Neverwinter Tales, de R.A. Salvatore et Geno Salvatore

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royaumes11La Légende de Drizzt – Neverwinter Tales

 Le plus connu des elfes noirs revient dans une aventure totalement inédite !

 Je suis Drizzt Do’Urden. J’ai vécu à Castelmithral. J’ai connu l’amour. Je me suis marié. J’ai été l’ami d’un roi, j’ai côtoyé les meilleurs des compagnons. Ainsi s’écoule, d’une lointaine source, le fleuve de mes souvenirs. Il est temps pour moi de reprendre ma route… et de retrouver mon âme.
Accompagné de la sombre Dhalia, Drizzt part en chasse d’une créature mystérieuse, mi-vampire mi-guerrier nain, qui hante les forêts de leur monde. Que découvriront-ils en chemin, et quel épouvantable secret mettront-ils au jour ? Car Valindra Manteandombre n’a rien oublié et ourdit une terrible vengeance…
Drizzt et sa compagne elfe Dahlia sont sur la piste d’un guerrier nain revenu d’entre les morts. Mais ils ignorent tout de l’implication de Valindra Manteaudombre et Korvin Dor’crae. Leurs machinations pourraient bien coûter cher à l’elfe noir.

 Note : Cette BD s’inscrit entre les tomes 1 et 2 de la séquence de romans “Neverwinter”.

Pour commencer, après avoir pu découvrir les sept tomes de la Légende de Drizzt parus en BDs chez Milady Graphics, on peut s’étonner de voir que cette fois-ci l’éditeur ait fait le choix de donner à cette BD une couverture rigide, oubliant les couvertures souples des précédents tomes. On se retrouve alors avec un ouvrage un poil plus grand dans les mains, ressemblant d’avantage au format des BDs telles qu’on les connait en Europe, qu’à un comics américains. Certains préféreront, d’autres pas. Mais peu importe vraiment, le principal reste encore le contenu.        Et de ce côté là, on n’est pas déçus. Pour commencer, on a le droit pour la première fois à une aventure de Drizzt inédite, contrairement aux précédents tomes qui étaient des adaptations des romans de la Légende de Drizzt. Cette BD prend place chronologiquement entre les romans Gauntlgrym et Neverwinter, soit les tomes 1 et 2 de la séquence elle aussi titré “Neverwinter”, alors que Drizzt a perdu tous ses anciens compagnons et chevauche désormais aux côtés de Dhalia. J’ai été surpris de voir revenir un personnage que je pensais perdu pour de bon, et encore plus surpris de découvrir quel sort l’auteur lui a réservé. Car jusqu’à présent, on a pu voir au fil des debuers romans que Salvatore avait bien du mal à faire connaître un sombre sort à ses personnages, auxquels il s’était sans doute lui-même trop attaché. Ici, le personnage en question connaît un destin peu enviable.        L’intrigue en elle-même reste réduite, mais est du coup bien plus adapté au format de la BD que celle des précédents tomes. En effet, les adaptations des romans laissaient parfois l’impression que l’intrigue était trop résumée, allait trop vite, car il y avait trop de choses à dire en peu de pages. Ici l’intrigue est tout à fait adaptée au format, ce qui donne une BD bien plus équilibrée.        Graphiquement, on reste évidemment dans le style comics, mais ici bien plus sombre que dans les précédents tomes. On a le droit à de magnifiques planches, parfois de très grandes fresques aux couleurs vraiment jolies. Un petit détail m’a cependant dérangé au niveau de la cohérence graphique, concernant la statuette de Guenwhyvar. Jusqu’à présent, les dessinateurs des BDs avait dessiné une silhouette complète de panthère, alors qu’ici il s’agit d’un buste de panthère. La cohérence graphique n’est donc pas idéale, mais ça reste un petit détail seulement.        Une autre incohérence aussi m’a dérangée, et cette fois-ci celle-ci vient de la traduction de Milady. En effet, bien que l’éditeur américain ait imposé à Milady de conserver pour la séquence et les deux premiers romans les titres originaux des romans (à savoir “Gauntlgym” et “Neverwinter”), dans les romans eux-même on continuait malgré tout d’utiliser les noms français de ses villes : Gontelgrim et Padhiver. Dans “Neverwinter Tales”, on parle de la ville de Neverwinter. Dommage…

Malgré tout, il s’agit ici de la meilleure BD mettant en scène Drizzt Do’Urden. Son intrigue bien dosée pour le format, et le fait qu’elle propose une aventure pour la première fois inédite rende cette BD indispensable pour ceux qui aiment suivre toutes les aventures du personnage. D’autant plus qu’elle laisse à la fin une ouverture vers une possible suite, ou un possible retour dans un prochain roman…


Milady Graphics
Les Royaumes Oubliés (2013)136 pages 19.00 € ISBN : 9782811207588
Traduction : Philippe Touboul
Titre Original : Neverwinter Tales (2011)
Couverture : Gonzalo Flores

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