir!) et suivent les cours puis font leurs devoirs. Toutes ces activités sont strictement réglementées, depuis le nombre de bouchées à avaler jusqu’au type de dessin à réaliser.

Et bien sûr, il fallait que l’un d’entre eux se pose des questions. Et même pire, cherche à y répondre. C’est là que les ennuis commencent…les ennuis, et un formidable espoir que les habitants de la maison puissent trouver la liberté et les réponses qu’ils cherchent.

Une société organisée façon totalitaire, du mystère à chaque page, et un quotidien étrange. S’il avait fallu que je trouve un qualificatif anglais pour le livre, j’aurais choisi “eerie” qui signifie “étrange, mettant mal à l’aise”. Cette histoire scotche, oubliez la couverture et foncez!

Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison.
Chacun d’eux sait qu’il devra en partir lorsqu’il aura trop grandi. Mais qu’y a t il après la Maison ?.

Syros (Avril 2008)246 pages 9.99 € ISBN : 9782748506884

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