Musique de l

– Les Trois Lois de la sexualité robotique :
Petit et rapide clin d’Œil à Asimov.

– Blafarde ta peau, rouge ton regard
Un monde gelé, comme votre écran d’ordinateur lors d’un bug. Le parcourant, une entité immatérielle se découvre des malaises moraux humain, des loups et des moutons, humains ayant échappés à cette pétrification se battent entre eux. Mais la machine reste une machine.

– Fragment du Livre de la mer (prix tour eiffel 1998)
Sur un chalut entièrement automatisé, le capitaine, seul homme embarqué découvre la source de l’imagination humaine. Petit cours sur d’écologie.

– 20 ans sur un trône
On recycle tout, même la merde. Rencontre avec un contrevenant. Clin d’Œil à la mal-bouffe ce coup-ci.

– Chaque nuit
heu… pas tout compris, mais une ambiance bien glauque.

– Ce qui n’est pas nommé.
Le pouvoir des mots, de la croyance. Contre-pied à la pensée non aristotélicienne de A.E.Van Vogt, là, le mot est la chose, et la chose disparaît si le mot n’existe plus.

– Le Temps : un Œil ouvert dans la nuit
La nuit peut-elle exister si personne ne la voit ?

– A la saignée du coude.
Il va mourir, tué par un cancer, ou par l’invasion des Sangsues, venues du futur. Mais il choisi un autre chemin. Une overdose. Un chemin qui va le jeter sur les chemin du temps.
Un peu prise de crâne.

– Ce lui bave et qui glougloute.
Dans une ambiance Lovecraftienne, les Indiens d’Amérique, aidés des Martiens combattent les Blancs, aidés des Vénusiens. Une histoire ou l’on retrouve les Frères Dalton, Kit Carson, la cavalerie des Etats-unis, mais aussi le Nécronomicon, un libraire immortel…, et pour finir une explication à la disparition des dinosaures.

– Faire part (prix Rosny aîné 1983)
Une déclaration de séparation. La solitude de la nuit qui la suit, la destruction du désespoir, la plongé dans une obscurité de délire de drogué… mais est-ce la drogue la fautive ? Une nouvelle forte.

– Hors monde hors temps.
Une résurrection et Temps. Mémoire et mort. Une Boucle sans fin, une inspectrice de police que j’espère patiente.
Une nouvelle d’ambiance, d’écriture.

– Musique de l’énergie.
L’Amérique s’est cassée la figure (Enfin diront de mauvaise langue). Les Losers, groupe de Rock, se retrouve dans une galère après avoir joué dans une des Villes Libres qui parsèment l’ancienne Amerikkke. Va suivre leur parcours entre monde réel et Psychosphère, monde onirique, mémoire, image de l’Amérique idéale, traversant l’histoire sur la vague du Rock.
Une nouvelle, un cours magistral sur l’histoire du Rock’n’roll, une diatribe contre les U$A, un petit cours d’histoire américaine.

– H.P.L. (1890-1991)
Une biographie sur Lovecraft, très détaillée et intéressante, sous forme de récit.

Dilvich : Un recueil qui m’a de temps en temps replongé il y a quelques années, lorsque j’ai laissé tomber la SF française, lassé par le ton écolo/moraliste de ses auteurs. Maintenant, que j’ai pris de la bouteille, cela me fatigue encore, mais moins. Un recueil entre plongée dans des cerveaux brûlés à l’acide (Je ne connais pas, je ne peux qu’imaginer), poésie de l’âme et dégoût de certain traits de notre histoire humaine, et de ses futurs possibles.

Orcusnf :«Musique de l’énergie» est le recueil de Roland C.Wagner à posséder. Il contient certains de ses meilleurs textes, tous publiés plusieurs fois, «HPL» et «Celui qui bave et qui glougloute» ayant même été récemment réédités par Actusf dans leur collection de petits ouvrages. Comme le souligne si justement Norman Spinrad en préface, ces textes sont aussi variés que les facettes de l’auteur. Il y a quatre Roland Wagner : le clown, le laborantin, l’historien, l’écrivain.

Avec «20 ans sur un trône» «Celui qui bave et qui glougloute» ou «Les Trois lois de la sexualité robotique», nous avons le clown, celui qui réussit à faire rire avec des situations loufoques et décalées, et pourtant toujours dans l’esprit sf, n’oubliant pas de cacher quelques remarques acerbes sur la société sous un propos anodin. A travers « Ce qui n’est pas nommé» et «Fragment du livre de la mer», nous découvrons l’écrivain, capable de nous livrer une sf poétique et non dénuée d’une certaine morale. «HPL» ou «Musique de l’énergie» nous laissent voir l’historien, celui qui peut imaginer que tout ne s’est pas passé comme prévu, que l’histoire aurait pu ou peut devenir ainsi. Musique de l’énergie notamment, est un texte frappant dans cette optique, puisqu’appartenant à cette «Histoire du Futur» que Roland Wagner bâtit depuis maintenant près de vingt ans, elle nous montre une partie de ce qu’on a toujours voulu savoir, une partie de ce que recherche Tem, le héros de son célèbre cycle des Futurs mystères de Paris. Il nous dévoile ici quelques fragments des évènements de la fin du mois de mai 2013 qui ne sont pas sans ravir les fans. Enfin, grâce aux autres nouvelles, nous assistons au spectacle d’un Roland Wagner qui expérimentent de nouvelles écritures, avec ces textes borderline très sombres, plongeant au coeur de l’âme humaine pour le pire et pour le pire.

Avec les textes rassemblés ici, ceux qui doutaient encore du talent de Roland C.Wagner ne peuvent, en tout état de cause, que reconnaître leur erreur. Maniant à merveille les styles, les sujets et les tonalités les plus dissemblables, il nous livre ici le spectacle d’un auteur qui, à lui seul, pourrait incarner plusieurs vies. Une lecture fascinante pour un écrivain qui ne l’est pas moins, un grand moment, entre rires et larmes.


Par sa capacité à jongler avec les genres et les styles, à plonger les lecteurs dans des univers variés et hauts en couleur, Roland C.Wagner nous fait ici la démonstration de son grand talent de nouvelliste.

Musique de l’énergie réunit les meilleures nouvelles de Roland C.Wagner, dont :
_ Faire Part, prix Rosny aîné
_ HPL, prix Rosny aîné 1997
_ Fragment du livre de la mer, prix Tour Eiffel de la nouvelle

« RCW savait certainement qu’il abordait une fraction de l’histoire restée secrète, et que les éditeurs américains refuseraient toujours de toucher même avec des pincettes […] peut-être fallait-il qu’un écrivain français brise le mur du silence. » Norman Spinrad
Nestiveqnen (4 mai 2001)277 pages 15.00 € ISBN : 2-910-89921-7 Couverture : Philippe Caza

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