Paradoxe Perdu de Fredric Brown

Pour moi ses recueils de nouvelles sont merveilleux. Celui-ci comprend les dernières pages qu’il ait achevées. c’est une sorte d’adieu à ses lecteurs et j’espère que, comme moi, ils y seront sensibles.
Elisabeth Brown, préface.

Recueil de 14 nouvelles, majoritairement issues du recueil “Paradox Lost” mais également issues d’autres recueils

Un des nombreux recueils de nouvelles de Brown que l’on peut trouver avec bonheur chez les bouquinistes (pas d’édition récente de Paradoxe perdu).
Il s’agit généralement d’une SF assez classique, Brown a fait de nombreuses variations dans ses nouvelles sur le thème “premier contact” : Les ondulats, politesse, Sirius et Pas-coutume, Obéissance, Paradoxe perdu rien que pour le présent recueil.
D’autres nouvelles donnent une idée du sens de l’inattendu de l’auteur, adepte de la pirouette finale, quand le lecteur change d’angle de vision et comprend tout. Plusieurs nouvelles en 2 pages sont sur ce principe.

J’ai été un peu déçu par 2 nouvelles, Le dernier train et aélurophobe, qui m’ont eu l’air de souffir d’un problème de traduction, comme s’il me manquait le jeu de mots qui explique tout, ou la référence culturelle typiquement américaine.

Mais dans l’ensemble, un bon recueil de SF “classique”.

L’horreur arriva un peu après midi, par une étouffante journée d’aout. Elle était perchée sur le bourricot du père Dade et ses pieds trainaient dans le sable. Ce qui la rendait horrible à regarder, c’était sa peau d’un rouge cru. Le reste passait mieux, à condition d’oublier les cheveux bleu vif.
“Planète à forte gravitation, nota-t’il, Je ne peux pas rester debout longtemps”.
Il ne tendit pas la main et Casey en fut soulagé.
“Pourquoi, dit-il, vous a-t-on choisi comme plénipotentiaire?
– Parce que j’ai une vague ressemblance avec les humains. Je suis donc probablement plus repoussant pour vous qu’un représentant d’une espèce très différente.”
Là-dessus, il s’allongea sur le dos et ferma les yeux.
Casey affolé posa son oreille sur la poitrine sanguinolente.
“Pas de battement de coeur, dit le vieux Dade. En fait, y a pas de coeur.”
Le bourricot regardait tout ça d’un oeil glauque et Casey n’y comprenait rien. Où était le piège ?

Pocket SF (1990)186 pages ISBN : 9782266035101
Traduction : Jean Sendy
Titre Original : Paradox Lost (1963)

Couverture : Siudmak
Calmann Levy 1974
QuatrièmeCe fut au moment où la grosse mouche bleue pénétra dans la classe que Shorty Mac Cabe décida finalement que le cours de logique du Pr Dolohan était dépourvu d’intérêt.
Certes, il était plus passionnant de poursuivre la grosse mouche bleue partie en emportant ses mains et, par-delà le paradoxe du temps, de méditer sur l’utilisation du lance-pierres dans la chasse aux dinosaures.
Percuter à 50 km/heure une petite fille à bicyclette et n’en jamais retrouver trace, voilà de quoi préoccuper Lorenz Kane. Mais quand il eut délibérement tué une autre personne – également introuvable -, il fut convaincu qu’il était le seul à exister.

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