Miroirs et fum

Neil Gaiman ne cherche pas la facilité d’une nouvelle qui se termine mal : ses nouvelles sont parfois gaies, parfois neutres, parfois poétiques… et c’est à mon avis la prinicpale originalité de ce recueil.
Principale car il se distingue aussi par d’autres qualités.
tout d’abord, Gaiman a rédigé une introduction particulièrement longue (à lire car le coquin y a intégré une autre nouvelle) qui présente le contexte de chaque nouvelle : à relire après chaque nouvelle.
Il n’hésite pas non plus à utiliser la forme poétique pour certaines de ces nouvelles. J’ignore s’il s’agit de prose ou si le traducteur n’a pu traduire les rimes, en tout cas, ce sont quelques poèmes modernes qui nous rapprochent de ce genre, un peu délaissé pour ma part (faites moi penser à acheter le requin et la mouette).
Et bien sûr les histoires sont originales et/ou amusantes, ce qui est bien le moindre pour des nouvelles.

Une vieille dame achète dans une boutique, sans le savoir, le Saint-Graal. Lorsque le chevalier Galaad vient le quémander croyant sa quête achevée, il ne se doute pas que la négociation sera âpre… Un écrivain anglais débarque à Hollywood pour adapter l’un de ses livres au cinéma. Il va faire une curieuse rencontre dans son hôtel jadis palace des starlettes… Miroirs d’un quotidien – le nôtre – en apparence banal mais glissant imperceptiblement vers le surnaturel ou l’absurde, voici trente textes surprenants, décalés, noirs, érotiques, souvent déroutants, toujours fascinants, qui proposent une réinterprétation brillante et moderne de tous les grands mythes de la littérature fantastique.
J’ai Lu fantastique (2003)382 pages 7.60 € ISBN : 2290325457
Traduction : Patrick Marcel
Titre Original : Smoke and mirrors
Couverture : Justine Bonnard
1998

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