OmbreMage de James Barclay

Chroniques des Ravens 3

En pleine nuit, Erienne décide de s’enfuir de Dordover avec sa fulle Lyanna, qu’elle a eue aec Denser. Mais les dordovans ne sont pas d’accords et la poursuivent, elle ne doit son salut qu’à l’aide des membres d’une guilde mystérieuse, la guilde de Drech, qui la guident vers une retraite secrète, dans l’archipel d’Ornouth, loin au Sud, près du continent originel des elfes. Après avoir caché sa fuite, Dordover révèle la vérité à Denser qui, furieux, part reformer les Ravens pour tenter de retrouver sa femme. Il sait où elle s’est réfugiée, car ils s’étaient mis d’accord pour essayer de faire de leur enfant la plus grande magicienne de Balaia. Fille d’un Xetesk et d’une Dordovan, elle outrepassait les interdictions de mariage entre collèges et risquait d’être une fille de l’Unique, une magicienne qui, à l’instar de Septern, ne dépend d’aucun collège.

Mais l’enseignement Dordover que Lyanna a reçu a détérioré ses capacités, puisque son mana est à la foi lié à l’Unique et à Dordover. En outre, les mages dordovans ont déjà commencé l’éveil, le processus qui permet aux mages d’utiliser le mana, alors que Lyanna n’a que 5 ans. Or, ce processus ne doit commencer qu’à l’adolescence. De ce fait, la fillette ne maitrise pas les flux de mana et incante à son insu, fabriquant des constructs de mana d’autant plus puissant qu’elle est fille de l’unique. Les conséquences sont désastreuses et le mana provoque de multiples tempêtes sur Balaia : Raz de marée, séismes, crues, ouragans, les éléments se déchainent sur le continent, plus puissants que jamais, et le continent entier comence à sombrer dans le chaos, voyant les villes détruites les unes après les autres. Pour rétablir la situation, deux solutions : soit Lyanna apprend à maitriser le mana, soit elle est tuée. Les deux solutions ont leurs partisans, et leurs détracteurs, une course contre la montre commence.

D’un côté, les Ravens, avec Inconnu qui tient son bar à Korina avec son ami Tomas, Hirad resté Dragonen de Sha-Kaan toujours coincé sur Balaia, Ilkar devenu maître du collège de Julatsa, mais dont le coeur est encore enfoui faute d’assez de mages pour le réparer. Denser entreprend de tous les réunir autour de lui au nom du pacte des Ravens. De l’autre côté, Dordover qui s’allie avec Lystern et les ailes noires, qui ont ressuscité sous l’égide de Selik, qui a par miracle survécu (oui je sais, c’est gros quand même).Et sans oublier au milieu Xetesk qui souhaite l’avénement de l’Unique, ou encore Ry Darrick tiraillé entre son amitié pour les Ravens ou sa loyauté envers Lystern.


Et revoilà les Ravens, qui s’étaient dissous à la fin du précédent opus, prenant chacun une retraite dorée et bien méritée. mais on nous avait promis une trilogie, alors ils doivent reprendre la route, une fois de plus. Vieux, usés et fatigués, voilà leur état ( et non celui d’un homme politique comme l’avait dit un autre en 2002), car même s’ils n’ont guère que la quarantaine, ils savent n’être plus aussi bons qu’avant. C’est à dire que s’ils ne sont plus les meilleurs combattants, ils restent meilleurs que la plupart…

Mais si eux sont encore bons, ce n’est pas le cas de OmbreMage, qui lui accuse encore plus le poids des ans. Aubemort était un chef d’oeuvre, Noirzenith un très bon bouquin, OmbreMage n’est plus qu’un livre moyen, voire même médiocre par rapport à ses prédécesseurs, et c’est bien dommage. Alors que s’est il passé, baisse de la verve de barclay, usure du talent, interêt décroissant du lecteur, beaucoup de questions en tout cas mais une qualité indéniablement basse.

Car l’auteur s’embrouille les pinceaux et fait ici beaucoup d’erreurs. Déjà, faire revenir Selik montre certains problèmes dans le scénario, car même si sa survie est expliquée en détails, on a quand même du mal à y croire, enfin bon, une nemesis comme une autre hein. Mais ce n’est pas tout, de nombreuses erreurs concernant les protecteurs aussi ( rappelez vous, ils étaient imbattables dans le 1 et protégés contre la magie, maintenant, le moindre sort les tue!!). Enfin bon, surtout de la cohérence, de la logique par rapport à ce qui a été écrit auparavant, que ce soit par rapport aux 2 premiers livres ou au contenu même de ce livre. Ca ne suit plus, la machine s’enraye.

Mais le plus gros défaut du livre, c’est sa taille. Autant la taille de l’histoire n’était pas vraiment un défaut avant, car l’histoire était interessante, autant ça en devient gênant ici. Il y a une plus grande difficulté à rentrer dans l’histoire, elle rebondit moins, est plus lente, plus engourdie ( par l’âge des ravens?). Plus de 600 pages, c’est beaucoup trop, Barclay en rajoute des couches là où c’était inutile, l’histoire y aurait énormément gagner à être plus courte, elle aurait probablement même était meilleure.

Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir. Il est quand même agréable de retrouver les Ravens, leur ennemis et leurs amis. L’intrigue moins bonne est quand même bien pensée, les fans de fantasy sauront toujours apprécier, les autres verront plus les défauts. Il y a quelques idées interessantes, comme l’approfondissement des relations entre nos héros ( enfin, il y a du sexe dans l’histoire, et pas qu’un peu) ou encore l’entrée de l’Unique, même si elle est peu exploitée finalement. Car, on s’en doute, d’autant plus que Bragelonne est déjà en train de les publier, Les Ravens ne sont plus une trilogie, il y aura une suite. La fin est ici très ouverte, laissant de nombeuses questions et possibilités en suspens. mais il faut voir aussi si un nouveau souffle est redonné à l’ensemble, ce sera le défi de ce 4e tome.


Six ans après les événements de Noir-Zénith, Balaia est de nouveau en pleine tourmente. Erienne et Denser ont
eu une fille, Lyanna, aux pouvoirs magiques très puissants. Quand les quatre collèges de magie découvrent le danger qu’elle représente, ils décident de la faire disparaître. D’autant que la pauvre enfant, apeurée, provoque des cataclysmes, tempêtes et autres raz de marée. Erienne réussit à s’enfuir avec Lyanna loin des mages. Les Ravens se lancent à leur recherche : pourront-ils sauver la précieuse enfant et ramener le calme sur Balaia ? Voici le dernier volet de la trilogie des Chroniques des Ravens, les aventures du désormais célèbre groupe de mercenaires. James Barclay, découvert par les éditions Bragelonne, confirme son talent et s’impose comme l’un des meilleurs auteurs de fantasy britannique.

Pocket Fantasy (2006)638 pages 9.40 € ISBN : 2-266-15146-0
Traduction : Isabelle Troin
Titre Original : NightChild (2001)

Couverture : Guillaume Sorel
Bragelonne 2003

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