Nom maudit (Le) de Laurent Genefort

Eres de Wethrin (Les) 1

La fin de la troisième Eres de Wethrin approche et avec la prophétie qui annonce qu’une communauté est voué à connaître le nom de l’espèce qui disparaîtra.
La première membre de ce groupe se fera tuer alors qu’elle était sur la route pour trouver les autres élus, tué par un Hollut de six sorciers qui veulent être les seuls à connaître le nom de l’espèce condamnée de façon à avoir le pouvoir et être les maîtres de l’Ere suivante.
Néanmoins, tout n’est pas perdu et le Hollut de sept sorciers «blancs » s’appuie sur Démétrien, un marchand d’épices et sur Sokoura une sorcière.
Ils devront à eux deux reformer le groupe des élus et en même temps accepter leur situation, se protéger de tous les dangers et essayer de percer le secret de la prophétie. Néanmoins, Démétrien a beaucoup de mal à accepter son rôle et le groupe a du mal à survivre…

Je ne connaissais pas le monde de Wethin, que Laurent Genefort avait déjà visité, au travers d’Œuvres jeunesse et je l’ai découvert avec beaucoup de plaisir.
Certes nous ne pouvons pas échapper à l’éternelle guerre du bien contre le mal, propre à nombre (toutes ?) Œuvre de fantasy, mais le monde que nous décrit Laurent est riche de trois espèces qui vont évoluer ensemble au sein de la petite «communauté » pour percer la prophétie.
Si l’histoire jetée comme ça peut paraître classique, il n’en est au final rien car c’est avec joie et inquiétude que nous allons voir évoluer cette petite troupe qui – à de rares exceptions près – n’arrive pas à croire au destin qui leur tombe dessus ; notamment au fait qu’ils soient des élus… Le plus intéressant sera donc sans nul doute possible, la prise de conscience nécessaire quant à leur destin croisé.
Le personnage d’Alaet est celui qui me semble le plus intéressant : Il se retrouve «contraint » de suivre les autres et il tentera tout au long de renier son appartenance totale au groupe. Il s’agit – au vu du quatrième de couverture – d’un personnage récurrent de Laurent Genefort, les fans de l’auteur y verront probablement d’autres clins d’Œil à côté duquel j’ai du passer…
Ce premier volume se lit avec plaisir, et j’espère que la suite ne tardera pas trop

Rien ne laissait présager du destin hors du commun de Demetrien, simple négociant en épices, lorsqu’il rencontra la magicienne Sokoura. Ni l’un ni l’autre ne pouvaient savoir qu’ils étaient les deux premières pièces d’un puzzle composant une fresque fabuleuse – une fresque mettant en scène rien moins que la fin de la Quatrième Ere. Avec leurs compagnons glanés au cours de leur épopée – humains, mais aussi trolques et homules -, ils vont écrire ensemble le premier épisode du plus grand changement que le monde de Wethrïn aura jamais connu… Un changement qui, selon toute probabilité, sera fatal à l’une des trois espèces qui le peuplent. Devant un tel enjeu, les huluths, ces puissantes assemblées de sorciers, feront leur possible pour assister le petit groupe…, ou pour l’anéantir par n’importe quel moyen, quitte à en appeler à l’un des monstres des Cavernes Froides. Le monde de Wethrïn. D’inspiration résolument orientale, le monde de Wethrïn est le cadre d’une fantasy atypique et véritablement dépaysante. Laurent Genefort promène Alaet, son personnage fétiche, entre les palais des Califes et les ruelles des Souks depuis une dizaine de romans pour lecteurs de tous âges. Le voleur de Karnab, mélange de Cugel et de Sinbad le marin, est ainsi devenu un personnage incontournable de la jeune fantasy francophone, laissant son souvenir à quiconque partage l’une de ses aventures… C’est tout particulièrement vrai dans ” les Eres de Wethrïn “, où notre héros, mêlé à une quête dont il se soucie peu, se verra en définitive contraint de déployer des trésors de ruse et d’habileté pour en surmonter les épreuves.
Octobre (Octobre 2005) Couverture : Sarry Long

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