Niourk de Stefan Wul

Un classique dans l’univers post-apocalyptique :une terre ravagée, des monstres ayant muté par la radiactivité, des hommes retournés à l’état sauvage. Mais en 57, date de la sortie du livre, je ne suis pas sûr que ce livre n’était pas un peu plus original. Ce roman est considéré, pour ce que j’en ai lu, comme un classique, il a été réédité 5 fois, y compris dans des collections pour adolescents.

effectivement, le roman est d’une construction très axée sur l’action : des chapitres très courts, assez peu de passages psycho-socio-SF, ce qui le rend accessible à un très large public, y compris jeune donc, et le rend également très rapide à lire (-2h pour ma part).

Wul ne “prémache” pas la réflexion de son lecteur : après avoir déroulé les trois quarts de son livre classiquement, la fin s’accélère, faisant parfois des bonds que nous devons remplir de notre mieux, chacun pouvant trouver sa cohérence avec ses propres références. Wul ne nous impose pas une explication de pseudo-science comme beaucoup de livres SF, il se contente de décrire des faits irrationnels que nous devons accomoder à notre sauce.
La fin est d’ailleurs tellement accélérée qu’elle en est presque baclée, ou complètement réussie c’est selon.

à noter qu’une des couvertures de Niourk (anticipation) a été réalisée par Enki Bilal, excusez du peu.

La Terre n’est plus qu’un vaste désert. Des monstres engendrés par d’antiques technologies radioactives hantent ce qu’il reste des océans – quelques lacs d’eau saumâtre, rien de plus. Dans ce monde âpre, un enfant noir, rejeté par tous les membres de sa tribu, se met en route vers Niourk, la ville mythique, peuplée de fantômes. Au bout de cette quête se trouve peut-être le moyen de redonner vie à notre Terre assassinée. Un classique de la science-fiction française.
Gallimard Folio SF (2001)230 pages 5.30 € ISBN : 9782070419531 Anticipation de Fleuve Noir 1957

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *