Martiens go home de Fredric Brown

  • Orcusnf :
    Martien go Home est un livre très court, mais intense. Et ce d’autant plus qu’une fois plongé dedans, vous n’aurez plus envie de le reposer. Car il renouvelle les codes du genre, proposant une vision originale et nouvelle des martiens, tout en refaisant à sa manière les invasions tant redoutées. Et bien sûr, il offre une description mordante de son époque, et du monde divisé entre les USA et l’URSS, se moquant aussi bien de l’un que de l’autre.

    Une chose est sûre, préparez bien vos zygomatiques avant de l’ouvrir, car ils vont souffrir d’un usage intensif et immoderé, tant ce bouquin est drôle et bien écrit. Les situations cocasses se succèdent sans que la bonne humeur ambiante ne se relâche. Le monde sombre dans une catastrophe universelle, et pourtant, nous ne pouvons nous empêcher de rire, car les choses sont présentées sous un angle qui ne permet qu’une telle réaction. martiens go home est une cure de bonne humeur à lui tout seul. L’intrigue est simple et se déroule d’elle même, pas besoin de se creuser la tête, il n’y a rien de difficile, il suffit de suivre. En fait, c’est tellement court que c’en est presque frustrant, tant on aurait aimé que Brown continue dans la même veine plus longtemps. Et finalement, même l’explication finale est aussi délirante que le reste, tout est fait pour rire d’ailleurs, et ne vous en privez pas, vous auriez tort.

  • Etienne :
    J’allais essayer de modérer l’enthousiasme d’orcus sur ce livre qui m’a fait plus souvent sourire que rire, faut quand même pas exagérer, mais en fait, j’ai réalisé qu’après avoir acheté ce titre dans un moment de désoeuvrement, j’avais eu envie de m’intéresser à l’auteur et que de fil en aiguille j’ai désormais acheté 4 de ses livres dont un au moins m’a paru excellent (recueil lune de miel en enfer) et un autre au moins bon (fantomes et farfafouilles).
    Donc effectivement, un achat qu’on ne regrette pas !

Luke Devereaux est un honnête écrivain de SF, sans être brillant, il se débrouille plutôt bien, ses livres ne sont pas des flops et il arrive à vivre de sa plume. Ce qui n’a quand même pas suffi à retenir Margie, qui a demandé le divorce et est prtie à Long Beach pour devenir infirmière dans un hôpital psychiatrique. Et depuis ce temps là, Luke cherche l’inspiration. Et il a beau faire, c’est la page blanche. Alors, en desespoir de cause, il part s’enfermer en plein désert dans la cabane d’un ami écrivain. Et enfin, au bout de trois jours d’une reflexion intense, il tient le bout d’une intrigue. Et au moment où il commence à élaborer une histoire de martiens, quelqu’un frappe à la porte. Il l’ouvre et tombe nez à nez avec un martien. Tout vert, très petit, vaguement humanoïde, totalement chiant et désagréable, voici sur quoi il est tombé. Car les martiens sont arrivés sur Terre, en masse, près d’un milliard, et ne semblent pas prêt d’en partir. Et ils y sont parvenu grace une technique de téléportation mentale qui leur permet d’aller où ils veulent, et ce d’autant plus qu’ils sont intangibles, et donc invulnérables, qu’ils voient dans le noir et à travers la matière. Plus rien ne leur résiste, ils voient tout, savent tout, sont partout. Et en plus, ils aiment se moquer des humains. Quel calvaire.
France Loisir (1982)190 pages ISBN : 2-7242-1439-0
Traduction : Alain Dorémieux
Titre Original : Martians go home (1955)

editions denoel 1957

1 commentaire sur “Martiens go home de Fredric Brown”

  1. Martien, go Home
    C’est un de mes livres favoris. Comment ne pas rêver que ces martiens débarquent un jour sur terre et qu’on en finissent avec l’Hypocrisie tant vis à vis de sois-même que des autres. Le monde ne serait-il pas meilleur si les hommes politiques, les guerres et les banques devenaient ineptes?

    Le pitch est très simple:
    -Un milliard de petits hommes verts débarquent, ils savent tout sur tout le monde et Ils répètent tout au monde entier.
    -Le monde s’effondre, les dirigeants ne peuvent plus mentir, et les couples également nul n’a plus d’intimité.
    -Et ces fichus martiens n’ont peur de rien, ils ridiculisent tout les hommes et femmes en les traitant de Toto et de Chouquette. Ils sont grossiers, exaspérants, et très marrants.

    Le personnage de Luc Dévereau que l’on peut considérer comme le héros est un peu “décadence et splendeur”. Cet écrivain raté va subitement avoir du succès avec des westerns ringards car le monde est devenu absurde.

    Ce livre écrit dans les années cinquante à un côté vieillot qui en renforce le charme.

    http://sfsarthe.blog.free.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *